OGM, Monsanto et leurs amis

Publié le par Satan

Introduction

« Les OGMs ! Décidément ! Satan s’intéresse donc à tout ! Mais en quoi les OGMs peuvent-ils bien entrer dans ses stratégies ?! ».

 

Bonne question ! Merci de vous l’être posée !

 

Je vais vous faire d’abord une réponse courte et vous rappelant un peu mes stratégies, ensuite je vais vous faire la démonstration détaillée avec des éléments concrets de votre histoire.

 

Mais d’abord la réponse courte sur les OGM dans mes stratégies.

Stratégie de semer la discorde et le désordre sur terre

  • Par le biais de la généralisation des OGM (et les herbicides qui les accompagnent), je parviens à détruire la diversité naturelle
  • J’arrive à exploiter, appauvrir voire pousser au suicide les agriculteurs pauvres en créant des dépendances fortes vis-à-vis des mes alliés semenciers
  • Je plante les racines des guerres et des conflits de demain (révoltes de la famine couplée au réchauffement planétaire)

Stratégie de recruter et placer astucieusement mes soldats et alliés

  • Lobbying ultra-puissant des producteurs d’OGM
  • Liens forts entre les différentes industries (OGM, Insecticides et Herbicides, Agroalimentaire, Tabac, Pharmaceutique) et les décideurs politiques (gouvernements, parlements, agences nationales et internationales)

Stratégie des valeurs détournées

  • Diffuser des images manipulatrices présentant des pro-OGM modernes, scientifiques, visionnaires vs des anti-OGM obscurantistes, menant des combats d’arrière garde, voire terroristes

Stratégie d’exploitation des faiblesses de l’homme

  • Les pauvres sont les cibles privilégiées (car la pauvreté laisse peu de choix devant la puissance des lobbys qui imposent leurs semences et leurs herbicides)
  • Utiliser surtout la faiblesse face à l’argent qui passe devant d’autres préoccupations (sociale, sanitaire, humanitaire, environnementale)

Cet argent qui est récolté par mes alliés pour asseoir mes stratégies (c’est le nerf de la guerre, je le redis encore une fois).

 

Voilà pour la réponse courte !

Pour la démonstration, je vais suivre l’ordre suivant :

  • Vous présenter de mes alliés chimistes lumineux
  • Décrire comment ils ont pris le pouvoir (par quels concepts, quel lobbying…)
  • Présenter leurs mensonges et leur propagande
  • Vous dire comment ils exercent le pouvoir
  • Puis vous parler de quelques dégâts indirects avant de conclure

On y va :

 

Qui sont mes chimistes ? (exemple de Monsanto)

Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, j’ai organisé un intense battage publicitaire présentant Monsanto comme une société visionnaire, militant pour le respect de l’environnement et pour la résolution scientifique des problèmes pressants de l’humanité. C’est joli non ?

Mais qu’est-ce que Monsanto en réalité ? D’où vient cette entreprise ? Comment est-elle devenue le deuxième fabricant mondial de produits agrochimiques, l’un des plus grands semenciers ?

 

Présentation historique de Monsanto

• 1901 John Francis Quenny nomme sa nouvelle entreprise Monsanto Chemical Works, du nom de sa femme Olga Mendez Monsanto.

• 1917 Monsanto commence à produire de l’aspirine.

• 1929 Monsanto se lance ainsi dans l’industrie chimique lourde. Nitro sera un de ses centres de production des PCB.

• 1935 Monsanto Chemical Company se lance dans la production et la vente de PCB

• 1935 Monsanto élargit ses activités à la production de savon et de détergents industriels, elle commence à produire du phosphore.

• 1937 Monsanto prend connaissance des dangers lies à l’exposition aux PCB d’apres une etude du Docteur Emett Kelly, qui dirige alors le service médical de Monsanto.

• 1938 La firme se lance sur le marché du plastique, de nombreux produits en plastique contiennent des PCB.

• 1939-1945 Des scientifiques travaillant pour Monsanto participent au « projet Manhattan » qui aboutira à la production de la première bombe atomique de l’Histoire. Le Dr. Charles Thomas, qui sera plus tard membre du comité directoire, assistera aux tests et à l’explosion de la Bombe A.

• 1955 Monsanto se lance dans la production d’engrais à base de dérivés pétrochimiques.

• 1959 Monsanto découvre le 2,4,5-T et se lance dans la production de l’herbicide Lasso. L’herbicide de Monsanto, plus connu sous le surnom d’ « Agent Orange », sera vendu à l’armée américaine pour défolier la jungle vietnamienne de 1961 à 1971. L’Agent Orange a été produit par plusieurs firmes dont Dow Chemicals. Il a été reconnu que ces herbicides contenaient de fortes concentrations de dioxine qui a causé de troubles médicaux parmi les soldats américains et continue d’affecter la santé de la population vietnamienne.

• 1972 Le Pr Berg réussi à franchir la « barrière des espèces » en combinant l’ADN d’une plante avec un gène issu d’une bactérie.

• 1975 Mise sur le marché du Roundup (l’herbicide le plus vendu dans le monde)

• 1977 Interdiction de la production et de la vente des PCB aux Etats-Unis.

• 1983 les représentants de trois laboratoires, dont Monsanto, annoncent simultanément qu’ils sont parvenus à insérer une construction génétique, en l’occurrence un gène de résistance à un antibiotique, dans des cellules de pétunia ou de tabac.

• 1989 Margaret Miller, ancienne chercheuse pour Monsanto, rentre à la FDA.

• 1991 M. Taylor, ancien avocat de Monsanto, devient Numéro 2 de la FDA.

• 1993 La FDA autorise la mise sur le marché du Posilac de Monsanto, le nom commercial de l’hormone de croissance laitière (rBGH). Le Posilac est le premier produit issu de la recherche transgénique à être autorisé à la consommation.

• 1993 Monsanto dépose le brevet de son premier OGM résistant a l’herbicide Roundup, il s’agit du soja Roundup Ready (RR) et demande une mise sur le marché dès 1994.

• 1995 Shapiro devient directeur de Monsanto, début de la « révolution culturelle » de la firme.

• 1996 La firme de Saint-Louis contribue généreusement à la campagne pour la réélection du président Clinton, lequel rendra hommage à Monsanto dans son discours sur l’état de l’Union, le 4 février 1997.

• 1997 Fox News censure un reportage de la journaliste d’investigation Mme Akre sur le Posilac (rBGH) de Monsanto.

• 1999 Après de fortes pressions internationales, et une interdiction de l’ONU, Monsanto décide de ne pas commercialiser des graines contenant le gène « terminator » provoquant la stérilisation des graines.

• 2006 The Guardian révèle que le chercheur sur le cancer Sir Doll a travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans.

• 2007 Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère sur le caractère biodégradable du Roundup.

 

Voilà le bref rappel historique pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de Monsanto.

 

Comment les grands semenciers ont-ils pris le pouvoir ?

 

Principalement, à travers des concepts géniaux comme le brevetage du vivant ou encore l’équivalence en substance, mais aussi et surtout à travers un lobbying très influent.

 

Les concepts géniaux : Brevetage du vivant

Les grands laboratoires font breveter leurs nouveaux gènes hybrides comme des inventions.

Les Droits de Propriété Intellectuelle sur le Vivant (le vivant m’appartient !)

Pour bien comprendre la notion de brevetage du vivant, il faut d’abord se pencher sur la définition du brevet. Un brevet classique permet à l’auteur d’une invention ou d’un procédé d’en avoir l’exclusivité d’exploitation commerciale, pour une période comprise généralement autour de vingt ans. Le produit ou le procédé doit être nouveau, non évident pour une personne qualifiée et utile ou susceptible d’applications industrielles. Cependant le détenteur du brevet est légalement obligé de rendre publiques toutes les informations nécessaires à l’utilisation du procédé ou de l’invention, pour respecter la notion de concurrence du marché. Si une entreprise ou une personne veulent utiliser une invention brevetée, elles doivent obtenir une licence d’exploitation de l’inventeur et devront payer des redevances (royalties).

Cependant le brevetage est surtout régi par l’Organisation Mondial du Commerce (OMC) avec les Accords des Droits sur la Propriété Intellectuelle (ADPIC). En résumé, les accords ADPIC imposent la généralisation de la pratique du brevet dans des domaines où elle était rare ou absente.

Ce système est défavorable au Pays du Sud qui tombent dans une nouvelle dépendance vis-à-vis des innovations de mes alliés dans les Pays du Nord du fait du déséquilibre technique.

 

Allons ! Ne me dites pas que cela vous touche ! Je sais que vous vous en foutez royalement !

 

Les concepts géniaux : L'équivalence en substance
Ce principe de l'équivalence en substance est simplement une façon pour mes sociétés de mettre rapidement leurs produits sur le marché avec le moins d'interférence gouvernementale possible, et sans devoir réaliser des études d’innocuité dignes de ce nom (que voulez-vous, l’argent n’attend pas !).

Il suffit pour cela d’affirmer que ces nouvelles techniques ne sont qu'une extension des croisement traditionnels et que, par conséquent, elles ne justifient aucun régime particulier d'autorisation comme celui imposé aux pesticides, aux médicaments ou aux nouveaux aliments !

Lobbying (semenciers, industrie pharma, politique, médias..)

Son réseau dans les administrations est une des armes majeures utilisée par Monsanto, non seulement dans sa stratégie de contrôle de l’information mais aussi dans la gestion des situations de crises.

 

Monsanto bénéficie de nombreux appuis aux seins des diverses agences étatiques de Washington, notamment grâce au système du « pantouflage », aussi connu sous le nom de « chaises musicales » ou « revolving doors ». Ce terme de pantouflage est utilisé pour décrire la carrière de certaines personnes qui échangent un poste de régulateur public (fonctionnaires ou experts) pour rejoindre un poste au sein du secteur privé, dans le domaine dont elles avaient la charge dans la sphère publique et vice versa.

Ce phénomène pose indéniablement un problème de conflit d’intérêt et de partialité dans l’exercice des fonctions du régulateur, surtout si celui-ci obtient l’assurance tacite d’un futur poste grassement rémunéré en échange de sa coopération avec le secteur privé.

Monsanto possède des alliés hauts placés au sein de l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA), de la Food and Drug Administration (FDA) ou encore du ministère de l’agriculture (USDA). Le phénomène de chaises musicales entre la firme et les bureaux de Washington est particulièrement intéressant et n’est pas un phénomène nouveau. Il semble relever d’une stratégie dûment planifiée par mes alliés.


Exemple : Un cas éloquent est celui de Donald Rumsfeld, ancien membre du comité directeur de Searle Pharmacy, firme qui fut achetée par Monsanto pour devenir sa filiale pharmaceutique.

Après tout, un lobby qui fait du lobbying, cela n’a rien d’étonnant non ?!

 

Le dossier des spécialités pharmaceutiques de Monsanto contient d’autres éléments intéressants. Le produit phare de sa filiale GD Searle est le célèbre Aspartame, un édulcorant de synthèse. Dès 1981, quatre ans avant le rachat de Searle par Monsanto, une enquête de trois chercheurs indépendants pour la Food and Drug Administration (FDA), qui surveille l’alimentation et les médicaments, confirmait des rapports qui circulaient depuis huit ans : “L’aspartame pourrait provoquer des tumeurs du cerveau.” La FDA avait révoqué la licence de Searle l’autorisant à vendre l’Aspartame, mais son nouveau commissaire, désigné par Ronald Reagan, annula la décision. Depuis, vous avez tous consommé de l’Aspartame, non ? Ne me dites pas que vous êtes tous morts du cancer du cerveau ! Je ne vous croirai pas J

 

Rappelons que Mansanto est une société qui tire ses plus gros profits d’un herbicide et qui poursuit en justice ses critiques, faisant taire les médias.

 

Comment mes alliés semenciers exercent-ils le pouvoir ?


Une fois le pouvoir acquis par l’avance technologique et le lobbying par très honnête, mes alliés ont soumis les pays du sud, détruit la diversité et gagnent du terrain tous les jours en direction de vos assiettes et de vos portemonnaies.

 

Soumission des pays du sud

Le développement des brevets a conduit au "biopiratage" des ressources génétiques des pays du Sud. En effet la biodiversité est nettement plus grande dans ces derniers. A partir de plantes médicinales traditionnelles des pharmacopées locales, mes alliés extraient des principes actifs intéressants qu’ils protègent par brevet, puis commercialisent sous forme de médicaments. Ingénieux non ?

Du maïs transgénique dans votre assiette

Des lots de tacos vendu par Kraft Foods, une filiale de Philip Morris, ont été fabriqués avec du maïs transgénique interdit à la consommation humaine. Les scientifiques ont détecté dans les tacos la présence de StarLink, une variété de maïs transgénique autorisé uniquement pour la consommation animale [développé par les laboratoires Aventis, le StarLink est soupçonné de provoquer des allergies chez les humains]. Cette découverte a obligé Kraft à rappeler des millions de paquets de tacos quatre jours plus tard. Ca arrive !

 

Propagande (humaniste et écolo) et mensonges permanents

Robert Shapiro (dirigeant de Monsanto), réputé pour son charisme et sa force de conviction, sera vite surnommé l’« évangéliste en chef de la biotechnologie », le « faiseur d’image » ou encore le « gourou de Monsanto » par la presse américaine. Au-delà de ses objectifs commerciaux, sa mission est claire : faire accepter les biotechnologies par le grand public et révolutionner l’image de Monsanto. Il souhaite un « nouveau Monsanto » pour « sauver la monde » avec pour nouveau slogan commercial : « nourriture, santé et espoir ».
Ainsi, Robert Shapiro galvanise ses troupes et les consommateurs en leur promettant des plantes fabriquant des plastiques biodégradables, des maïs produisant des anticorps contre le cancer, des huiles de colza ou de soja protégeant contre les maladies cardiovasculaires, catégorie d’OGM connus sous le nom d’ « alicaments ». Cependant, aujourd’hui encore, ces « alicaments » sont au stade expérimental et ceux qui ont été testés laissent sceptique. Citons pour exemple le « riz doré », génétiquement modifié pour produire de la béta-carotène (vitamine A), dont les qualités nutritionnelles laissent dubitatifs les experts. En effet, pour ingérer une dose quotidienne suffisante de vitamine A, un enfant devrait accomplir l’exploit gargantuesque d’ingurgiter 3,7 kg de riz doré par jour, alors que deux carottes, une mangue et un bol de riz normal suffisent. Ces « alicaments » ne sont que la « carotte » agitée par les mes copains pour imposer nos semences transgéniques, tout en couvrant nos velléités mercantiles d’un pudique voile de bienfaiteurs de l’humanité.

Citons encore le cas des Etats-Unis où il n’est légalement pas nécessaire d’étiqueter les produits contenants des OGM, empêchant de fait les consommateurs de choisir librement leur alimentation.

Reste que dans l’Union Européenne, à cause des consommateurs hélas un peu plus attentifs (les américains sont habitués à accepter n’importe quoi depuis les temps où ils ont charger les médias et les faiseurs d’opinions de réfléchir à leur place), la commercialisation agressive de Monsanto et l’imposition des OGM ne sont pas acceptées (pas encore, mais j’ai tout mon temps). Cette vigilance citoyenne nous a poussé a utiliser tous les leviers dont mes amis disposent via leur réseau de personnalités publiques. Depuis de nombreuses années, Monsanto a su établir un réseau international constitué de décideurs politiques et de scientifiques influents pour soutenir son action. Ces personnalités publiques soutiennent ouvertement les nouvelles biotechnologies et cherchent à convaincre leur public des bienfaits des OGM. 
De plus, dans sa stratégie globale, Monsanto cherche aussi à convaincre les jeunes, « les consommateurs et les décideurs de demain », en organisant par exemple des jeux concours dans les écoles d’Irlande comme le Biotechnology Challenge 2000. Les trophées de ce concours seront distribués en personne par M. Byrne, le commissaire européen chargé de la protection de la santé des consommateurs (pas mal comme recrutement, non ?!).

Enfin, la propagande de Monsanto vise souvent à diaboliser ses opposants les plus farouches, comme les groupes écologistes, en les présentant comme des « luddites » et des réactionnaires hermétiques au progrès.


La nouvelle vague de propagande.

Il nous faut nous adapter à l’actualité. Or les problèmes de réchauffement de la planète et de la crise alimentaire nous fournissent un terrain de jeux intéressant.

Nous lançons alors des campagnes annonçant des OGM miracles capables de « résister à la sécheresse » ou de « doubler les rendements ». Cette propagande n’est pas nouvelle, mais nous a semblé une nouvelle fois d’actualité. Alors que des délais minimum de cinq ans sont annoncés pour réaliser ces nouveaux OGM, le courtermisme des marchés et la hausse immédiate du cours de l’action nous ont semblé des objectifs beaucoup plus réalistes.

Exemple de Discours

Monsanto et les grands semenciers brevètent les gènes d’adaptation au changement climatique

Monsanto, premier producteur mondial de semences transgéniques, a publié le 4 juin, à Saint-Louis (Etats-Unis), un "engagement en trois points" : la firme s’engage à "doubler la productivité du maïs, du soja et du coton en 2030 par rapport à 2000", à "développer des semences qui réduiront d’un tiers les ressources requises" d’eau et d’engrais, et à aider "à améliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020". Intervenant alors que se tenait à Rome la conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur la crise alimentaire, la démarche vise à convaincre que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont un atout pour faire face à ce problème et au changement climatique.

Réalité

En réalité, la démarche des grandes firmes semencières vise d’abord à s’assurer des positions commerciales profitables.

Les agriculteurs des pays pauvres qui ont cru au miracle des OGM accusent aujourd'hui des rendements décroissants après avoir été acculés à une dépendance économique et semencière sans précédent.
En Inde, des dizaines de milliers de fermiers se sont endettés en raison des achats annuels de ces semences pour être finalement ruinés par leurs rendements décroissants sur des terres brûlées par les engrais. Et ils se suicident par milliers chaque année, coincés par ce néocolonialisme qui taxe jusqu'aux agriculteurs biologiques dont les champs ont été contaminés par les OGM brevetés, ce que des tribunaux complaisants assimilent à une utilisation illégale des brevets plutôt que de condamner le pollueur génétique 
J

Le Roundup de Monsanto ou la recette pour l’érosion du sol et la fin de la diversité

L’application du génie génétique la plus courante en agriculture est la tolérance aux herbicides, c’est à dire la culture de plantes tolérantes aux herbicides. Le soja et le coton de Monsanto tolérants au Round-up en sont deux exemples. Leur introduction dans les systèmes agricoles du Tiers-Monde encouragera l’emploi des traitements chimiques, ce qui ne peut qu’aggraver les problèmes de pollution. Elle menace aussi de détruire la biodiversité, qui est un moyen de subsistance essentiel aux femmes des zones rurales. Monsanto considère ce qui représente pour les femmes du Tiers-Monde la nourriture, le fourrage ou les médicaments comme des mauvaises herbes à détruire.

Dans l’agriculture indienne, les femmes utilisent 150 espèces différentes comme légumes, fourrage et médicaments. Dans l’état indien du Bengale-Occidental, 124 “ mauvaises herbes” des rizières ont une importance économique dans la vie des cultivateurs. Les agriculteurs de la région de l’Expana, dans l’état de Veracruz, au Mexique, utilisent 435 espèces de la faune et de la flore sauvage , dont 229 pour l’alimentation. L’extension des cultures tolérantes au Round-up détruira cette diversité et la valeur qu’elle représente pour les agriculteurs. Elle empêchera le maintien de l’humus par les plantes couvre-sol et les cultures associées, laissant cours à l’érosion. Contrairement au discours de mes amis chez Monsanto, les cultures tolérantes au Round-up facilitent l’érosion, et non la conservation des sols.

Conclusion :

 

En résumé, vous l’avez compris :

 

Je me fiche

  • De la santé
  • Du durable
  • De l’écologie
  • De la pauvreté
  • Du futur de vos enfants
  • Du malheur des hommes

Ce qui compte pour moi c’est de

  • Créer des dépendances durables entre les pauvres paysans et mes semenciers
  • Engranger les revenus astronomiques en prenant le monopole sur les semences
  • Semer la discorde sur terre par les crises générées par la famine et l’appauvrissement
  • Détruire les équilibres naturels et sociaux
  • Vous créer des catastrophes qui vous affaiblissent et vous rendent faciles à manipuler (et donc à égarer !)

Même si je dois pour arriver à mes fins

  • Utiliser le mensonge et la propagande mensongère
  • Utiliser les pressions et le lobbying malhonnête
  • Harceler juridiquement mes détracteurs et museler les médias 

Et c’est tout à fait normal ! Je vous rappelle, au cas où vous l’auriez oublié, je suis Satan J