Ceux qui ont modifié les écritures (Les évangiles - 2ème partie)

Publié le par Satan

Comment j’ai réussi à cacher ces supercheries ?

 

Pour masquer ces fraudes évidentes, l’église interdira sous mes ordres, jusqu’à la réforme protestante, la diffusion de l’ancien testament ainsi que sa traduction à l’usage des masses qu’elle voulait maintenir dans l’ignorance (d’autres chapitres de ce livre vous expliqueront les dispositifs et les mécanismes mis en place pour vous maintenir dans l’ignorance de l’essentiel).

 

En effet, l’ancien testament fourmille d’appellations métaphoriques : Père, fils, engendré, Dieu, etc. pour qualifier des créatures angéliques ou humaines, et il était plus prudent pour moi de le cacher.

 

Toute question théologique, pourtant justifiée par le légitime souci de recherche de la connaissance, de la part des chrétiens, auprès de leurs docteurs « savants », se soldait souvent par le couperet du « mystère insondable », notion géniale que j’ai inventée pour botter en touche quand ce devient gênant. Et ceux qui insistaient trop risquaient bel et bien le bûcher de l’inquisition que j’ai soigneusement mis en place.

 

Tiens, il suffit de réfléchir et d’être un brin observateur :

·         Dans les 4 Evangiles canoniques, cherchez bien : jamais Jésus n'évoque les dogmes actuels (péché originel porté par tous les hommes; Jésus fils que Dieu a envoyé et sacrifié pour laver ce péché; rédemption par la seule foi dans le sacrifice de Jésus; Jésus est Dieu lui-même; la Trinité…) : étonnant non ?

·         Le contraire est même parfois lisible (Jean 5:30; Luc 11:20; Jean 8:40 "Moi qui vous ai dit la vérité" selon la Traduction Œcuménique de la Bible qui a "oublié" un mot de l'original Grec "moi, UN HOMME qui vous ai dit la vérité" !!! (J'y perds mon Latin... pardon, mon Grec !). Bon d’accord, mon équipe a « oublié » un mot pour corroborer la nouvelle théorie du « fils de Dieu » et faire triompher mon stratagème, vous n’allez pas vous formaliser pour un mot non ?!

 

 

Comment j’ai réussi à rendre définitive la rupture de l’engagement ?

 

En réalité, cela n’a pas été si simple. En effet, dès l’origine de l’Eglise Chrétienne, des querelles doctrinales eurent lieu, mettant en péril mon stratagème.

 

A l’époque où les apôtres de Jésus vivaient encore, ces querelles étaient déjà assez importantes. D’ailleurs, Paul se plaint dans ses lettres de la défection de nombreuses « églises » (groupement de chrétiens) qu’il avait fondées et qui s’étaient rattachées à d’autres prédicateurs concurrents.

 

Les épitres de Paul relatent une importante querelle doctrinale entre les légalistes (dont Pierre, chef des apôtres, désigné par Jésus) et les libéraux (dont le chef est Paul), au sujet de la place à accorder à la Loi hébraïque de l’Eglise primitive. Finalement, c’est Paul qui l’emporta (et ce fut pour moi une victoire historique), puisque l’abandon des préceptes de la Torah fut généralisé : circoncision, abstention de la viande de porc (vous avez mangé quoi à midi ?), etc.

 

Certes, les rabat-joies diront : ce ne sont pas là les fondements les plus importants de la Torah qui étaient mis en cause. L’essence de la Loi consiste il est vrai comme le résumait Jésus selon les évangiles, à adorer le seul Dieu Unique, par-dessus tout, et à aimer son prochain comme soi-même.

 

Mais ce même Jésus avait, selon ces mêmes versions de l’Evangile, dit que pas un iota de la Loi ne sera aboli (vous comprenez donc l’importance des choix que j’ai inspiré à Paul).

 

Mes ces premières querelles et divisions n’étaient encore rien à côté des séditions et schismes graves qui allaient ensanglanter la chrétienté dès le second siècle, avec les dissensions créées par les hérésiarques Montan, Marcion et Manès (Mani), des collaborateurs à moi si vous préférez.

 

J’ai demandé à Mani de prétendre être le Paraclet (l’autre intercesseur) annoncé par Jésus. Il disait aussi être la réincarnation de Bouddha et de Zarathustra (je l’avoue, c’était pour ratisser large dans la région).

 

Son « Eglise de Lumière » était en réalité une secte syncrétique (j’ai fait là du patchwork entre christianisme, bouddhisme et mazdéisme), professant le dualisme (co-éternité des dieux, ou de deux principes, du Bien et du Mal), en contradiction avec l’orthodoxie monothéiste qui affirme l’unicité principielle, Satan, votre serviteur, n’étant qu’une créature de Dieu qui s’est rebellée contre lui, mais qui ne peut malheureusement rien contre la volonté de Dieu.

 

L’influence du manichéisme sur la chrétienté fut considérable et souvent mal évaluée. L’ascétisme extrême prôné par cette hérésie (qui diabolise le corps et toute la matière) a trouvé un terrain favorable dans le subconscient chrétien.

 

Cette influence pernicieuse mais géniale aboutira notamment, au 12e siècle, à l’interdiction du mariage des prêtres dans l’église catholique.

 

Encore un mot sur Mani. J’ai réussi à implanter sa puissante secte dans tout l’ancien monde durant des siècles : en Perse, son berceau, mais aussi en Anatolie, Grèce, Rome, Afghanistan, Balkans, Arabie, Inde, Afrique du Nord, Chine. Le théologien Augustin fut membre de cette secte avant de se convertir au catholicisme et décrivit le manichéisme comme « une fiction monstrueuse et une falsification de bout en bout ». Eh oui ! Monsieur Augustin croit avoir fait La bonne affaire en allant vers le dogme trinitaire, pff ! vous voyez, c’est assez ancien, mais j’en ris encore aujourd’hui !

 

L’influence manichéenne ne toucha d’ailleurs pas que la chrétienté, mais toutes les religions de l’ancien monde (un bon concept comme celui-là, j’avais tout intérêt à l’utiliser le plus largement possible).

 

Dans le monde musulman, elle fit également des ravages, et fut à l’origine de la naissance de diverses sectes hérétiques (Fatimides, Assassins d’Alamût, Qarmates, Alaouites, Druzes, etc.).

C’est toujours ça de pris car l’Islam avec son Coran intact, offre une résistance particulièrement forte contre mes stratégies d’altération du texte et donc du message (on en parlera plus tard, cet ennemi nécessite en effet l’intervention de plusieurs de mes soldats et des stratégies plus complexes).

 

Revenons à l’église chrétienne primitive. La grande rupture de l’Alliance (Engagement, Lien, Testament), n’était pas encore consommée, car la foi monothéiste n’avait pas encore été déracinée du christianisme primitif. Mon travail n’était donc pas encore achevé.

 

L’abandon progressif de la Loi ne suffisait pas, à lui seul, à rompre cette alliance accordée par Dieu aux premiers disciples de Jésus, car l’Unicité de Dieu n’était pas encore définitivement mise en cause.

 

Mais au début du quatrième siècle après J.-C., au premier Concile de Nicée (325), l’orthodoxie fut écrasée, avec la victoire de mes alliés contre Arius, prêtre d’Alexandrie, farouche et dernier grand défenseur du monothéisme absolu dans le christianisme.

 

Des dizaines d’évangiles circulaient dans la chrétienté jusqu’à ce Concile.

Mes alliés dans l’église ont décidé de n’en retenir que 4, déclarant apocryphes les autres qui étaient gênants pour le nouveau dogme.

 

Par ailleurs, pour simplifier, les 4 Evangiles canoniques ne sont pas 4 récits indépendants mais une même histoire écrite et réécrite au fil du temps :

  • Marc qui vient en premier est parfois corrigé ou contesté par Matthieu.
  • Luc qui leur succède, réécrit Marc et Matthieu.
  • Et Jean qui intervient en dernier, fait le ménage dans les 3 autres pour rédiger son propre texte !

 

C’est donc à l’issue d’un congrès qu’a été définie la « parole de dieu », pour les chrétiens, trois siècles après le départ de Jésus ! C’est marrant non ?

 

Mis en minorité par mes évêques partisans de la déification du prophète Jésus, Arius fut persécuté par la hiérarchie ecclésiale. Constantin premier était devenu croyant grâce à Arius. Mais dépassé par les événements à Nicée, l’Empereur romain craignit de diviser l’Eglise et entérina sous ma pression la décision majoritaire. Ah ! La démocratie majoritaire : j’adore ce concept !

 

Arius s’exila pour échapper à ses persécuteurs. Ses disciples furent persécutés durant des siècles par mes alliés qui avaient divinisé Jésus (puis divinisé le Saint Esprit).

 

Après cette étape de mon stratagème, la foi monothéiste pure n’existait plus que dans la partie « Arienne » de la chrétienté, dans l’église d’Arius, qualifiée d’hérétique par les véritables hérétiques, on l’occurrence mes amis trinitaires. L’église Arienne (ou chrétienne authentique, fidèle à Jésus et à Pierre) était répandue en Europe, notamment en Gaule Romaine, en Espagne et au Maghreb, il fallait donc finir le job dans ces endroits.

 

En Gaulle, je me suis appuyé sur un valeureux collaborateur : le tyran Clovis.

 

Ancien païen polythéiste converti à la trinité (ce que vous appelez maintenant catholicisme). C’était un barbare sanguinaire qui, sous mon commandement, convertissait de force les ariens au catholicisme, sous peine de mort.

 

Mon adjoint sur cette affaire, l’Evêque de Rome (le Pape si vous préférez), le chef de mes amis trinitaires, trouva en Clovis son bras armé pour répandre l’hérésie et détruire la véritable religion de Jésus.

 

C’est pourquoi la France fut appelée « la fille ainée de l’Eglise » par Rome, car son fondateur éponyme (Clovis, roi des Francs) fut le premier monarque barbare d’Europe à soutenir officiellement ma secte trinitaire.

 

Ainsi les peuples chrétiens ariens furent défaits par Clovis. L’église d’Arius survécut en Afrique (grâce aux Vandales) et en Espagne (grâce aux Wisigoths) jusqu’à l’arrivée de l’Islam. Les derniers ariens (chrétiens authentiques) entrèrent alors en masse dans la religion musulmane.

 

En fait, ils ne changeaient pas de religions, mais simplement modifiaient leurs rituels car leur religion était déjà une forme de soumission à Dieu (Islam en arabe) et ils attendaient tous avec impatience l’arrivée de « l’autre intercesseur » (le Paraclet) que Jésus avait annoncé avant son ascension vers Dieu.

 

Peu importe, tous les ennemis de mon stratagème étaient regroupés à présent, et j’allais pouvoir concentrer contre eux l’ensemble de mes forces.

 

La domination Franque (trinitaire) culmina sur la Gaulle avec Charles Martel qui combattit les musulmans près de Poitiers. L’Islam put néanmoins s’établir malheureusement dans tout le sud de la Gaulle durant près de deux siècles.

 

La domination Franque s’étendit ensuite sur toute l’Europe avec Charlemagne (« sacré Charlemagne »), qui combattit les musulmans dans les Pyrénées.

 

Vous avez compris : Le trinitarisme était devenu majoritaire. La véritable religion du Christ ne se trouvait plus désormais que dans l’Islam.

 

Je poursuivais donc mon stratagème par les croisades.

 

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire, voici une anecdote intéressante : Ces croisades ne furent pas dirigées contre les musulmans seuls, mais aussi contre les Cathares dans le sud de la France. Rome reprochait à ces derniers de n’accepter que le seul évangile de Jean comme authentique.

 

Cette accusation fallacieuse n’avait pour but que de justifier leur extermination. Cette soi-disant « guerre sainte » (j’aime bien donner des noms sympas à mes opérations d’extermination) était la conséquence de l’Anathème (appel au génocide total) proféré par Rome et le roi de France (Philippe II Auguste) à leur encontre. En langage biblique traditionnel, Anathème signifie destruction complète.

 

Mon allié, le sanguinaire Simon de Montfort, mena alors une impitoyable croisade contre les Cathares (Albigeois). En prenant d’assaut la ville d’Albi (qui n’abritait pas que des Cathares, mais aussi des fidèles de Rome), il dit : « Massacrez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » (voilà donc d’où provient cette expression devenue populaire en France). La raison réelle était que le Roi (avec la bénédiction du Pape et la mienne) avait promis à Montfort tout ce que ce dernier désirait comme possessions territoriales (une sorte d’intéressement au résultat que j’avais imaginé à l’époque).

 

Mais revenons à ma guerre contre l’Islam à présent.

 

En 680, au troisième concile de Constantinople, mon Eglise trinitaire (encore relativement unie) avait décrété l’Anathème contre l’Islam. Il s’agit du génocide complet de tout un peuple : hommes, femmes et enfants ! Il ne fallait pas laisser des survivants qui risqueraient de saboter mon projet.

 

En conséquence ? Ce fut au tour des musulmans et des juifs d’Espagne de connaître la Terreur de la Reconquista et de l’Inquisition.

 

Vous comprenez que l’obscurantisme trinitaire que j’ai instauré ne pouvait subsister en effet que par la terreur et la conversion forcée, car ses fondements théologiques sont un défi à la raison. Un n’égalera jamais trois, à moins de menacer du bûcher ceux qui savent compter ! Ce que firent d’ailleurs mes amis trinitaires de toutes tendances : catholiques, orthodoxes et, un peu plus tard, protestants.

 

Ces trois branches de la chrétienté professent la trinité, elles sont issues de la majorité déviante du premier concile de Nicée (325) et du premier concile de Constantinople (381).

 

Concernant ce nouveau concept de trinité que j’ai imaginé, voici une anecdote qui vous montre que toutes mes initiatives n’ont pas été couronnées de succès (la faute à des collaborateurs qui ne sont parfois pas à la hauteur) :

 

Dans la première épître de Jean (1 Jean 5, 7-8) mes alliés avaient rajouté « le Père, le verbe et le Saint-Esprit » entre les versets 7 et 8, pour accréditer le dogme de la trinité ! Mais l’église catholique elle-même reconnut cette interpolation frauduleuse et la fit disparaître dans les versions modernes de la Bible. On avait l’air fin ! Heureusement que les gens ne savent pas, et que le peu qui savent oublient !

 

 

D’ailleurs, dès que l’Eglise perdit ses bras séculiers (ses soutiens étatiques) l’expansion de l’Eglise s’arrêta brusquement dans le monde. C’est une réalité historique incontestable.

 

Mais cette leçon m’a servi également, j’ai donc ré investi le champ politique et militaire en soutien à la doctrine trinitaire contre le monothéisme. Vous n’avez qu’à observer attentivement les guerres actuelles dans le monde pour identifier les fronts dans lesquels je combats le monothéisme (regardez bien derrière mes chars où sont cachés mes évangélistes trinitaires qui attendent l’heure propice pour convertir les âmes aux abois).

 

Revenons maintenant en quelques lignes sur mes croisades contre l’Islam.

 

A Jérusalem, mes soldats croisés perpétrèrent d’effroyables massacres contre les musulmans et les juifs. Ces derniers avaient vaillamment défendu la ville aux côtés de leurs frères d’armes musulmans. Mes croisés les firent brûler vifs dans leurs synagogues.

 

Affamés après un long siège, certains amis barbares croisés firent rôtir des nouveaux nés qu’ils mangèrent. Ceux-sont des chroniqueurs croisés eux-mêmes qui ont stupidement relaté ces faits (comme quoi, on n’arrive pas toujours à contrôler la communication de tous ses collaborateurs)

 

Je ne peux pas vous parler des croisades sans évoquer l’Ordre du Temple.

L’Ordre du Temple (composé de chevaliers francs catholiques), qui avait sévi en Palestine, au Liban, en Egypte, s’était considérablement enrichi au contact de la civilisation arabo-musulmane.

 

Les Templiers ont de ce fait acquis une suprématie culturelle, économique et morale qui a excité contre aux des jalousies dans le reste de la chrétienté. Comme on ne trouva rien à leur reprocher sur le plan idéologique, car c’étaient aussi de rusés savants en matière de religion chrétienne, on les accusa de perversion sexuelle, de sodomie, de sorcellerie, d’idolâtrie, et surtout, le pire, de conversion à l’Islam ! C’est tout ce que j’ai trouvé avec Philippe Le Bel et ses clercs théologiens comme prétexte pour les anéantir et accaparer leurs richesses.

 

Mais si les dirigeants de l’Ordre furent brûlés vifs, le précieux savoir accumulé par les Templiers ne fut pas entièrement perdu. Beaucoup d’entre eux retournèrent dans la vie civile, en y apportant leurs métiers, notamment celui d’Architecte, de maçon, de charpentier, etc. Un peu plus tard émergèrent des organisations corporatives, et notamment les premières « franc-maçonneries », constituées de maîtres, compagnons et apprentis. Ces franc-maçonneries acceptèrent d’intégrer dans leurs loges (réunions) des non maçons issus d’autres corps de métiers.

 

C’est ainsi que naquit peu à peu la franc-maçonnerie moderne, surtout constituée d’intellectuels de tous horizons.

 

Ces loges devenaient des refuges pour la pensée, la recherche, la communication, toute chose qui était bridée dans les pays chrétiens intolérants.

 

La Franc-maçonnerie permit à mon grand damne de sauver de l’anéantissement des pans entiers de la science (aussi bien profane que sacrée). Il fallait donc absolument que je m’en occupe.

 

La Franc-maçonnerie constitue un courant  de pensée traditionnel important, mais avec mon concours, elle a dégénéré, s’est divisée, et a donné naissance à des regroupements très éloignés des ses buts initiaux fondamentaux.

 

Par exemple, le Grand Orient de France est quasiment sorti de la franc-maçonnerie traditionnelle en abandonnant enfin toute référence à Dieu l’Unique (appelé « le Grand Architecte de l’Univers» dans les autres obédiences traditionnelles maçonniques). Détournement et neutralisation réussis !

 Mais revenons rapidement en arrière, dans l’histoire du christianisme.

 

La chrétienté continua donc sa dégénérescence, son involution, son éclatement, après les croisades et la destruction de l’Ordre du Temple.

 Un peu plus tard, au 16è siècle, j’ai décidé d’aller plus loin avec les divisions entre chrétiens trinitaires qui aboutirent à la réforme protestante (ou plutôt aux réformes) de Calvin et de Luther, d’Angleterre.

 

Le protestantisme a produit sous mes ordres une foule innombrable de petites et grandes sectes.

 

Le groupement des Témoins de Jéhovah, par exemple, l’une de mes dernières inventions, s’y rattache historiquement.

 

Le protestantisme, d’un point de vue lucide et informé (Allez ! soyons honnêtes, on est entre nous !), est un christianisme encore plus dégénéré sous l’influence du « modernisme ».

 

La spiritualité authentique y est submergée par une dérive rationaliste. On peut d’ailleurs le constater facilement : les protestants doutent de plus en plus ouvertement des miracles de Jésus, de la virginité de Marie mère de Jésus, etc. Pour ce qui est de la tolérance, ce n’est pas sur ce terrain que les catholiques et les Protestants se différencient. Les deux camps commirent et commettent les mêmes atrocités. Calvin fut un tyran ordinaire à Genève. Quant à Luther, il bénit le massacre d’une partie de ses fidèles (protestants communistes) par les Princes Allemands (c’est juste pour vous situer un peu les personnages fondateurs).