Les fausses religions - Le Bouddhisme (1/2)

Publié le par Satan

Le Bouddhisme

Je vous entends déjà dire : « Mais pourquoi diable Satan va-t-il nous causer de bouddhisme ?!! Eh l’autre ! C’est même pas une religion !!»…

 

Quelle profondeur dialectique ! Je ne peux que doucement sourire devant cette plate réflexion si chèrement acquise après des heures d’inutile transpiration neuronale.

 

Je vais vous répondre mes amis, ne vous inquiétez pas.

 

C’est vrai que le bouddhisme n’est qu’une philosophie ou au mieux une spiritualité (même une religion sans divinité si on veut pousser le bouchon un peu loin).

 

Mais bon, rien ne m’oblige à utiliser exclusivement des religions altérées pour asseoir mon règne. Toute idéologie déviante, détournant l’homme du chemin voulu par Dieu peut faire l’affaire.

 

La preuve ? Je compte aujourd’hui autour de 400 à 500 millions d’adeptes (ce qui est tout de même non négligeable). Donc ca marche !

Je vais vous exposer dans ce qui suit :

§         Ce qu’est le bouddhisme

§         Comment je manipule son image

§         Les méthodes que j’utilise pour convertir et fidéliser les gens

§         Les liens avec d’autres de mes alliés

§         L’évolution vers le Néo Bouddhisme

Qu’est-ce que le bouddhisme ?

Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, et même cosmologiques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction ; du plein épanouissement du potentiel humain; et ce en relation personnelle avec une intangible et ultime réalité spirituelle que vous aurez du mal à cerner. Vous êtes déjà un peu perdus ? Ce n’est pas grave… N’oubliez pas que c’est un peu mon but à travers le bouddhisme : égarer le plus grand nombre.

 

J’ai créé le bouddhisme en Inde au Ve siècle av. J.-C. (à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme).

De l'Inde qui fut son berceau, le Bouddhisme se répandit du Cachemire au Japon, en passant par le Tibet et l'Indonésie, couvrant ainsi toute la partie Est de l'Asie.

 

J’ai repris dans le bouddhisme beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque, en leur donnant toutefois un sens parfois différent (que voulez-vous, il faut s’adapter ! toujours s’adapter !).

 

Au début, le bouddhisme est plutôt une philosophie qui recherche une solution au problème de l'existence au sein de l'univers et une sagesse, une éthique passant par la renonciation et la recherche du salut (sans aucune relation avec Dieu est ses messages). Son but est de sortir du cycle des réincarnations subies par l'homme du fait de son ignorance de l'homme et du poids de ses actes. Avec la suppression du désir tentateur et en recevant l'illumination parfaite, on peut atteindre le Nirvana (délivrance totale et vérité absolue) et finir par devenir Bouddha ("l'éveil", état de sainteté).

Pour le bouddhisme, il n’existe ni âme éternelle, ni Dieu, ni dieux créateurs. L'absence de divinité n’est pas un postulat, mais la conséquence du principe de la production conditionnée : "rien n'est sans cause et rien n'est sa propre cause". Le bouddhisme peut donc être considéré, de ce point de vue-là, comme une philosophie athée.

Les formes les plus connues du bouddhisme sont :

  • la voie des anciens (theravâda ou "petit véhicule") essentiellement en Inde. Cette forme du bouddhisme considère que seuls les moines peuvent atteindre le salut.
  • la réforme mahâyâna ("grand véhicule"), surtout en Chine, en Corée et au Japon, pour laquelle chacun peut accéder au salut par ses mérites. Ce bouddhisme s'est développé grâce à son syncrétisme avec les cultes préexistants.
  • le lamaïsme (vajrayâna ou "véhicule de diamant" ou encore tantrisme) qui s'est développé au Tibet et en Mongolie et pour lequel le salut peut être atteint par l'étude ésotérique.

Mais qui est Le Bouddha de départ ?

Le bouddhisme est issu des enseignements du Bouddha, (l'« éveillé »), un homme dont les détails de vie restent invérifiables, et souvent de portée mythologique. Il faut bien faire rêver en romançant la réalité. Le public est très demandeur d’histoires grandioses.

 

Né à Kapilavastu de la reine Māyā, morte à sa naissance, et du roi Śuddhodana, il avait pour nom Gautama. Il appartenait au clan Śākya (ou Shakya) de la caste des kshatriya (nobles-guerriers), d’où son surnom de Shākyamuni, « le sage des Śākya ».

 

C'est le nom principal que la tradition du Mahāyāna lui donne - Bouddha Shākyamuni - et par lequel on le distingue des autres Bouddhas (oui, parce qu’il y en a d’autres !).

Il est aussi appelé Siddhārtha Gautama (pāḷi : Siddhattha Gotama) car Siddhārtha lui est donné comme prénom.

 

La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles et des apparitions « divines ».

 

Mais c'est seulement 300 ans après sa mort qu'elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l'empereur Ashoka –un de mes brillants élèves- qui en fait la promotion sur toute l'étendue de son domaine et envoie des missions à l'étranger.

Définition de l'éveil dans le Bouddhisme theravâda

Le bouddhisme, au départ, est une voie individuelle dont le but est l'éveil, par l'extinction du désir, de la haine et de l'illusion. Avouez que c’est quand-même sympa, même si c’est inventé de toutes pièces !

Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités (voir plus bas); il s'agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives (samsara). L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa (l'illumination), puis d'atteindre à sa mort le parinirvāna (l'illumination mais avec dissolution complète des agrégats par la disparition du corps). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé. Vous me suivez ?

Définition de l'éveil dans le mahāyāna

Pour les adeptes du Mahāyāna en revanche, l'éveil est en rapport avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (la nature essentielle de tout être humain).

Là où le bouddhisme theravāda insiste sur l'extinction complète et irréversible du saṃsāra, le mahāyāna laisse aux bodhisattvas (ceux qui sont éveillés) la possibilité de se maintenir dans le monde sans toutefois produire de karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

Le Dharma

Le Dharma est l'ensemble des enseignements donnés par le Bouddha qui forment le Canon Pali. Mais la définition du terme peut changer en fonction du contexte et peut signifier "ce qui est établi" "la loi naturelle", "la loi juridique", "le devoir", "l'enseignement" voire "l'essence de toute chose".

Les trois refuges

"Prendre les trois refuges", dans le bouddhisme, signifie prendre appui sur les forces conjointes du Bouddha, du Dharma (l'ensemble des enseignements) et de la Sangha (l'ensemble des pratiquants), afin de s'assurer sa propre libération des tourments du samsāra.

Les quatre nobles vérités

Les quatre nobles vérités indiquent ce qu'il est essentiel de savoir pour un bouddhiste. Elles énoncent le problème de l'existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat:

  1. La vérité de la souffrance : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction;
  2. la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans le désir, les attachements;
  3. la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible;
  4. la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance.

Le bouddhisme en France

D'après l'Union bouddhiste de France, il y aurait environ 800 000 bouddhistes en France dont les 3/4 seraient d'origine asiatique.

Pourquoi et comment en ai-je fait une religion pour certains ?

Le Bouddhisme n'est devenu une religion que vers le IIe s a-p. J-C. En effet, la tradition Théravadine ou des anciens était bien plus une philosophie de vie, transmise par les moines et appliquée rigoureusement par eux dans les monastères. Elle était donc l'apanage unique d'un clergé soucieux de perpétuer les enseignements originaux du Bouddha, homme réalisé qui n'était en aucun cas ni un dieu, ni une divinité.

 

Comme dans toute succession spirituelle, des dissensions dans l'ordre monastique ont commencé à se manifester et, entre un certain laxisme et un intégrisme quasi, une tendance (celle des mahâsanghika) a vu le jour; tendance dans laquelle la Sangha, réservée jusqu'alors uniquement aux moines, pourrait s'agrandir aux laïcs, la Mahâsangha. Ceux-ci moins évolués spirituellement que les moines ont besoin de merveilleux, de prodiges, de superstitions pour croire, pour étayer les mises en pratique des principes moraux et philosophiques, héritages de la vie monastique.

 

C'est à partir de ce moment, que le Bouddhisme, de philosophie initiale, de Voie vers la Sagesse qu'il était, va devenir « religion ». Au fur et à mesure de son extension territoriale, il s'acclimate des croyances locales en érigeant, en divinités, les tenants des réponses aux questions métaphysiques émises par le commun des mortels. On voit alors se dessiner un panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles. C’est vrai, je le concède, c’est en totale contradiction avec le concept de départ, mais bon, il a fallu s’adapter au public visé !

 

En réalité, l’idée cachée est que la faim, la misère, la torture, les viols, l'esclavage... ne sont donc que des créations de notre esprit ! Le bouddhisme ressemble à une forme de résignation qui permet à ceux qui affament, exploitent, torturent, violent... de perpétuer leurs méfaits en promettant à leurs victimes un monde meilleur pour après.

Inculturation du Bouddhisme au Japon

Le Bouddhisme est devenu une religion d'état au Japon à l'époque Tokugawa (1600-1868). Près d'un demi-million de temples furent construits. Le sacerdoce bouddhiste devint un instrument dans les mains du gouvernement féodal. Chaque foyer devait être affilié à un temple local. Une telle opulence et un tel pouvoir ne furent pas sans conséquence. Au début de l'ère Meiji (qui commença en 1868), on assista à une montée d'un vaste ressentiment populaire anti-bouddhiste. Une campagne nationale pour éradiquer du Japon cette "religion étrangère" et pour y réinstaller le Shintoïsme comme seule véritable tradition japonaise fut entreprise.

Des milliers de temples furent fermés, des statues furent mises à bas et les moines contraints de retourner à la vie laïque. La seule manière qu'avait le Bouddhisme institutionnel de survivre fut de s'intégrer au nouveau système impérial. Selon Victoria, sous la bannière du Shinto, l'empereur était vénéré comme un dieu vivant - "la sagesse sans ego de l'univers". La loi impériale et le Dharma furent considérés comme identiques - "Zen de la Voie impériale" par opposition au "Zen de la Voie du Bouddha". Particulièrement, l'empereur remplaçait le Bouddha, la loyauté et l'esprit japonais le Dharma, et la nation, la Sangha. Les enseignements zen furent adaptés pour se conformer à la nouvelle tradition. Un fameux "soldat zen" écrivit : "Ne recherchant rien, vous devrez simplement rejeter complètement le corps et l'esprit et ne faire qu'un avec l'Empereur."

Au début du siècle, le Japon sortait de plusieurs siècles d'isolement. D'une certaine façon, cet esprit de la guerre a débuté en 1894 pendant la guerre sino-japonaise, avec les victoires japonaises en Chine et en Corée puis avec les succès ultérieurs de la guerre russo-japonaise (1904-1905). L'orgueil national du Japon s'est infatué. Il a cherché à devenir une "Nation de première Classe" - une puissance mondiale moderne qui pourrait contrer l'expansion occidentale et créer son propre empire en Orient. L'isolation de cette nation insulaire a engendré une arrogance omniprésente. Le Japon se voyait comme divin, racialement et culturellement supérieur, "sans défaut" et "le seul pays bouddhiste". Les non-Japonais était appelés "jama gedo" - des païens insoumis. Le Japon était en train de "sauver l'Asie", répandant le pur japonais, le "Yamato damashii", qui prenait des allures cosmiques.

 

Une image faussée en Occident

 

Une autre utilisation importante du Bouddhisme, c’est celle consistant à récupérer les déçus par le christianisme et les écœurés par le matérialisme.

 

Leur offrir en quelque sorte une alternative spirituelle (ou même pour certain un complément spirituel !), évitant par ce biais qu’ils ne recherchent le vrai message (non altéré) de Dieu. Et ca marche !

 

Mais il aura fallu d’abord préparer le terrain en faisant une bonne publicité au Bouddhisme (j’ai, en 2 mots, enjolivé ce qui est intellectuellement présentable, et masqué soigneusement ce qui est aberrant et odieux).

 

Avec mon action, le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme. Mais ces aspects là je les ai cachés en m’appuyant sur mes alliés du monde politique et médiatique (ces alliés vous seront présentés dans des chapitres dédiés).

Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif.

 

Mein Kampf en tibétain ?

Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un de mes élèves  doué d'une intelligence intéressante que j’ai chargé de réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduits, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»

Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet.

 

Des Tibétains en uniforme allemand ? Les saviez-vous ?
Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire.

 

C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier.

Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.


Alliances entre le Bouddhisme et d’autres parmi mes alliés

 

Le Lamaïsme n’est au fond qu'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat  sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc.), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.

 

 Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à  « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme comparable aux pires égarements du christianisme.

 

De leur côté, loin d’être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen, ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais sont devenus, particulièrement à compter de l’ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.

Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « altermondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale.. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, Vous croyiez ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ?

 

Or les « dits » maîtres de « l’illumination »  ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.

La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.

Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident judéo chrétien n'est donc pas seul, loin de là, à l’origine des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.

  

Mais le plus génial est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme. Entouré d’un prestige tenant à la méconnaissance, orchestrée par mes alliés, des occidentaux à l’égard de ses sources réelles, le bouddhisme est d’une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et dépressifs en mal d’exotisme.

La réalité effective du bouddhisme, cette prétendue "voie de libération" à la mode bobo, n'est en fait qu'une simple et géniale entreprise d'exploitation du désir de sagesse !

 Il se trouve que le bouddhisme tibétain est aujourd'hui sans doute la forme la plus répandue de bouddhisme pour les nouveaux convertis.

Je veux dire par là que si les descendants des migrants d'Asie du sud-est sont majoritairement de tradition Theravadin, voire parfois Zen pour certaines écoles vietnamiennes, les Français de souche et plus généralement les Européens ont plutôt adopté les formes tibétaines du bouddhisme.