Ceux qui ont modifié les écritures (Les évangiles - 1ère partie)

Publié le par Satan

Ceux qui ont modifié les écritures


Prenons maintenant les évangiles du christianisme

 

Tout chrétien sait que Jésus n’a rien écrit ni commandé d’écrire. De sa vie et de ses paroles ne restent que des « évangiles » différents et souvent contradictoires, rédigés comme aide mémoire par des disciples des apôtres, à leur propre initiative.

Donc, dès le départ, les évangiles ne sont pas la parole de Dieu.

Malgré tout, mon action s’est poursuivie après la venue de Jésus, et c’est là que j’ai connu mes plus grands succès que je m’en vais vous narrer pas plus tard que tout de suite.

Je vais vous parler dans un premier temps de deux personnages illustres de la chrétienté : Paul et Mathieu.

Paul, qui n’a même pas connu Jésus, a tout simplement aboli la Loi (la Torah) que Jésus dit pourtant être venu confirmer !

Mais qui était donc ce Paul qui a redéfini la religion de Jésus ? (à Paul seul appartiennent près d'un quart des textes du Nouveau Testament, excusez du peu !).

 

Paul était un ancien persécuteur de chrétiens, un chef de la garde du Grand Sanhédrin (haute instance du Rabbinat Juif) et un citoyen romain.

 

Il se convertit suite à une illumination (de votre serviteur) sur la route de Damas.

 

Puis il s’imposa comme fondateur d’églises en Anatolie et en Grèce, et rivalisa avec les apôtres judaïsants, Pierre (pourtant désigné chef par Jésus) et Jacques.

 

C’est Paul qui produisit la rupture culturelle et morale d’avec le Judaïsme, afin de faciliter la conversion des Gentils (c'est-à-dire les illettrés, les non juifs en général, notamment les grecs et les romains) à ce qui devenait ainsi une « nouvelle religion ».

 

Certes, Paul et d’autres apôtre réprouvent le pêché, ils exigent même un idéal de vie quasi surhumain. On peut dire qu’à certains égards, leur loi est encore plus sévère que la Torah.

 

Mais puisqu’ils ne disposaient d’aucun pouvoir temporel (et ne le recherchaient pas), leurs recommandations restaient souvent des vœux pieux dans les églises qu’ils fondaient. Car, pour eux, et surtout pour Paul, le sang de Jésus avait déjà lavé les pêchés du monde, et seule la foi, finalement, suffisait au salut.

 

L’interprétation de Paul est déjà fortement déviante par rapport aux paroles de Jésus consignées dans les versions évangéliques (Jésus n’ayant jamais prétendu que son sang aurait des capacités de lavage quelconques).

 

A sa suite, les déviations par rapport au message évangélique ne firent que s’amplifier, pour aboutir, à l’orée du quatrième siècle, à la géniale hérésie trinitaire (la Trinité : vous savez le Père, le Fils, le Saint-Esprit trois en un) .

 

Puis après la prise du pouvoir politique, à une intolérance et une agressivité unique dans l’histoire des religions.

 

Ne pouvant s’étendre pacifiquement, cette nouvelle religion a utilisé la force tout au long de son histoire, depuis l’éradication du véritable monothéisme chrétien (dont un des derniers défenseurs fut Arius), les guerres de conversion forcées de Clovis, le Génocide contre les Cathares, les croisades contre l’islam, les guerres de chevaliers teutoniques dans le nord de l’Europe, jusqu’aux massacres et aux conversions forcées des indiens d’Amérique du sud par les Conquistadors hispaniques, etc.

 

Le deuxième personnage, c’est Mathieu.

 

Matthieu, qui n’est pas l’auteur direct de l’évangile de Mathieu, ne peut de ce fait être accusé d’un quelconque mensonge.

 

Ceux qui ont rédigé son évangile ont recouru aux « pieux mensonges » dans un but prosélytique. Il n’y a pas de « pieux mensonge » quand on falsifie la parole de Dieu, même si l’intention est de faire du prosélytisme forcené en comptant sur l’ignorance d’une partie des gens. Mais c’est une idée que j’ai utilisée et que j’utilise encore de vos jours comme vous allez le voir dans d’autres chapitres.

 

Cela fait certes désordre dans un texte autrefois présenté comme la parole de Dieu himself. La Torah dit en effet : « vous n’y ajouterez rien et n’en retrancherez rien ». Et Jean dans son Apocalypse, remet une couche et renforce cette interdiction en y adjoignant une malédiction.

 

Peu importe, je sais qu’on ne falsifie pas impunément la parole de Dieu, la lumière n’est pas le produit des ténèbres, et puis c’est tout !

 

Voilà, je tenais simplement à évoquer Matthieu parce qu’il a inventé cette notion fabuleuse des « pieux mensonges » et fut le premier à l’utiliser de manière significative dans son évangile.

 

Le scoop !!

 

Deux autres éléments : les chrétiens d’aujourd’hui sont convaincus dans leur majorité que Jésus est mort sur la croix et bien sûr que Jésus n’est autre que le fils de Dieu ! Cette double supercherie n’aurait pas pu avoir lieu sans l’aide de votre serviteur… Je vous vois les yeux écarquillés d’admiration ! Lisez plutôt ce qui suit.

 

Dans l’Epitre de Paul aux hébreux, on peut lire : « c’est ainsi que le Christ ne s’est pas donné lui-même la gloire de devenir grand-prêtre ; non, c’est Celui qui lui a dit ‘tu es Mon fils, c’est Moi qui t’ai engendré aujourd’hui’ et ‘tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Malchisédech. C’est lui (Jésus) qui, au jour de sa chair, offrit des prières de supplication avec un cri puissant et des larmes à Celui qui pouvait le sauver de la mort ; et il fut exaucé de sa pitié ».

 

Je vais d’abord vous en expliquer le sens précis puis comment j’ai manipulé les esprits des uns et des autres pour parvenir à diviniser Jésus et installer le génial mensonge de la crucifixion.

 

Tout d’abord : Melchisedech. Il s’agit d’un grand-prêtre d’un autre  peuple, qui d’après le livre de la Genèse, avait béni le prophète Abraham.

 

La supplication avec un cri puissant et des larmes : c’est une allusion à la fameuse Passion, de Jésus la veille de son arrestation. Les évangiles relatent en effet la terreur de Jésus devant l’approche du Martyre, au point qu’il transpirait du sang ! Et il demanda à Dieu de lui épargner ce supplice : « Père, si Tu veux, écarte de moi cette coupe (c'est-à-dire ce supplice) ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la Tienne qui se fasse ».

 

En effet, Dieu avait prévenu Jésus de ce qui allait arriver.

 

Reprenons le passage de l’épitre de Paul « et il fut exaucé de sa pitié ».

 

Paul dit textuellement, qu’après sa supplication à Dieu Jésus a été exaucé. Donc, il n’a pas été crucifié, il n’est pas mort sur la croix, malgré les apparences. Comment est-ce possible ? Tout simplement Dieu a jeté l’apparence de Jésus sur un de ses compagnons qui fut alors crucifié à sa place.

 

Mais ne nous écartons pas du sujet principal. D’où Paul sort-il que Dieu aurait dit à Jésus « tu es Mon fils », « tu es prêtre », etc. ?

 

On a beau chercher dans les quatre évangiles et dans tout le reste du Nouveau Testament : aucune trace de ces paroles. Alors, vous allez me dire, d’où viennent-elles ? La réponse est assez cocasse : de l’Ancien Testament, longtemps avant que Jésus naisse, dans les Psaumes plus exactement, et ces paroles s’adressent …. Au Roi David !

 

Et, je précise encore, les termes « fils de Dieu », « engendré » sont légion dans l’Ancien Testament, qu’ils ne s’appliquent pas du tout à Jésus, et qu’ils sont de surcroit purement métaphoriques, ainsi que l’ont toujours compris les orthodoxes et les premiers chrétiens avant le Concile de Nicée en 325.

 

Paul s’est tout simplement ‘inspiré’ pour « Tu es Mon fils » et « Tu es prêtre » des Psaumes de David : « Je publierai le décret de Yahvé ; il m’a dit ‘tu es Mon fils, aujourd’hui. Je t’ai engendré : Demande-Moi et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre ; tu les broieras avec un sceptre de fer, comme un vase de potier tu les fracasseras’ ».

 

Rappelons que ce psaume est attribué à David qui fut en effet un prophète et un guerrier. Il dut conquérir son trône les armes à la main. Il est donc évident que ce passage du Psaume en question s’applique bien à David et à son fils Salomon. Car Jésus n’a broyé aucune nation avec un sceptre de fer ! Sacré Paul, il ne recule devant rien même devant ce type de plagiat !

 

Revenons deux secondes à cette supplication de Jésus à Dieu, qui montre bien que Jésus n’est pas Dieu, sinon il n’aurait pas besoin de se supplier ainsi lui-même. Il fait au contraire bien la distinction entre la volonté de Dieu et la sienne. Mais en abandonnant sa volonté propre, cette dernière ne fait plus qu’une (métaphoriquement) avec celle de Dieu.

 

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les métaphores évangéliques concernant l’unité du Père et du Fils (Il s’agit bien sûr de l’abandon par Jésus de sa volonté propre, ou libre arbitre, devant la seul volonté de Dieu).

 

Il est clair de ce point de vue, que la plupart des chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants), ont rompu avec la tradition authentique et monothéiste dont ils étaient issus. Cette rupture a été consommée au quatrième siècle après J.-C. (suite à ma victoire au Concile de Nicée). J’ai mis beaucoup de temps et d’énergie, mais j’y suis bel et bien arrivé !

 

Le moment le plus favorable pour moi pour glisser la supercherie « Fils de Dieu » a été le passage de la culture littéraire sémitique – caractérisée notamment par le recours à l’hyperbole (et ces métaphores « familiales » en sont un exemple très fréquent) – à la culture grecque, qui a été l’occasion de cette méprise sémantique.

 

Chez les Juifs, ces termes étaient absolument et clairement métaphoriques et couramment utilisées dans l’ancien testament. Transposés dans le monde grec, où existaient déjà des divinités « engendrées » les unes par les autres, ces métaphores d’origine hébraïque, en s’hellénisant donc, ont pris une toute autre connotation, et se sont confondues avec croyances polythéistes pré établies dans le monde gréco-romain (et égyptien).

 

Là se trouve l’origine de la déification du prophète Jésus, ainsi que celle du Saint Esprit, lequel, en réalité, peut désigner des anges (notamment Gabriel), mais aussi des prophètes et des saints ayant reçu de Dieu une très grande grâce spirituelle.

 

Mais heureusement, les Hommes ne comprennent pas toujours ce qu’ils lisent, car Jésus avertit dans l’évangile « heureux celui pour lequel je ne serais pas une pierre d’achoppement ».

 

C’est un avertissement clairement adressé à ceux qui pourraient trébucher sur la qualité et la nature du Messie. Et à ceux qui l’auront divinisé et lui diront « Seigneur ! Seigneur ! », il répondra « Eloignez-vous de moi, je ne vous connais pas » comme on peut lire dans les évangiles.

 

En résumé donc, la citation « tu es Mon fils » de Paul, prise dans les Psaumes, on ne peut que conclure que la citation existe effectivement, mais qu’elle est détournée de son objet. Elle ne s’applique pas à Jésus mais à David. La lecture de ce Psaume ôte tout doute à ce sujet (pour des gens qui raisonnent évidemment, mais vous êtes heureusement tellement peu à la faire). D’ailleurs, il y a de quoi rester perplexe devant ces manipulations des textes par Paul et Matthieu.

 

 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :