Lobbys du sucre et du sel

Publié le par Satan

Lobby du sucre

 

Vous allez me dire : « Pourquoi nous parler de sucre et de sel ?! On sait bien qu’il ne faut pas en abuser.. Mais en quoi cela concerne-t-il Stan et ses projets ?! ».

 

Au risque de vous choquer, ou de vous apprendre des choses plus exactement, le sucre et le sel me rendent énormément de services.

 

Je vais vous parler des faces cachées du sucre, puis du sel, et vous expliquer comment cela contribue directement et indirectement à mes stratégies pour vous égarer.

 

Les maladies du sucre

Les risques liés à la surconsommation de sucres ajoutés : caries, diabète, obésité et cancers du côlon.

 

L’obésité : L'Agence française de sécurité sanitaire a eu beau dénoncé le poids du sucre ajouté dans votre alimentation moderne. Mais cela ne suffira pas à enrayer l'épidémie d'obésité que je suis en train de propager.

80% des glucides complexes vendus en France sont probablement responsables d’obésité et de diabète en raison d'un index glycémique élevé. En réalité, ces aliments sont plus problématiques que le sucre blanc.

Indiquer l’IG des aliments transformés, des viennoiseries, des gâteaux, des bonbons, des barres chocolatées, des corn flakes sur leur emballage, c’est un peu comme leur appliquer dès leur apparition sur les rayons une date de péremption du jour même. Quelle maman prendrait le risque d'acheter régulièrement à ses enfants autant de missiles pour le pancréas et de visas pour les bourrelets ?

Il est évident à partir de là que j’ai tout fait pour que l’IG ne soit jamais mentionné sur les emballages ! Et avec le passage à la trappe de la notion d'index glycémique, l'obésité et le diabète ont encore une belle progression devant eux.

 

L’hypoglycémie : Par phénomène d'accoutumance, le sucre conduit à une hypoglycémie qui s'ignore d'abord, puis tôt ou tard, obésité, névroses diverses, fatigues physique et mentale, maux de tête, palpitations, courbatures, crampes musculaires, tremblements, vertiges, évanouissements, paresthésies, vue brouillée... voire alcoolisme.
Les symptômes psychiques lui confèrent une allure de maladie nerveuse se traduisant par irritabilité, nervosité, sautes d'humeur, anxiété, peurs et phobies, problèmes de perception, pertes de mémoire, difficultés de concentration. Et ces derniers éléments sont extrêmement importants pour moi pour diminuer le discernement des gens que je cherche à égarer une fois affaiblis.

 

Les diabètes : La mieux connue et la plus prévalente des maladies du métabolisme des sucres est le diabète. Elle touche près de 100 millions de personnes dans le monde. Elle est causée par des anomalies dans la production d'une hormone, l'insuline, qui contrôle l'utilisation du glucose, ou dans la réponse des cellules à celle-ci.

Le diabète de type I, dit "DIABETE MAIGRE"
En général un diabète de l'adulte jeune. Ce diabète est insulinodépendant. On ne peut donc se passer de remplacer la sécrétion défaillante du pancréas, l'insuline, par un apport thérapeutique d'insuline.

Le diabète de type II, dit "DIABETE GRAS"
L'autre type de diabète, encore dénommé diabète de la maturité ou diabète non insulinodépendant (DNID). C'est effectivement un diabète qui se révèle et s'aggrave avec l'âge, qui n'est pas traité par l'insuline mais par des médicaments dits anti- diabétiques oraux et qui s'accompagne d'un certain nombre de syndromes :
- Obésité précoce, à dominante androide
- Hypertension artérielle
- Rétinopathie dite "diabétique" avec altération de la vision
- Complications cardio-vasculaires : risques accrus d'infarctus du myocarde et de mort subite.

 

 Le ciblage des enfants

Eduques les enfants le plutôt possible : Dans le cadre de « la semaine du goût », mais aussi avant et après, c’est-à-dire toute l’année, le CEDUS (mon lobby des producteurs du sucre en France) met à la disposition des animateurs, instituteurs, responsables de centres de loisirs (…) des fiches pédagogiques pour les guider dans l'animation de leurs ateliers. Ces fiches sont déclinées en 2 tranches d'âges afin de toucher petits (de la maternelle au CE1) et grands (du CE2 au CM2).  Qu’aborde-t-on dans ces « fiches pédagogiques » ? Rien que du passionnant, et bien sûr du sucré : qu’est-ce qui fait durcir la confiture, comment fabriquer de la crème chantilly, le sucre contre le gel, le monde des douceurs, le temps du goûter, etc… Je veux des enfants qui aiment le sucre et tout ce qui est sucré. C’est essentiel car structurant pour le reste de leur vie !

Les moins de 15 ans sont carrément passés de 29 à 39 kilos. Et 80 % de ce sucre est pré incorporé dans les aliments et les boissons par les industriels. Le plus souvent subrepticement, puisqu'il n'est pas obligatoire d'indiquer sur l'étiquette les quantités ajoutées.

Mainmise sur l’école

Pour investir l'école, mes amis des firmes agro-alimentaires ont remis au goût du jour la collation de 10 heures. L'idée géniale revient à la Collective du biscuit, qui a fait appel à l'agence de communication Protéines. Une collation maintenant ancrée dans les habitudes. Contrairement au goûter de 16 heures, cette pause matinale n'a pourtant aucune justification nutritionnelle, ce dont je me fiche pour ne rien vous cacher. Pis, à coups de barres chocolatées, c'est souvent le repas le plus gras de la journée. En prime, les gâteaux consommés à 10 heures coupent l'appétit. A la cantine, les enfants boudent leur assiette et dans l'après-midi, affamés, ils se rattrapent sur le goûter (avec, encore une fois, nos produits sucrés). L'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est sans appel : il faut faire une croix sur la collation du matin à l'école, car elle « peut favoriser l'augmentation de l'obésité ». Un avis qui laisse de marbre le ministère de l'Education nationale. Eh oui ! Je connais des gens bien placés, qui protègent mes intérêts.

 

Le cheval de Troie des distributeurs

Chaque jour, 100 000 produits de grignotage et boissons sucrées sont écoulés dans vos collèges et lycées, grâce à 10 000 distributeurs automatiques. Ces machines sont source d'obésité, de diabète et de maladies cardiovasculaires.

En 2001, un projet de circulaire qui visait à interdire les distributeurs a été tué dans l'œuf.

Nous sommes montés au créneau pour qu'elle ne voie pas le jour, nous avons des alliés dans la place : les proviseurs et les parents, qui considèrent que les distributeurs limitent les sorties des élèves pendant les interclasses.

 

Manipulation et désinformation

 

Sucres en corps

Le CEDUS est également le partenaire d’une manifestation intéressante, « Sucres en corps » (appréciez le jeu de mots diaboliquement subliminalJ), une exposition itinérante déjà présentée au Palais de la Découverte et qui offre la particularité d’être organisée par la très sérieuse Fondation pour la recherche médicale. Son objectif principal est de convaincre le public que vous êtes –ainsi que vos mioches- que les sucres ne sont ni responsables ni du diabète, ni de l’obésité.

 

Semaine du goût

Mon lobby du sucre peut se flatter d'avoir inventé, avec la Semaine du goût, l'opération la plus médiatique après le Tour de France. Le créateur de cette manifestation, orchestrée par le chroniqueur gastronomique Jean-Luc Petit-Renaud, n'est autre que la Collective du sucre.

Il s'agit de faire fructifier le capital sympathie du sucre. Pour ce faire, la Semaine du goût, qui coïncide avec le lancement de la récolte de la betterave à sucre, n'oublie pas de mettre à l'honneur le saccharose. Avec la distribution dans les écoles de dépliants sur les recettes sucrées, baptisées « récréations gourmandes », et des animations sur la place du dessert dans la restauration scolaire.

En fait, si le cerveau roule bel et bien au sucre, nul besoin d'en croquer à longueur de journée puisque notre foie se débrouille tout seul pour en produire.

Sur un budget de 4 millions d'euros, le Cedus en investit un quart pour « encourager la recherche » . Le reste sert à diffuser la bonne parole aux professionnels de santé et aux enseignants, auxquels il fournit du matériel pédagogique.

 

Attaquer le « manger sain »

Face à l'épidémie d'obésité, les invoquent l'argument de la liberté individuelle : on a le droit d'être obèse. Afin de défendre cette thèse, l'agro-alimentaire a repris à son compte certaines trouvailles des sociologues telles que l'« obésophobie ».

Selon eux, les « médias qui relaient le discours médical » sont en partie responsables du rejet par votre société de l'obèse, dont l'image serait devenue celle du « maudit ». Quant au modèle de la minceur, on n'hésite pas à le comparer à la « forme laïcisée de la sainteté de jadis » .

L'agroalimentaire a même sorti du chapeau une nouvelle maladie, l'« orthorexie ». En clair, l'obsession des aliments sains. « C'est un désordre alimentaire apparu en 1997. Les personnes qui en souffrent se baladent avec leur yaourt au soja dans la poche... », ironise une ex-chercheuse chez Danone, aujourd'hui présidente du Conseil européen de l'information sur l'alimentation (Eufic). Cette organisation à but non lucratif, dotée d'un budget de 1 million d'euros, aligne une quinzaine de sponsors, dont Danone, Coca-Cola, Ferrero, Frito-Lay, Masterfoods, McDonald's, Nestlé... Sa dernière lettre d'information, diffusée à 220 journalistes, s'intitule : « Orthorexie : quand il devient malsain de manger trop sain ».

 

Manger sain coûte cher

On se retrouve avec, d'un côté, des produits peu chers, hypercaloriques, qui affichent le strict minimum en termes de qualité nutritionnelle et, de l'autre, des aliments sains et équilibrés vendus au prix fort. Une chose est sûre, la fracture sociale passe par l'assiette. L'obésité est inversement proportionnelle à la taille du porte-monnaie. On trouve ainsi deux fois plus d'obèses chez les ouvriers que parmi les professions libérales.

 

Pub : le rouleau compresseur

C'est tout le paradoxe. Les industriels font dans l'allégé pour se disculper, tout en accentuant la pression publicitaire sur les produits hypercaloriques. Près de 70 % des spots télévisuels montrent des ados en train de grignoter ou de siroter des boissons sucrées. Entre 1998 et 2001, les investissements publicitaires ont augmenté de 42 % pour la confiserie et de 268 % pour les biscuits. Les dépenses publicitaires pour les biscuits, confiseries, snacking, chocolats et boissons sucrées ont atteint l'année dernière 203 millions d'euros, alors que le ministère s'est contenté de 22 millions d'euros pour diffuser ses recommandations sur la nutrition...

 

Mes méthodes pour vous faire consommer encore plus de sucre

 

Pourquoi vous aimez tous le sucre ?

Si vous craquez tous pour le sucre, c'est par instinct de conservation. Dans la nature, l'amer et l'acide sont souvent toxiques, tandis que le sucre n'est censé présenter aucun danger. L'autre raison, c'est la paresse. Vous trouvez du plaisir dans ce qui vous procure de l'énergie sans trop d'efforts. Or les aliments sucrés sont des sources de calories rapidement assimilables par l'organisme. Un goût inné qui se renforce au contact du lactose, le sucre contenu dans le lait maternel.

 

En chiffres :

Nombre de morceaux de sucre contenus dans des aliments

Biscuits soufflés à apéritif : 8 sucres

Pain au chocolat : 7 sucres

Soda : 6 sucres

Cheese-burger : 6 sucres

Barre chocolatée : 6 sucres

Yaourt aux fruits : 3 sucres

Ketchup : 1/2 sucre

 

Chiffres de votre consommation directe et indirecte
- 1990, la consommation de sucre en France s'est stabilisée à 35 kg par an et par habitant. Avec plus de 50 kg dans les pays anglo-saxons, dont le record est détenu par les Etats-Unis avec plus de 63 kg, les Français sont cependant aujourd'hui les plus petits consommateurs du monde occidental.

La consommation qui se fait indirectement en consommant des aliments industriels (1 litre de Coca-Cola (TM) contient l'équivalent de 3 tasses de café et 22 morceaux de sucre raffiné) ou des médicaments.
- En 1979, la consommation directe de sucre était de 30% et de 70% sous forme de sucre caché.
- En 1991, les proportions étaient de 18% pour la première et de 82% pour
la seconde.
La pratique industrielle qui consiste à rajouter insidieusement une proportion toujours plus importante de sucre répond à 3 motivations :
* masquer l'amertume des produits ou en dissimuler l'acidité,
* en améliorer la conservation,
* mais surtout flatter le goût du client qui est d'autant plus facile à satisfaire que le produit est édulcoré.

Dérapage de votre consommation de sucre

Voici comment je fais déraper dangereusement votre consommation

En France, 15 % des enfants sont obèses ou en surpoids. Deux fois plus qu'il y a dix ans. Et, d'après votre Académie de médecine, ils seront 25 % en 2020 !

Manger sain en avalant par exemple les cinq fruits et légumes quotidiens recommandés par le ministère de la Santé reste heureusement financièrement inaccessible à une grande partie des Français, qui continuent de remplir leurs Caddie avec des produits trop gras, trop salés ou trop sucrés. Ma stratégie est d’augmenter la densité énergétique de votre alimentation d'année en année, alors que votre mode de vie sédentaire vous fait brûler de moins en moins de calories.

 

Comment en est-on arrivé là ? Afin de produire en masse et à bas prix, l'industrie agroalimentaire a misé sur les matières grasses bon marché. Mais, pour vous faire avaler tout ce gras hypercalorique, il a fallu trouver des « moteurs gustatifs ». Au premier rang desquels le sucre. Il ne viendrait à l'idée de personne d'ingurgiter 20 grammes de beurre. C'est pourtant l'équivalent calorique, enrobé de six morceaux de sucre, d'un Esquimau.

 

Intoxication imposée

L'alimentation moderne, avec ses sucres et farines d'une blancheur imposée et ses produits industriels vides de toutes calories, est la cause du mal. En effet, cette nourriture chargée en sucres raffinés excite les glandes surrénales, oblige le pancréas à sécréter une surproduction d'insuline. Les glandes surrénales sont alors constamment sollicitées pour obliger le foie à convertir son glycogène (donc ses réserves en sucres) en glucose.
Cette perpétuelle sollicitation finit par dérégler le mécanisme engendrant une chute du taux de sucre sanguin à certaines périodes de la journée conduisant à une hypoglycémie réactionnelle. Le cerveau, grand demandeur de glucose, se trouve alors en manque et il s'en suit un état de nervosité et de fatigue aux frontières de l'évanouissement.

L'organisme ne supporte pas un taux de sucre dans le sang insuffisant (une glycémie basse ou hypoglycémie). Les vertiges, les malaises, la sueur et la faim sont des systèmes de défense dont l'organisme se sert pour avertir qu'il est en danger, qu'il a un besoin urgent de sucre et qu'il sera bientôt en panne d'énergie.

Les pièges du grignotage

Si mes alliés de l'agroalimentaire ajoutent du sucre en quantité dans votre assiette, c'est aussi pour vous faire manger plus. Explication : plus vous consommez de sucre, plus vous en redemandez, et plus je fais des profits financiers.

 

Afin de vous faire manger plus, les industriels sont allés jusqu'à stigmatiser le « diktat des trois repas ». En quelques années, le grignotage s'est traduit chez certains d’entre vous par l'équivalent calorique de sept repas par jour !. Si l'on mange plus en grignotant, c'est parce que l'on se rassasie moins vite. Il faut quinze minutes au cerveau pour prendre en compte ce que vous avalez. Aujourd'hui, 90 % des ados pratiquent le snacking, qui représente 20 % de leurs apports énergétiques. On comprend mieux pourquoi les distributeurs automatiques de boissons sucrées et autres produits de grignotage sont le cauchemar des nutritionnistes J

 

Un snacking dopé par les boissons sucrées. Lorsque vous buvez un soda, votre taux de sucre dans le sang grimpe en flèche et sécrète de l'insuline en abondance. Ce qui provoque, deux heures après, une sensation de faim avec une attirance pour des produits sucrés, qui vont de nouveau augmenter votre taux de glucose dans le sang.

En vingt ans, votre consommation de boissons sucrées a doublé, pour atteindre près de 50 litres par personne et par an. Amusant quand on sait qu'un enfant qui prend un soda par jour a 60 % plus de risques de devenir obèse que celui qui n'en consomme pas.

 

Le sucre complet intégral

Seul le sucre intégral (totalement pourvu de sa mélasse) est bénéfique à la santé. Cela ne m’empêche pas d’égarer plein d’entre vous avec mon "sucre roux" (les sucres dits "roux" ne sont que des sucres blancs colorés J).

 

Edulcorants / Sucre blanc

Les édulcorants ne sont que des substances chimiques au pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose ou du sucre blanc et totalement dépourvus de valeur énergétique. Ils incitent à tricher avec soi-même par l'utilisation de sucres artificiels appelés saccharine, aspartam ou cyclamate.

Ces substituts peuvent avoir pour effet de stimuler la libération d’insuline par simple perception d’une saveur sucrée suffisante pour agir sur les hormones du tube digestif, qui enclenche l’amorce de l’insuline. Une hypoglycémie, aggravée par l'absence de sucres, l’ambigüité des signaux de faim et de satiété risque de se déclarer à la suite de cette prise de faux sucre.

 

Le sport comme alibi

Pas question de manger moins, c'est au consommateur de brûler les calories en surplus. Et, pour y parvenir, il suffit de faire du sport. C'est en substance le message servi par mes alliés de l'agroalimentaire.

Coca-Cola, premier acheteur de sucre avec 200 000 tonnes par an environ, distribue gratuitement du matériel sportif dans plus de 800 établissements scolaires.

 

A chaque fois que j’entends que le sucre est un problème, je conseille systématiquement aux industriels de répondre qu'il faut encourager l'activité physique.

Ce que l'agroalimentaire oublie de dire, c'est qu'il faut une heure de marche pour éliminer l'équivalent calorique de deux poignées de cacahouètes ou d'un pain au chocolat. En clair, faire du sport est peut être bon pour vos artères, mais inefficace pour réduire le tour de taille.

 

Pressions sur les décideurs

Exemple de pressions sur les pouvoirs publics

Le 14 avril 2003, le Cedus a adressé un courrier au directeur général de la Santé pour critiquer son projet d'un logo distinguant les produits alimentaires jugés bons pour la santé et celui d'un repérage précoce de la surcharge pondérale. Motif : il existe d'autres priorités, comme « le dépistage des violences et de la consommation de drogues » . Et pour faire entendre sa voix auprès du ministère de l'Agriculture, le lobby du sucre mise sur les 34 000 betteraviers français. Et ca a marché !

 

L’OMS infiltrée

L'Organisation mondiale de la santé est également dans le collimateur de mes amis sucriers. En mai 2002, l'OMS a jeté un pavé dans la mare avec un rapport qui recommandait, afin d'enrayer l'épidémie d'obésité, de limiter à 10 % la quantité de calories tirées quotidiennement du sucre ajouté dans les aliments transformés et les boissons. Cela nous avait bien énervé à La Sugar Association, l'organisation mondiale du sucre, et on a tout fait pour empêcher la publication dudit rapport. Jusqu'à menacer le directeur général de l'OMS de faire pression sur le Congrès américain pour que ce dernier supprime sa subvention annuelle de 406 millions de dollars. Le directeur général de l'OMS a reçu une lettre, émanant du conseiller du secrétaire d'Etat américain à la Santé, qui remet en question la qualité scientifique du rapport. Et ca a marché !

 

Conclusion pour le sucre

Les promoteurs du sucre industriel répètent que ce produit est sans danger pour la santé mis à part le risque de caries dentaires. Mais les études sur lesquelles ils se basent pour étayer leur argumentation se limitent à observer les effets métaboliques du sucre lorsqu'il est ingéré seul.
Or, le sucre est rarement consommé isolément, et c'est précisément dans son association avec d'autres nutriments (le gras notamment) qu'il devient très nocif pour la santé. Les aliments gras saturés tels les viennoiseries ou les gâteaux, ont des effets pervers sur le métabolisme. L'hyperinsulinisme généré par le sucre favorise le stockage des graisses et contribue à favoriser l'obésité.
Responsable des kilos en trop, il a aussi pour effet de favoriser le développement de paramètres constitutifs de risques cardio-vasculaires sérieux (formation de plaques d'athérome, hypertriglycéridémie, hypertension artérielle). Les hyperglycémies constantes dont est responsable une consommation excessive de sucre peuvent aussi contribuer à détraquer le foie. Si ces perturbations métaboliques sont persistantes, elles peuvent même aller jusqu'à modifier le patrimoine génétique. L'hyperinsulinisme induit par une consommation excessive de sucre peut en effet aboutir par mutation génétique à générer un diabète qui peut devenir héréditaire pour la descendance. Quand vous réaliserez que les Américains ont multiplié par 60 leur consommation de sucre depuis le début du siècle dernier, et qu'il s'agit de sucre raffiné, vous comprendrez mieux comment le nombre de diabétiques et de grands obèses est passé chez eux de 3% à 25% de la population sur une même période...

Mais ne riez pas trop vite… votre tour ne tardera pas !

 

 

Lobby du sel

 

Plats cuisinés, charcuterie, pain... les aliments sont trop riches en sel. Les pouvoirs publics sont sourds, ou aveugles, les étiquettes restent muettes.

Et c'est 75.000 accidents cardio-vasculaires chaque année, dont 25.000 décès.

 

Etat des lieux

L'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) se contente de préconiser une petite réduction des doses, à 8g par jour. En France, l'apport moyen se situerait autour de l0g par jour; un quart des hommes et 10% des femmes en consommeraient plus de 12 g. Or, les besoins sont estimés à 3g, et les agences de santé européennes préconisent un maximum de 5 à 6g.

 

Pourquoi le sel ?

Le sel, s'il n'est plus guère utilisé comme conservateur, garde des propriétés intéressantes pour les industriels : il exhausse artificiellement le gout des aliments et de par sa faculté de rétention d'eau, il permet aussi d'augmenter le poids des boites. Il possède par ailleurs deux autres propriétés : accoutumance et pouvoir assoiffant : réduire la consommation de sel de 11g à 5g réduit le "besoin" de boire de l'équivalent de 330 ml, soit une canette. Mauvais pour la croissance.

 

La France aime le sel

Dans un pays comme la France, une réduction de 30 % des apports en sel entraînerait un manque à gagner de 7 milliards d'euros par an pour l'agroalimentaire.

Si l'on réduisait de moitié les quantités de sel incorporées dans la nourriture industrielle, on diminuerait de moitié le nombre d'hypertendus. Sans l'aide d'aucun médicament. Un coup dur pour le très rentable marché des anti-hypertenseurs, qui pèse, seulement en France, 2 milliards d'euros par an. Hasard total, le groupe Solvay, membre du Comité des salines de France et second producteur européen de sel, possède également une branche pharmaceutique qui n’aligne pas moins de cinq médicaments anti-hypertenseurs !

 

Les dégâts du sel

Le chlorure de sodium fait grimper la pression artérielle, et, ce faisant, augmente le risque d'accidents cardio-vasculaires. Or chacun d'entre nous ingère en moyenne 4 kilos de sel par an, soit près de deux fois la dose limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce n'est pas la salière qui est à mettre au banc des accusés : 80 % du sel que nous avalons est préincorporé dans les aliments par l'industrie agroalimentaire, le plus souvent à notre insu, puisqu'il n'est pas obligatoire en France d'indiquer sur l'étiquette la présence de chlorure de sodium. Et lorsque cette information figure, elle est le plus souvent exprimée en sodium, ce qui minimise de 150 % la quantité réelle de chlorure de sodium. Du sel « caché », on en trouve partout, dans les biscuits sucrés, les soupes, les boissons sodées, le pain, les plats cuisinés. A titre d'exemple, un bol de céréales du matin contient autant de sel qu'un bol d'eau de mer, tandis qu'un paquet de chips représente à lui seul l'équivalent de trois bols d'eau de mer !

 

C'est un exhausteur de goût pas cher qui masque la fadeur d'un certain nombre d'aliments industriels bas de gamme que mes amis n’arriveraient jamais à vendre sans sel.

Une alimentation trop salée entraîne une surconsommation calorique, avec à la clé un risque de surcharge pondérale, facteur aggravant de l'hypertension.

 

Un apport sodé excessif peut provoquer un remodelage cardiaque conduisant à une hypertrophie du ventricule gauche, qui constitue le facteur de risque le plus important pour le déclenchement précoce de maladies cardio-vasculaires.

Le sel est également fortement soupçonné de favoriser l'ostéoporose, une fragilité osseuse qui concerne plus de 2 millions de Français.

Une surconsommation de sel peut multiplier par six le risque de cancer de l'estomac, responsable d'environ 5 000 décès chaque année en France.

 

Vos nourrissons en première ligne

Une exposition précoce à des niveaux relativement élevés de sodium perturbe irrémédiablement le fonctionnement des reins, qui régulent justement la quantité de sodium dans l'organisme.

 

Où se cache le sel ?

Sa présence en bonne proportion est évidente dans le pain, les charcuteries, les fromages, les poissons fumés, les saumures, le beurre salé, les poissons et légumes en conserve. Le sel est aussi largement employé dans les plats cuisinés et les nombreux aliments prêts à l'emploi, dont notre consommation est en augmentation : quiches, pizzas et autres tartes salées, friands, crêpes salées, hamburgers, pommes de terre dauphines, poissons et viandes panés, terrines de poissons, sauces diverses (vinaigrette, mayonnaise, béarnaise...), ketchup, chips et biscuits apéritif, œufs de lump, potages... Citons aussi la moutarde, la sauce de soja, les cubes (bouillons déshydratés), les cornichons. La forte présence de sel est nettement moins évidente dans des aliments à saveur plutôt sucrée, tels que les viennoiseries, certains biscuits, certaines céréales de petit-déjeuner. Sans oublier certaines eaux minérales gazeuses, naturellement très riches en sodium. Donc, presque partout !

 

Conclusion sucrée salée

 

A travers ces deux supers produits, j’atteins simultanément plusieurs objectifs :

 

1er objectif : vous affaiblir physiquement et intellectuellement pour faire de vous des proies faciles, car plus manipulables et réceptives à mes messages d’égarement.

 

2ème objectif : en rendant tout cela durable via les mécanismes de la dépendance physique et psychique au sucre et au sel  

 

3ème objectif : enrichir mes industriels qui soutiennent :

  • Mes alliés dans le monde politique (qui le leur rendent bien)
  • Mes alliés parmi les médias à travers les recettes publicitaires (qui le leur rendent bien)
  • Mes alliés dans le monde économique (industrie de l’alcool, du tabac et de l’armement notamment)

4ème objectif : vous rendant complices tous les jours via votre consommation irresponsable, qui alimente tout mon dispositif par l’argent qui est le nerf de la guerre