Les alcooliers (2/2)

Publié le par Satan

(Suite de mes méthodes et techniques)
En termes d’association de l’alcool à des valeurs positives

 

Concernant la valeur lien entre les gens

 

Synonyme de convivialité, ingrédient incontournable d'un repas entre amis, l'alcool est, pour certains, devenu une habitude alimentaire. Pour d'autres, il est souvent utilisé comme anxiolytique et antidépresseur.

J’utilise les coutumes et les croyances (histoire, mythes et religions altérées) pour présenter les boissons alcoolisées sous les meilleurs aspects : L'ambroisie était le nectar des Dieux de l'Olympe, l'hydromel la boisson par excellence des Nordiques, la cervoise celle des celtes immortalisée dans la BD d'Astérix, sans oublier le vin de messe qui est le sang que le Christ aurait versé pour vous en rémission de vos péchés selon Paul et le reste de l’équipe.

 

Identifier l’arrêt ou la diminution de la boisson au risque de perdre le plaisir (de cuisiner, de discuter avec ses amis et sa famille, de s’amuser et de rire).

 

Positionner l’alcool au centre de l’identité masculine dans sa dimension généalogique et symbolique:

  • Héritiers du père, « fils » du pays, d’une culture et d’une terre,
  • Membres de la fratrie des hommes : amis, copains, collègues, hommes de la famille, de la région etc.

Associer l’alcool à une valeur indiscutablement légitime comme le lien entre les gens :

·         Le lien du couple : les retrouvailles avec ma femme

·         Le lien des amis : la convivialité, le partage

·         Le lien des collègues.

 

Concernant la valeur liberté et ses dérivés

Les valeurs détournées : liberté = de consommer de l’alcool versus l’interdiction (de l’alcool entre autres) étant assimilée à une limitation de la liberté individuelle.

 

Confier à l’alcool une fonction de break « anti-stress », anxiolytique.

 

Confondre le plaisir de boire avec celui de la nourriture, du médicament (qui calme) ou d’un « condiment de vie » : apporter du fun, de l’intelligence, de la fantaisie, de la créativité, pouvoir voir les choses autrement. Certains vont même jusqu’à penser qu’en buvant, ils se déconditionnent et gagnent don en lucidité dans leur vision du monde. Tant qu’à faire !

 

Puiser dans le panier des valeurs collectives (et dans les dictons) pour justifier comme normale une pratique excessive. Exemple : « Des risques pour la santé ? Sa propre santé, c’est certain, quoique…dans l’temps on disait qu’on voyait plus de vieux ivrognes que de vieux médecins et il n’y a pas de fumée sans feu ».

Association de l’idée interdiction alcool et islam – islamisation de la société fait que les fanatiques anti-islam considéreront l’attachement à la consommation d’alcool comme une affirmation de leur lutte (voire leur croisade) contre cet ennemi J.

 

Donner à l’alcool  le statut de sel de la vie ou comme multiplicateur de gaieté, de liens, de bonheur, et de vie elle même. Ou « condiment » de vie : ajouter du piquant, de la fantaisie, sortir du train-train, devenir plus « créatif ».

 

Faire considérer l’alcool comme l’ultime rempart d’un type de lien, de culture, d’un art de vivre à la française en train de se perdre.

 

Présenter des circonstances où l’absence d’alcool est inimaginable :

  • un bon plateau de fromage c'est aussi avec un bon verre de vin
  • avec un bœuf  bourguignon j'me vois mal boire de l'eau
  • comment regarder un match de l'équipe de France sans boire un coup ! 

 

Valoriser socialement (dans certains milieux) ceux qui se disent épicuriens et qui évoquent sans hésiter le droit à l’ivresse, au délire, aux paradis artificiels, à l’éclate : « se péter les neurones ».

 

Concernant la valeur modérations

Valoriser les excessifs installés qui consomment très régulièrement et revendiquent la régularité comme tempérance « épicurienne » versus une dépendance. Ils revendiquent être dans la « bonne » norme : le bon vin, les bonnes situations, les bonnes personnes, ne pas être trop saoul, savoir se tenir versus « tomber dans la vulgarité »

 

Associer régularité (en fréquence et en quantité) à modération, à qualité et à une relative innocuité : La qualité versus la quantité, le tous les jours versus la cuite. 

 

Valoriser la retenue comme noblesse du buveur, l’alcool noble, « riche » : le bon whisky, le bon vin ;  le Savoir boire,  la virilité qui s’exprime dans le savoir : l’œnologie, le savoir boire versus la violence et l’agressivité.

   

Valoriser les blaireaux qui se vivent surtout comme des modérés et des connaisseurs : le bien vivre et le bien boire les protège du mauvais alcool et légitime leur consommation excessive. Ils aspirent à être valorisés comme les « bons buveurs », du bon côté de la barrière de l’alcool et se réfugient dans le « savoir boire ».

 

Inspirer aux marioles que contrairement aux autres, ils tiennent particulièrement bien l’alcool et que c’est un signe de virilité.

 

Inspirer aux marioles que contrairement aux autres, ils possèdent un garde fou naturel c’est à dire une bonne connaissance de soi et ses limites                                             


En termes de marketing et de ciblage

 

Privilégier le ciblage des jeunes : et ca marche ! 9 % des adolescents de sexe masculin de 17 à 19 ans sont des buveurs réguliers. L’ivresse est recherchée ; elle est souvent associée à la prise d’autres produits comme le cannabis et l’ecstasy. Première cause de mortalité chez les 15-30 ans, l’alcool est aussi à l’origine de comportements extrêmes : relations sexuelles non-protégées, suicides et violences.

 
Lancer de nouveaux produits en fonction des cibles : le Premix et les alcopops pour les jeunes (ces produits dérivés rendent flou la distinction entre boisson alcoolisée et non-alcoolisée) et le champagne sans alcool pour les musulmans (pour les habituer à s’approprier le geste de la coupe ou du verre à la main dans les occasions festives).

Placés dans les rayons des jus de fruits et des sodas dans les grandes surfaces, Premix et ses semblables séduisent même les parents qui en achètent pour les fêtes et anniversaires de leurs enfants. Boire un Premix revient pourtant à consommer une bière de 25 cl, 4 cl d’alcool fort ou un verre de vin.

Je cible prioritairement ceux qui ont des conditions de vie pénibles : La pauvreté, la difficulté pour se loger, le chômage, le déracinement, l'isolement, voire la retraite entraînent la prise de boissons alcoolisées. Certaines professions sont particulièrement exposées ; Celles ayant un rapport avec la production ou la vente de boissons alcooliques, celles dites dangereuses (pompiers, police, marin pêcheurs..), Celles qui occasionnent la perception de pourboires (rien que le terme) en nature (livreurs, facteurs, ouvriers agricoles..) Le stress, l'excès de responsabilité, l'inadaptation à l'environnement ou aux nouvelles technologies professionnelles. La peur du chômage, un climat de méfiance dans certaines entreprises, sont des facteurs qui peuvent favoriser le recours à l'alcool.

Une de mes méthodes est de propager certains types de loisirs : La tournée des caves dans les régions viticoles, les fêtes entre jeunes, le tourisme gastronomique conduisent trop souvent à s'enivrer.

Pervertir la communication préventive : en l’axant sur le taux d’alcoolémie ou sur le risque de dépendance. C’est une de mes idées les plus tordues car elle conduit à garder l’alcool à portée de main tout en conseillant « pour la forme » de ne pas en abuser. Mes autres incitations à boire étant très fortes, la faiblesse de l’homme aidant, les dégâts se réalisent pour un bon pourcentage de mes cibles (les plus vulnérables, avec la soutien direct ou le silence complicité des moins vulnérables).

Discréditer le discours anti-alcool en le taxant d’extrémisme religieux parfois, d’excès et de mettre tous les gens dans le même panier. Amener les alcooliques à ressentir tout conseil  comme un argument d’un discours de pression anti-alcool : le complot. L’alcool aidant, le sujet atteint peut facilement raisonner ainsi : « 38000 pour les hommes et 7000 pour les femmes, où sont-ils allés chercher ces chiffres ! ».

 

Utilisation de la caution de certains messages « religieux » complices

 

Une religion qui dirait à l'Homme de se goinfrer de donuts et de ne jamais faire d'exercices serait une religion criminelle. De même, une religion « tolérant » ou encourageant l'usage de drogues ou d'intoxicants (dont l’alcool) est a minima une religion altérée par mes soins, au pire ce n’est pas une religion d’origine divine, cela vous auriez pu le deviner en réfléchissant un peu !

 

La religion est là au départ pour aider l'Homme à mieux vivre. Vit-on mieux quand on consomme de l'alcool ou que l'on fume ? Non. Deux choses sont sûres : on meurt plus vite et on souffre plus souvent.

Il n'est pas nécessaire pour une religion d'encourager quelque chose de mal pour être une mauvaise religion. Il suffit à cette religion de ne rien dire contre ce mal pour être considérée comme "complice". On pourrait accuser cette religion de "non-assistance à personne en danger", ou même de complicité de crime contre l’humanité.


Le Judaïsme instaure l’interdiction de l’alcool sauf l’alcool casher c'est-à-dire dont toute la chaîne de fabrication est supervisée par des juifs pratiquants… puis béni par un rabbin !!

 

La Bible dit - Proverbes 31 : 6 « Donnez une boisson forte à celui qui va périr » ce conseil est particulièrement sympathique.. Pour un homme ou une nation en perdition, donnez-lui une boisson fortes (aborigènes d’Australie, les indiens d’Amérique, leur sort maintenant est de boire boire boire, en Afrique : la première liberté données aux noirs en Afrique du Sud est la franchise d’Alcool, la liberté d’acheter de l’alcool !). Si vous voulez détruire un peuple et mener une nation vers sa fin donner lui à boire.. Proverbes 31 : 6 « laissez le boire et oublier sa pauvreté ». Est-ce le conseil de la Bible ? Celle que j’ai fait altérer oui bien sûr !

 

Paul a lui-même recommandé à Timothée de prendre un peu de vin (Timothée 5:23)

 

A l'époque de Jésus, le vin -celui de Canaa par exemple- était très faiblement alcoolisé -comme des vins très légers ou des jus de fruits d'aujourd'hui… Le vin d'aujourd'hui est un alcool intoxicant qui n’a rien à voir mais j’ai chargé mes alliés d’entretenir l’amalgame.

 

Seul l’Islam affirme une interdiction totale et sans concession.

 

Les Indiens Tzotzils (Chiapas au Mexique) déclarent : "les chrétiens ont ruiné leur culture" avec l'alcool, "dans l'islam ils ont redécouvert leurs valeurs originelles" Esteban Lopez / Courrier international cité dans Nouvel Obs 7-7-2005

Je n’oublie pas enfin mes amis évangélistes ou Bouddhistes qui utilisent l’alcool pour accrocher les fidèles aux rituels collectifs d’offrande (comme le « tsok » dans les temples bouddhistes), où il est parfois distribué en abondance. Ainsi la toxicodépendance se cumule parfois avec la dépendance à tel ou tel culte. L’idée étant de cumuler les enchainements pour anéantir toute clairvoyance ou esprit critique chez le sujet concerné.

 

Conclusion : La géniale supercherie du discours du « boire mais avec modération »

 

Vous avez remarqué dans le discours de mes alliés l’utilisation des mots positifs comme modération ou tolérance ? Quoi de plus beau que la modération et la tolérance ?!

 

En réalité, le discours de la modération dans la consommation d’alcool vise dans ma stratégie à sauvegarder la présence de l’alcool et de ses filières pour pouvoir sévir sur les cibles les plus vulnérables.

 

Vous l’avez compris, ceux parmi mes alliés (victimes silencieuse ou activiste) qui prônent l’alcool avec modération sont a minima complices des souffrances occasionnées par l’alcool aux autres (en attendant que leur tour arrive, ou celui de leur descendance : rappelez-vous les 1 français sur 10 qui sont lourdement atteints ! Si c’est vrai à un instant T, l’atteinte d’un individu de la descendance est inévitable ! Irais-je jusqu’à vous parler d’infanticide ?).

 

J’ai dis a minima car, à regarder de plus près, dans une justice absolue et étant donnée l’ampleur des dégâts, ils sont complices de crime contre l’humanité. Et je compte bien témoigner ainsi contre eux le jour du jugement, cela va de soi J

 

Pour la tolérance, cela cache une réalité beaucoup moins noble : La personne qui consomme régulièrement des boissons alcooliques en augmentant la dose, arrive à supporter sans problèmes, alors qu'un sujet qui ne consomme que rarement ou jamais aura des troubles, maux de tête, vertiges.., on dit que le sujet est tolérant. La tolérance n'est pas une forme d'immunité ou le témoin d'une capacité virile de tel individu, elle traduit avant tout une absence de réactions normales de défense. C'est le signe d'une intoxication chronique. Le fait qu'une personne habituée aux boissons alcooliques supporte bien ces boissons, signifie d'abord que ses cellules nerveuses ont perdu de leur sensibilité. Le sujet tolérant, est un sujet abîmé qui réagit d'autant moins qu'il est « tolérant. » Le phénomène d'accoutumance comporte deux aspects complémentaires : L'absence de perception de certains troubles et l'absence de réaction des défenses protectrices de l'organisme. Je suis aidé par le corps même de mes victimes alcooliques dépendantes.

 

En effet, savez-vous comment fonctionne la dépendance ? Et bien, la membrane d'une cellule, constituée essentiellement de graisses et de protéines, possède la propriété de filtrer certaines substances. Lorsque l'alcool pénètre dans les tissus, il liquéfie la membrane et perturbe la filtration membranaire. Divers éléments pénètrent dans la cellule et le comportement du buveur est modifié (désinhibition, agressivité, difficultés de concentration, état euphorique, tristesse, modification de la conscience...).

Lorsque ce phénomène se répète, l'organisme s'adapte, notamment en rigidifiant la membrane par un apport de graisses. Pour une même dose, l'alcool ne semble pas affecter l'individu. La perturbation engendrée par la consommation d'alcool exigera une augmentation des doses, et obligera la réadaptation du système par une augmentation de la quantité de graisse etc.

Le problème, c'est que sans alcool, les membranes cellulaires modifiées sont trop rigides et ne laissent plus rien passer. Les effets de manque apparaissent. L'accoutumance physique et la dépendance psychologique s'installent. Cette tolérance atteint un palier puis diminue lorsque le toxicomane arrive au stade de la déchéance. Le sujet redevient intolérant à l'alcool, pour lui il est toujours trop tard.. L'habitude de prendre de l'alcool à petites doses est donc plus grave pour les conséquences sur l'organisme que l'absorption occasionnelle d'une forte dose.

 

Je voudrais pour finir faire le parallèle entre cette tolérance et la tolérance en matière religieuse ou comportementale. Cette dernière signifie en réalité : hypocrisie et indifférence par rapport à l’égarement des autres. Eh bien, si vous vous habituez la présence du mal qui vous entoure sans lever le petit doigt, vous allez devenir de plus en plus « tolérant » à la présence du mal qui ne fera que proliférer et croître, avec tous mes remerciements pour votre complicité.

 

Les complices (que je voudrais remercier chaleureusement) qui collaborent à ce crime contre l’humanité que sont l’alcool et les dégâts qu’il occasionne, sont tous ceux qui collaborent à perpétuer la présence de ce fléau :

  • ceux qui boivent de l’alcool
  • ceux qui servent de l’alcool
  • ceux qui achètent de l’alcool
  • ceux qui vendent de l’alcool
  • ceux qui transportent de l’alcool
  • ceux qui préparent de l’alcool (de l’agriculteur au chimiste qui distille)
  • ceux qui récoltent les bénéfices de l’alcool
  • ceux qui font la publicité de l’alcool
  • et ceux qui ne font rien contre la consommation de l’alcool

La seule solution valable (vous le savez au fond de vous car toutes les autres ayant déjà lamentablement échoué) contre les dégâts de l’alcool est l’interdiction totale. Mais tout mon génie est d’éviter cette solution en vous suggérant de fausses pistes.

 

Ceux qui prônent cette interdiction totale de l’alcool sont ceux qui ont perdu des êtres chers à cause de l’alcool, ceux dont la vie à été lourdement affectée voire détruite par l’alcool (personnellement ou par leur entourage), l’Islam, et ceux qui raisonnent réellement avec une conscience à l’échelle de l’intérêt général et à l’échelle de l’humain (mais heureusement pour moi, ces derniers sont plutôt raresJ).

 

Ca m’amuse de vous le rappeler, vous qui vous croyez « modérés », et j’ai bien envie de vous le « resservir » un « dernier coup pour la route » :

 

Tous les alcooliques ont commencé comme buveur occasionnel modéré avec la ferme intention de le rester J