Les églises (1/4)

Publié le par Satan

Ah les églises ! Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu ! Beaucoup de choses à dire !

D’abord, pour les lecteurs qui commencent leur lecture à ce chapitre, vous ne pourrez quasiment rien comprendre si vous n’avez pas lu le chapitre « Ceux qui ont modifié les écritures ».

Je vous invite donc à le lire (et pour ceux qui ne comprennent pas vite, à le relire !) pour bien assimiler que les messages portés par les églises sont globalement erronés suite aux différentes altérations des textes initiaux, qui ont pour but de les adapter à mon stratagème.

Car avant de vous montrer la puissance des églises et leurs méthodes peu orthodoxes (J), il faut que vous compreniez puis que vous gardiez à l’esprit qu’elles bossent pour moi.

Pour commencer à parler des églises et de leur influence, un rappel historique devrait vous éclairer chers ennemis sur les méthodes que j’ai utilisées pour diffuser le message altéré.

En effet, il ne sert à rien d’altérer un message si c’est pour le garder égoïstement pour soi non ? Surtout avec ces populations qui ressentent au plus profond de leur être une soif de croire en l’au-delà !

Je vais donc vous donner un peu de culture et vous dévoiler ce que mes amis vous cachent (de bonne foi d’ailleurs, car ils vous trouvent tout simplement trop bêtes).

Ce chapitre traite donc des questions suivantes :

·         La chronologie des mon évangélisation trinitaire du monde

·         Les méthodes et les moyens extraordinaires utilisés

Chronologie des mon évangélisation trinitaire du monde

Voici quelques dates de mes victoires déterminantes en termes de propagation du message trinitaire :

Vers 300 : Arménie / 337 : Constantin Ier / Vers 400 : l'Éthiopie / 430 : en Irlande/ 496 : baptême de Clovis, roi des Francs / 596 : Anglo-Saxons / 782802 : Frise orientale et la Saxe / 826 : Danemark / 830 : Suède / 862863 : Grande Moravie / 957 : Russie / 966 : Pologne / 1157 : Finlande / 1223 : Hongrie / 1244 : Mongols / 1289 : Chine / 1521 : Mexique / 1525 : Bolivie et Paraguay / 1533 : Colombie, Chili, Pérou, Equateur / 1542 : Inde / 1549 : Brésil / 1549 : Japon / 1564 : Philippines / 1569 : Viêt Nam / 1641 : Amérique du nord / 1658 : Ceylan / 1742 : Corée / 1833 : Océanie occidentale / 1838 : Nouvelle Zélande / 1840 : Samoa / 1841 : Ile Maurice / 1846 : Wallis et Futuna / 1853 : Madagascar / 1872 Sahara (Laghouat) / 1878 Le Bouganda et le Tanganyika

Beaucoup de succès donc comme vous le voyez. Au début du 21ème siècle, on estime que le milliard de catholiques se répartit à peu près de la façon suivante : Europe, 287M, Amérique du Sud, 443M, Amérique du Nord, 73M, Afrique, 118M, Asie, 111M, Océanie, 8M.

Quelques remarques cependant :

L’évangélisation n’a malheureusement pas progressé à mon grand damne en terres d'Islam, alors que l'Islam a progressé vers l'Est, en Inde du Nord, au Bengale, en Malaisie.

Cas de l’Indonésie :

Le dominicain Navarette et le Jésuite Alexandre de Rhodes ont rapporté des récits qui font état de contacts pris par des souverains de l'actuelle Indonésie entre 1640 et 1670, à la fois auprès des chrétiens et des musulmans en vue d'une conversion à l'une ou l'autre de ces religions. Est-ce que l'Islam s'est montré vainqueur de la confrontation parce qu'il était mieux adapté aux aspirations des populations ou bien est-ce que les missionnaires catholiques n'ont pas fait preuve d'une agressivité propagandiste suffisante ? Peut-être les deux ! Mais surtout le fait que ceux qui comparent Catholicisme et Islam finissent toujours par choisir l’Islam (il faut avouer que le livre de l’Islam est un original préservé alors que ceux du catholicisme sont des documents altérés.. ca vous détruit tout simplement toute crédibilité auprès des gens qui raisonnent… il me reste heureusement ceux qui ne raisonnent pas.. et c’est la majorité écrasante !).

En résumé, l'expansion du christianisme reste bloquée par l'Islam au Sud du bassin méditerranéen et à l'Est de la Volga.

Les méthodes et les moyens extraordinaires utilisés

C'est toute une stratégie de conquête que j’ai élaborée, qui tient à la fois de l'encerclement et de l'osmose et qui vise un basculement d'ensemble de la société.

Il a fallu d’abord former un clergé prêt à profiter de la vulnérabilité des populations atteintes par de grandes difficultés.

Cas de l’Algérie :

Moins d'un an après mon incursion à Alger, j’ai fait créer la congrégation des « Missionnaires d'Afrique », ceux qui seront connus plus tard sous le nom de « Pères Blancs ». Au noviciat d'Alger, les règles sont draconiennes, il leur est théoriquement interdit de parler entre eux autrement qu'en arabe. Le clergé ordinaire, reçoit l'interdiction de tenter des conversions. Il faut trouver des têtes de pont et des maillons faibles. Les orphelins feront office de tête de pont, et la Kabylie que j’ai identifiée comme le maillon faible. 1868 est une année de famine en Algérie, et par conséquent, beaucoup d'enfants errent sans ressource. C'est l'occasion rêvée que j’ai choisie pour fonder des orphelinats (d’une part c’est super pour l’image et d’autre part le désarroi de ces gosses leur fait gober tous mes messages J).

Des terrains sont achetés pour qu'ils puissent vivre du fruit de leur travail, un phalanstère, en quelque sorte, où l'on dirige en douceur les enfants vers une foi façonnée par votre serviteur. Plus tard, les filles pourraient s'unir aux garçons pour fonder des foyers chrétiens.

Les Kabyles sont des Berbères, ils parlent une langue dont l'origine est antérieure à l'arrivée des arabes. J’ai donc persuadé mes soldats que la Kabylie est une ancienne terre chrétienne et que l'islamisation n'y est que superficielle. Les postes de missionnaires se sont concentrés sur cette province, avec la consigne de ne pas chercher à évangéliser prématurément les populations, mais à fonder des écoles et des dispensaires. En plus des missionnaires proprement dits, il fallait des sœurs, qui pourraient s'infiltrer plus efficacement dans la société du côté des femmes. Un an après la fondation des Missionnaires d'Afrique, Lavigerie fonde les « sœurs agricultrices et hospitalières ». Admirez au passage les jolis noms que je trouve pour habiller mes stratégies (plus tard ce sera démocratie et droits de l’homme pour habiller mes projets guerriers un peu partout… c’est plutôt sympa démocratie et droits de l’homme non ?).

Autant le dire tout de suite, les tentatives d'évangélisation de l'Algérie sont un échec. Les populations, qu'elles soient arabes ou kabyles n'ont guère que leur religion pour affirmer leur identité face aux colonisateurs européens. Je suis tout sauf bête et je m’en suis rendu compte assez vite. L'énergie des pères Blancs a été donc redirigée vers l'Afrique.

Du côté des Églises protestantes d'Europe et d'Amérique du Nord, j’ai créé un grand nombre de sociétés des missions.

Je peux citer: La Société des Missions de Londres (1795), Société des Missions des Pays-Bas (1797), le Comité Américain des Missions étrangères (1810, les Missions de Bâle (1815), les Missions de Paris (1822), les Missions de Berlin (1824), les Missions de Suède (1835), les Missions d'Allemagne du Nord (1836), les Missions de Norvège (1842).

Initialement, ces sociétés sont fondées par des fidèles appartenant à différentes églises évangéliques. Interconfessionnelles, beaucoup d'entre elles sont également supranationales, comme la société des missions de Bâle qui regroupe des Suisses, des Allemands et des Français. Mais les grandes églises fondent également leur propre société de missions : le Church Missionary Society de l'église anglicane est crées en 1799. Elle est suivie par les méthodistes en 1813, les baptistes des États-Unis, en 1814, les presbytériens d'Écosse, en 1825, les luthériens d'Allemagne, en 1836, avec la Société de Leipzig.

En Europe, les sociétés missionnaires sont généralement à l’initiative de groupes chrétiens privés et financées à la fois par quelques gros donateurs et par des collectes organisées auprès de petits donateurs, par exemple, lors des « dimanches de la mission ». Il faut bien que la base qui ne comprend rien à rien, finance mes projets ! C’est le nerf de la guerre ne l’oublions pas !

L'autonomie par rapport aux institutions ecclésiastiques n'empêche pas que chaque société a généralement un enracinement national et une orientation théologique assez corrompue et marquée.

Une deuxième vague de sociétés missionnaires part des États-Unis, à partir de 1850. Ces sociétés sont généralement interconfessionnelles et plurinationales : La Mission à l'Intérieur de la Chine est fondée en 1856, l'Alliance chrétienne et missionnaire en 1897, la Mission à l'Intérieur de l'Afrique, la Mission unie du Soudan et la Mission à l’intérieur du Soudan en 1901.

En Chine, le Jésuite Matteo Ricci comprend qu'il a fait fausse route en se présentant comme un "bonze chrétien". C’était un concept marketing de mes représentants là-bas, mais cela n’a pas bien fonctionné hélas !

J’ai décidé que l’évangélisation aurait lieu dans divers cadres, comme les paroisses bien sûr, les cours d'instruction religieuse dans les écoles privées, la prédication dans les lieux publics (lieux de culte, etc.), l'enseignement de l'évangile altéré à domicile, mais aussi et surtout lors des conversions forcées (que voulez-vous, ca ne peut pas être joli joli partout !) , dans les pays conquis par les armes et la terreur, dans les pays où règne l’extrême pauvreté et dans les pays frappés par des catastrophes naturelles.

Cette évangélisation peut revêtir diverses formes, comme la lecture des évangiles, la prédication, la méditation et la christianisation de populations.

Parmi les méthodes utilisées par mes soldats, il y a l'inculturation qui est un terme utilisé en missiologie chrétienne pour désigner la manière d'adapter « l'annonce de l'Évangile » dans une culture donnée. C’est un concept théologique qui trouve son origine dès le XVIIIe siècle avec la querelle des rites qui avait interpelé les autorités catholiques sur la liturgie utilisée par les jésuites de la Chine.

Tout au long de sa longue histoire, lorsque c'était nécessaire, le message de l'Évangile a été inculturé. Bon, ce n’est pas bien honnête intellectuellement, mais je m’en fiche totalement, la fin justifie les moyens.

Parmi les premiers praticiens de l'inculturation dans l'histoire des missions, figurent Saint Patrick en Irlande, Saints Cyrille et Méthode pour les peuples slaves d'Europe de l'Est. Après le concile de Trente, le mouvement devint plus systématique : José de Anchieta pour les populations indigènes du Brésil ; Roberto de Nobili dans le Sud de l'Inde ; Matteo Ricci en Chine, Alexandre de Rhodes au Vietnam, et tant d'autres encore.

Relation étroite entre l’évangélisation et la politique

Dès le moyen âge, j’ai fait appuyer le mouvement religieux par la politique et l’évangélisation devint un enjeu politique pour les souverains chrétiens qui cherchaient à accroître leur influence : le rôle des rois francs, appuyés par l'Église depuis le baptême de Clovis, en 496, fut aussi important à cet égard pour la Germanie que celui des Empereurs d'orient auprès des Slaves, des Magyars et des Russes. Le pouvoir temporel sut, au gré des conquêtes et des victoires, appuyer la mission, susciter la conversion de souverains des peuples païens entrés dans sa sphère d'influence et, lorsque cela s'avéra insuffisant, il put avoir recours à la force pour étendre la chrétienté.

Un nouvel essor de la mission chrétienne se prépara en Occident au XIIe siècle, principalement avec la création de nombreux ordres religieux et avec l'affirmation, à travers l'idéologie de la Croisade, d'un « esprit de conquête » dans l'Église.

Les Dominicains, à l'instar de leur fondateur, tournèrent assez rapidement leur attention vers la lutte contre les hérésies à l'intérieur de l'Occident chrétien. En cela, ils s'illustrèrent notamment par une action d'évangélisation des campagnes, que leur rôle ultérieur dans l'Inquisition a pu ternir un tout petit peu ! Mais bon, ce n’est pas bien grave du moment où les choses avancent dans le sens que j’ai prévu.

Les Franciscains, quant à eux, commencèrent à s'ouvrir à des cultures non-chrétiennes avec le monde musulman, dans l'Espagne chrétienne. De là, ils lancèrent des missions en Afrique du Nord, non sans avoir développé la connaissance et l'usage de la langue arabe, mais aussi du Talmud.

Le succès des entreprises missionnaires du XIIIe siècle fut cependant limité dans le temps. L'isolement de ces Églises « lointaines », ou encore l'hostilité des pouvoirs locaux au christianisme, finit par avoir raison de la majorité de leurs fondations, durant les XIVe et XVe siècles.

Une nouvelle ère s'ouvrit pour l'évangélisation à la fin du Moyen Âge, en 1492, avec l'achèvement de la Reconquista par la prise de Grenade, en Espagne et avec la découverte de

l'Amérique, bientôt suivie de sa conquête.

Avant l'époque des grandes découvertes, l'expansion du christianisme restait bloquée au sud et à l'est de la Méditerranée par un monde musulman qui va passer en grande partie sous domination turque et qui reste imperméable à la diffusion du christianisme.

Les Portugais avaient entrepris l'exploration des côtes de l'Afrique depuis le début du XVe siècle. Dés le retour de Christophe Colomb en 1493, les deux nations ibériques demandent l'arbitrage du pape Alexandre VI pour se partager le monde. Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494 institue une ligne de partage qui passe à cent lieues à l'ouest des Açores. Cette délimitation de souveraineté est étendue, quelques années plus tard, à l'activité missionnaire: En 1508, par la bulle Universalis Ecclesiae, l'Espagne obtient le monopole des missions dans la zone qui lui avait été attribuée contre l'engagement d'envoyer des missionnaires en nombre suffisant, de leur procurer le passage gratuit, de construire des églises etc. En 1514, un statut symétrique est accordé aux Portugais. Il s'agit en fait d'une régularisation, car ces derniers s'étaient déjà assurés, au milieu du XVe siècle, de l'exclusivité missionnaire dans le monde entier, du temps où ils étaient la seule puissance maritime. Le Saint-Siège qui n'a ni moyens financiers propres, ni structure missionnaire centralisée, sous-traite ainsi l'organisation des missions aux souverains catholiques.

Vous allez me dire que je vous bassine avec l’histoire ancienne… Ok, d’accord, revenons à votre époque actuelle où le mélange religion politique et vraiment d’actualité.

Il y a eu du chemin depuis et j’ai localisé mon quartier général aux USA pour des raisons que j’exposerai plus tard dans un chapitre dédié.

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