Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 17:35

SOMMAIRE      (en rouge, ce qui est déjà rédigé par Satan, le reste viendra)

 

Mon histoire

 

Ma stratégie

 

Mes méthodes

 

Mes alliés et soldats

·        Ceux qui ont modifié les écritures

·        Les non croyants

·        Les églises

·        Les fausses religions

o       Le Bouddhisme

o       L’Hindouisme

·        Darwin et les matérialistes

·        Les extrémistes religieux

·        Les croyants ignorants qui croient bien faire

·        Les maîtres du monde des idées

o       Propagande, Désinformation, Manipulation

o       Faiseurs d’opinions (amalgames…)

o       Théorie Darwin

o       Traducteurs

o       Parmi les média (qui, pour quoi, contre quoi)

·        Les maîtres du monde politique

o       Les néoconservateurs

o       Les Etats-Unis : délocalisation de mon QG

o       Les sionistes (chrétiens)

o       Israël et ceux qui la soutiennent

o       Les lobbies homosexuels

o       Les semeurs de zizanie (caricatures, théoriciens du choc de civilisations, Benoit 16) 

o       Les mauvais gouvernants

·        La maîtres du monde économique

o       Les alcooliers

o       Les cigarettiers

o       Les lobbys du sucre et du sel

o       OGM, Monsanto et leurs amis

o       Les fabricants d’armes

o       Ceux qui sèment le désordre, détruisent la nature, la santé (, conservateurs, industrie, financiers…)

·        VOUS TOUS : eh oui, vous bossez pour moi ! par intermittence pour certains, bêtement souvent, mais je me sers potentiellement de tous (c vous qui savez très bien quand et à quel point)

 

Les irréductibles qui peuvent perturber mon dessein

·        Le coran : mon véritable ennemi

·        Les savants, le savoir et l’esprit critique

 

La bataille continue

 

ANNEXES

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 17:34

Mon histoire

Qui suis-je ?

 

Je suis Satan ! Je suis tout simplement et en toute modestie la créature la plus populaire depuis le début de la création. La plus populaire car la plus connue : vous avez sans doute entendu parler de moi… Satan, Malin ou Démon pour les uns,  Evil, Devil, Diablo, Iblis ou encore Chaytane pour les autres…  mais aussi la plus aimée car une grande partie des humains que vous êtes m’écoute et suit le chemin que je trace pour les hommes…

 

Mais je vous rassure tout de suite, ce grand amour n’est absolument pas réciproque, je ne vous aime pas, je vous hais et je vous méprise… vous avouerez qu’il y a de quoi…

 

D’où vient mon inimitié pour vous ?

 

Dieu m’a créé avant l’Homme. J’étais plutôt apprécié à l’époque. Dieu m’a créé de feu alors qu’il vous a créés (Adam le premier d’entre vous) d’argile. Il est assez évident que ma nature est bien supérieure à celle d’Adam et donc à votre nature à tous.

 

J’ai donc assez logiquement refusé l’ordre de Dieu de me prosterner devant Adam (et puis quoi encore !). Toujours est-il que Dieu n’avait pas apprécié, et je fus chassé du ciel et l’objet d’une malédiction qui durera jusqu’au jour de la Résurrection.

 

De là est né dans mon cœur une haine teintée de mépris pour Adam et sa descendance : vous !

 

Mon but : vous entraîner avec moi en Enfer

 

Je me suis promis de vous pourrir la vie, et de vous entrainer avec moi en enfer.

 

Je sollicitai donc auprès de Dieu un délai pour mettre en œuvre ma vengeance, ce qui me fut accordé jusqu’au jour du jugement dernier.

 

Dieu accepta et me dit: "Va- t- en! Quiconque d'entre eux te suivra... la sanction sera l'Enfer". OK ! Marché conclu ! C’est exactement la mission que je me suis donnée !

 

Dieu eut beau vous avertir dans ses livres («Le diable est pour vous un ennemi. Prenez- le donc pour ennemi. Il ne fait qu'appeler ses partisans pour qu'ils soient des gens de la fournaise. ») et par ses envoyés, les résultats sont là !

 

Ma première victoire : l’expulsion d’Adam et Eve du paradis

 

L’une de mes premières réalisations (excusez du peu !) fut de provoquer la sortie d’Adam et de sa femme de l’Eden originel.

 

Cela remonte au temps où Dieu installa Adam et son épouse au paradis. Je leur embellis la désobéissance, et leur promis la vie éternelle s’ils mangeaient le fruit défendu.

 

Adam me suivit en me croyant sincère et se mit ainsi en état de désobéissance par rapport à son Maître et fut expulsé du paradis ! Yes ! 1 partout ! Mais je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin ! Mon objectif est de tous vous entraîner en enfer ! Tous, c'est-à-dire vous, vos parents, vos enfants, etc…

 

Quel génie

 

Je sais ce que vous vous dites : Quel génie ! Mais comment fait-il tout ça ? Et puis n’est-il pas un peu prétentieux ?

 

Prétentieux ? Vous allez vite comprendre… Je vais vous présenter quelques unes de mes méthodes, vous allez apprendre à me connaître et à me reconnaître dans votre vie, car je suis présent avec vous partout et tous les jours. Vous allez aussi comprendre qu’il est parfaitement inutile de résister.

 

Mais d’abord et surtout, de grâce, ne croyez pas un instant être suffisamment intelligent pour échapper à mon emprise. Ceux que vous estimez les plus intelligents (vos guides, leaders d’opinion, prix Nobel, gouvernants, idoles,…) travaillent en ce moment même sous mes ordres et appliquent mes directives. Alors votre intelligence, vous savez ce que j’en pense !!

 

 

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 17:27

Ma stratégie

 

Vous avez bien saisi mon objectif principal : vous entraîner tous en enfer !

 

Mon objectif secondaire, mais qui me tient tellement à cœur, est de détruire l’ordre que Dieu a créé pour les hommes (plus précisément le faire détruire par les hommes eux-mêmes), et ce pour prouver à Dieu que l’homme est un destructeur de l’ordre et ne mérite certainement pas la suprématie qu’il lui accordée sur moi.

 

Ma stratégie pour atteindre ces objectifs est somme toute assez simple :

 

  • Vous entraîner vers l’enfer
  • Pour cela, vous faire dévier du chemin voulu par Dieu
  • Pour cela, brouiller voire inverser votre vision du bien et du mal
  • Moyens que j’utilise :

 

  •  
    • tous les vecteurs faiseurs d’opinion (personnalités et organismes politiques, économiques, médiatiques ou même militaires) dominés par mes alliés et mis à mon service
    • tout l’argent nécessaire à l’égarement, au recrutement et à la motivation de mes alliés

 

Deux remarques :

  • La fin justifie les moyens : il ne faut donc pas me reprocher des contradictions éventuelles, des non conformités avec votre bon sens ou avec vos principes moraux.
  • Je me charge de la coordination du tout et de l’adaptation de la stratégie à l’évolution du monde.

 

Méthodes

 

Les méthodes que j’applique sont multiples et ont toutes démontré leur efficacité. En voici, résumées, quelques unes pour vous éclairer :

 

Brouiller la communication entre Dieu et l’Homme

 

C’est là un point essentiel et somme toute assez basique : pour entrainer les hommes vers l’Enfer, il faut les amener à désobéir aux ordres de Dieu. Or Dieu transmet ses ordres via des messagers et les fixe dans des écritures (les messagers s’en vont, les écrits restent comme on dit).

 

J’ai combattu les messagers de leur vivant avec des fortunes diverses. Il reste le problème des écritures.

 

Et là, admirez la subtilité ! Prenons une religion qui a pignon sur rue, avec des centaines de millions d’adeptes de part le monde. Au lieu d’investir de formidables moyens afin d’égarer toutes ses brebis, il me suffit de falsifier les textes sacrés fondateurs et donc de dénaturer cette religion pour que d’un coup de baguette magique ces centaines de millions d’adeptes se retrouvent de mon côté ! Magique, non ?

 

J’ai donc inspiré à certains hommes de confiance de modifier ou de détruire les écritures (en quelque sorte, ils se sont substitués à Dieu en remplaçant ses lois et ses commandements). Ces hommes, au vu de leur efficacité à détruire la parole de Dieu, sont devenus mes meilleurs alliés de toute la création, le résultat de leur réussite égarera des milliards de personnes jusqu’au jour du jugement dernier. Ce qu’ils ont fait me touche beaucoup et je tenais à leur rendre un hommage tout particulier (j’en ai presque les larmes aux yeux !).

 

Si le sujet vous intéresse et si vous voulez savoir quelles sont les religions qui ont été presque totalement dénaturées par des amis à moi, allez au paragraphe : Ceux qui ont modifié les écritures.

 

Beaucoup de textes ont été totalement dénaturés, au point qu’ils ne valent plus grand chose aux yeux de Dieu, mais certains sont restés intacts à mon grand damne !

 

Pour ces textes préservés (j’en parlerai plus tard, il n’y en a pas tant que ça), ma stratégie est différente. J’ai choisi deux types de personnes pour faire le job.

 

Quelques uns de mes soldats qui haïssent la religion de Dieu, font semblant d’être des croyants pour diffuser des interprétations erronées de ces textes préservés.

 

D’autres, bien intentionnés mais qui ne maîtrisent pas bien ces écritures (des imbéciles ou des ignorants si vous préférez) se chargent involontairement du même travail conduisant à abimer la réputation et la crédibilité de cette parole divine. Je tenais également à les remercier de leur aide, involontaire certes, mais tellement précieuse.

 

En résumé, vous l’avez compris, cet élément de ma stratégie est essentiel : il s’agit de couper ou d’altérer l’alimentation du Bien, et l’alimentation du Bien, c’est la parole divine (et sa bonne compréhension.

 

Semer la discorde et le désordre sur Terre

 

C’est également un élément essentiel de ma stratégie. Il faut que les foyers de discorde soient sans cesse alimentés, et ce à l’échelle de la planète, et surtout aux endroits sensibles de rencontre entre les civilisations.

 

Mais je ne m’arrête pas là, il faut que la discorde s’installe entre les pays, entre les régions, entre les villes, entre les voisins, entre les familles, et au sein même des familles. Certains de mes alliés (que je présente dans les paragraphes qui vont suivre) sont spécialisés dans l’alimentation de la discorde, dont le résultat est l’omniprésence de la haine et l’éloignement du chemin de Dieu.

 

Naturellement, j’ai une vision à moyen et long terme aussi. Je prépare donc les futurs affrontements entres les humains.

 

En inspirant une mauvaise exploitation des ressources naturelles, je prépare les futures guerres : Merci à ceux qui refusent de ratifier les accords de Kyoto, à la culture ou à la pêche intensives, aux industries polluantes, à la déforestation et à tout ce qui perturbe les équilibres soigneusement mis en place par Dieu. Vous m’êtes évidemment très précieux vous aussi, oui vous, toi qui lis ces lignes : ce sont votre mode de vie et de consommation, votre ignorance ou votre silence qui permettent in fine la réalisation de ces désordres. A vous aussi je dois un grand Merci !

 

Recruter et placer astucieusement mes soldats et relais

 

A priori, vous pouvez tous être mes soldats et des relais compétents et efficaces pour l’application de mon dessein. Mais je sélectionne parmi vous des champions, et je les place sur les organes vitaux et les positions d’influence de la société (médias, guides spirituels ou faiseurs d’opinion, idoles, pouvoirs politique ou économique…).

 

Cet aspect est stratégique dans le déploiement de mon stratagème, car il assure la diffusion à grande échelle de mes idées et une main mise sur la conscience du plus grand nombre.

 

Je ne m’avoue jamais vaincu

 

Quand l’homme me résiste, et s’entête à vouloir obéir coûte que coûte à Dieu (par exemple en décidant de donner de l’argent à un pauvre), je reste mobilisé pour perturber ou annuler les résultats de cette bonne action (par exemple en lui inspirant une satisfaction et une gloriole qui anéantit auprès de Dieu le bénéfice de cette action, si sympathique au demeurant).

 

Il est tellement plus facile d’intervenir quand vous vous croyez victorieux de mes tentations et baissez votre garde.

 

Instaurer de fausses croyances

 

En plus de jeter le discrédit sur les messages divins (la religion de Dieu inspirée à des prophètes) en détruisant ou modifiant quelques textes sacrés, il s’agit de fausser l’image et la compréhension du message dont le texte est préservé à ce jour.

 

Je me sers pour ce faire de techniques basiques de désinformation et d’amalgame entre ce qui relève du message et ce qui relève des agissements (plus que critiquables) des gens qui disent l’appliquer.

 

Il reste bien évidemment des gens plus érudits et qui comprennent tous ces mécanismes. A ceux-là, j’inspire de bonnes petites croyances limitantes qui empêchent d’agir, du genre :

 

Il est trop tard, tout a déjà été fait, dit ou écrit, et puis c’est la volonté de Dieu et on n’y peut rien puisque c’est écrit, ou encore toutes les religions mènent à Dieu ou sont d’égale valeur (ca fait bien…), la majorité (mes parents et aïeux) ont toujours pensé ca… donc c’est forcément juste, ou mieux vaut ne rien dire ou faire de différent pour éviter des représailles contre moi, ma famille, etc. Et toute autre croyance qui dissuade de la quête du savoir ou de l’action.

 

En d’autres termes, je fabrique d’une part des ignorants, et d’autre part je paralyse ceux qui découvrent un bout de la vérité

 

Mélanger le bon avec le mauvais

 

J’ai compris très tôt que l’Homme est de nature à être très vite content de lui. Je le laisse parfois faire de bonnes actions pour qu’il ait ce sentiment du devoir accompli, avec la béatitude niaise qui va bien. Je le tente ensuite avec des tentations diverses afin qu’il se dise qu’un petit pêché sera pardonné au milieu de toutes ces bonnes actions.

 

Or, cet imbécile ne maîtrise pas autant que moi la comptabilité divine. Il ne sait pas par exemple qu’introduire un euros volé dans 1 millions d’euros gagnés honnêtement dénature le tout aux yeux de Dieu.

 

J’utilise donc ma compétence particulière en comptabilité divine analytique pour faire basculer sa balance dans le sens qui me réjouit. Bien sûr, Dieu peut pardonner tout (en dehors de lui donner des associés ou de renier sa divinité), mais là je n’y peux rien ! On ne va pas arrêter de bosser parce que Dieu risque d’arriver avec son joker pardon et fiche tout par terre !

 

C’est une technique géniale que j’ai trouvée, et je l’aime pour sa discrétion… glisser quelques grammes de Mal dans une tonne de Bien, et transformer le tout en Mal, vous avouerez que ca relève d’une géniale alchimie !

 

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 17:20

Les connexions entre mes alliés

 

Bien sûr il faut une certaine cohérence entre tous les acteurs du Mal (les soldats, suppôts, alliés, relais…). Je me charge de la coordination globale et de la stratégie. Au plan plus local, j’ai bien sûr établi des alliances entre mes succursales et relais (entre mes représentants politiques et ceux qui maîtrisent tel ou tel média par exemple, entre les médias et certains suppôts du monde industriel, parfois même des alliances de circonstance entre des ennemis naturels..).

 

Des illustrations de ces alliances seront données dans le paragraphe sur les médias si vous ne pouvez plus vous retenir (je sens bien que je vous captiveJ)..

 

Pénétrations dans les zones fragilisées

 

Comme je dois m’appuyer sur des relais humains pour appliquer mes stratégies, je dois parfois adapter les tactiques utilisées à la psychologie de mes soldats.

 

Or, sachant par exemple que par nature l’Homme choisit toujours la facilité, je l’aide dans ce sens en lui inspirant par exemple des opérations de séduction (prosélytisme) dans les pays pauvres, surtout après des guerres éprouvantes, ou des catastrophes naturelles.

 

J’appelle cela « rachat des âmes » : vous avez bien entendu l’expression « vendre son âme au diable », et bien c’est ca ! Je n’arrive évidemment pas à visage découvert, c’est dans un joli déguisement et drapé de sainteté que je propose mon secours.

 

Les victimes sont alors démunies et fragilisées et peuvent succomber plus facilement à des discours et des doctrines peu convaincantes en situation normale. Il ne reste plus qu’à cueillir ces âmes en recherche de salut.

 

C’est un peu cynique, mais j’ai envie de dire : et alors ?!

 

Les valeurs détournées

 

Le message que Dieu a transmis à l’homme à travers les âges a instauré ou inspiré un certain nombre de valeurs dites positives contre lesquelles il m’est couteux de lutter. L’idée géniale que j’ai trouvée est d’adopter moi-même ces valeurs et de les mettre à mon service en y apportant certaines nuances et autres petites retouches dont j’ai le secret.

 

Voici 3 exemples de valeurs qui vous sont si chères :

 

Liberté : C’est ainsi qu’au nom de la liberté j’ai pu généraliser l’IVG, rendre plus qu’acceptable l’homosexualité (alors que Dieu l’avait si clairement condamnée à Sodome et Gomors), la sexualité libertine, la pornographie, et les caricatures insultantes des autres croyances et donc la généralisation de la décadence dans les sociétés, de la dissolution de la structure familiale et l’omniprésence de la zizanie entre les peuples.

 

Démocratie : Pour la démocratie, j’ai concocté deux usages qui prouvent mon génie :

Le premier usage est de préparer les esprits à faire le choix que j’approuve (en manipulant massivement les gens par les médias que je dirige, et par les faiseurs d’opinion qui bossent pour mon compte), ensuite on conduit les gens à l’isoloir, et bêtes comme ils sont, ils votent comme on les a bien programmés. Bon parfois, deux semaines après une élection, ils se rendent compte de leur pitoyable erreur et regrettent amèrement leur choix (deux amertumes en une : la preuve qu’ils se sont trompés dans leur choix, et la preuve qu’ils sont tellement stupides… d’ailleurs, à l’élection qui suit, ils recommencent selon la nouvelle programmation que je demande à mes alliées).

 

Le second usage de la démocratie est de l’ériger comme modèle absolu, et inspirer au nom de son déploiement partout dans le monde des guerres meurtrières en millions de victimes à court et moyen terme, et en préparant par le ressentiment les guerres bien plus meurtrières du long terme (un véritable régal pour le gourmet que je suis !).

 

Fraternité : Au nom de l’humanitaire (et de toutes les valeurs bidons de fraternité, d’amour du prochain et compagnie), je lance des opérations de prosélytisme vers des religions que j’aurais naturellement vidée au préalable de leur substance en faisant falsifier leurs textes fondateurs.

 

Ce qu’il y a de délicieux dans ce genre d’opérations, c’est que les gentils bénévoles qui portent ce faux message, le font en toute sincérité, avec la chair de poule et la larme à l’œil qui vont bien… C’est du caviar !!!

 

Exploiter les faiblesses de l’homme

 

Depuis sa création, j’ai bien observé et analyser les faiblesses de l’Homme. Ce sont pour moi les points d’entrée qui me servent dans le cadre de toutes mes stratégies pour le piéger.

 

Prenons par exemple son manque de discernement et d’intelligence : si l’Homme croyait réellement à la vie éternelle après la vie terrestre, il travaillerait pour chaque vie en fonction du temps qu’il doit y séjourner, cela paraît pourtant basique. Eh ben non ! J’arrive à le faire bosser en moyenne à plus de 90% de son temps pour la vie terrestre ! Incroyable, mais vrai !

Il y a ensuite sa mémoire courte : j’arrive avec cette merveilleuse créature à lui faire, puis refaire, puis re refaire les mêmes erreurs, cela paraît incroyable, pourtant j’y arrive aisément avec ce champion. 

 

L’ingratitude de l’homme est également très précieuse pour moi. S’il admettait tous les dons que Dieu lui a fait (la vue par exemple : demandez à un homme d’échanger sa vue contre tout l’argent du monde !!! il refusera ! donc ce don vaut plus que tout l’or du monde), il passerait son temps à adorer et obéir à son seigneur. Or, que se passe-t-il en réalité (avec l’inspiration de votre humble serviteur), l’Homme n’y pense pas trop, et même utilise des dons de Dieu pour lui désobéir (l’Homme utilise allègrement ses yeux pour regarder les choses illicites, avec naturellement un peu d’aide de mes soldats qui font la promotion de la pornographie et de la liberté vestimentaire totale, pour ne citer que ce type de tentation quotidienne).

 

La faiblesse de l’Homme face aux tentations d’argent et de la chair est naturellement un  point d’entrée quotidien et évident. Je ne m’y attarde donc pas même si le gros de la population est acquis à ma volonté par ce vecteur (pas vous évidemment, vous êtes tellement au dessus de telles viles considérations n’est-il pas ?).

 

Il y a aussi les peurs de l’Homme et sa résistance au changement ! Une fois qu’il est acquis à ma cause, qu’il est égaré du bon chemin, je lui crée (avec l’aide de mes soldats postés partout où il le faut) un environnement rassurant pour qu’il ne bouge plus, pour le conforter dans le choix qu’il a fait. La résistance au changement fait le reste. La peur de la nouveauté, de la différence, le maintiennent bien là où je souhaite qu’il reste.

 

Enfin, le manque d’exigence intellectuelle de l’Homme (vous avouerez quand même que vous n’êtes pas tous les jours dans la quête de la vérité ?! hein, on est bien d’accord là-dessus !), fait qu’il se satisfait de théories qui ne tiennent pas une seconde à l’examen de l’intelligence (intelligence que Dieu affirme pourtant l’en avoir pourvu en quantité qui forcerait le respect de l’âne !! Je ne sais pas ! Je suis parfois pris de doutes !).

 

C’est ainsi qu’il est adepte de religions dont les fondements ont été totalement falsifiés ! Les traces de ses falsifications sont pourtant là, dans les textes mêmes !! Ceci est très important pour moi !! Car s’il n’y avait pas de trace du tout, l’Homme pourrait affirmer pour sa défense qu’il a été trompé par un faux parfait. Or il n’en est rien ! Quiconque se donne la peine, et cherche les faux en toute honnêteté, découvrira la supercherie ! Aucune excuse !

 

Et j’en passe… l’Homme est un merveilleux concentré de faiblesses ! Et dire que Dieu l’a préféré à moi, sa plus belle création !! Il a dû bien picoler ce jour-là !

 

Occuper le temps et l’esprit des hommes

 

Vous avez sans doute dans votre entourage (je ne parle pas de vous bien sûr, car vous êtes quelqu’un d’exceptionnel, n’est-ce pas J ?) des personnes qui n’arrivent pas à s’en sortir avec la gestion de leur temps. Pas moyen pour eux de lever la tête et de réfléchir sérieusement à la finalité de leur existence. Heureusement ! Que ferais-je si tous les Hommes se mettaient à chercher (et à trouver !!) la vérité, et à mettre leur vie en conformité avec le dessein de Dieu !!

 

Ce serait la fin pour moi et mes collaborateurs ! La clé sous la porte ! La déculottée ! Or, une bonne partie de mes parts de marché, je les obtiens en occupant l’esprit (et le temps) des Hommes avec les choses d’ici bas (les histoires d’amour, l’absence d’amour, la peur de la vieillesse, les régimes la quête de l’argent, de la sécurité, les enfants et leur cortège de soucis, etc.). Tout est bon pour abrutir les gens et les empêcher de réfléchir et de méditer !

 

J’utilise par ailleurs quelques vecteurs connexes comme la mondialisation, le productivisme, et l’individualisme qui font courir de plus en plus vite les gens derrière leur emploi du temps en les vidant de leur énergie et en leur faisant craindre le futur –retraite, traites, endettement, insécurité, avenir des enfants… et les détournant de toute tentation de remettre en question les croyances que mes alliés leur ont pré mâchées.

 

Limites de mes approches

 

Bien sûr, comme partout, mes stratégies ne sont pas infaillibles. Des hommes (peu d’hommes heureusement) arrivent du coup à décoder mon action, à s’en préserver et à échapper à mon emprise.

 

Voici quelques unes des failles structurelles avec lesquelles je dois malheureusement composer (vous comprendrez que je ne puisse vous les donner toutes, secret professionnel) :

 

L’une des failles, ce sont mes alliés mêmes parmi les humains ! Même les meilleurs d’entre eux, ceux que j’ai élus pour falsifier les livres de Dieu, m’ont fait un travail de sagouins !! De ce fait, le résultat est truffé d’incohérences, d’empruntes grossières, d’incompatibilités avec les données de la science moderne, etc. Une véritable catastrophe vite démasquée par les Hommes qui ont un minimum d’exigence intellectuelle et qui voient très vite que le résultat n’a rien de Divin, c’est tout simplement lamentablement humain !

 

De toute façon, je n’avais guère le choix, je devais faire faire ce travail de falsification par des humains. .. Puis le fait que le travail soit imparfait est aussi un argument pour moi contre les hommes le jour du jugement !! Si ce travail de falsification avait abouti à un résultat parfait et non détectable, les humains seraient fondés de se défendre en disant à Dieu : ce texte est tellement parfait qu’on n’avait aucun moyen de découvrir la vérité ! Ils ne pourront jamais le dire, et Dieu les enverra en enfer parce qu’ils ne se sont donné aucune peine pour réfléchir, faire appel à leur esprit critique, à leur intelligence, comparer, choisir, chercher le savoir

 

Une autre faille, qui vient également des sagouins qui font les choses de manière tellement voyante que ca finit par donner les résultats inverses !!

 

Deux exemples : le premier c’est la cigarette ! J’ai tellement réussi à travers mes alliés à détruire l’énergie d’une bonne partie de la population à travers le tabagisme, que c’est devenu trop visible, et l’occident commence maintenant à interdire la cigarette ! Les sagouins ont encore tout fait foirer ! Heureusement que pour la cigarette il me reste le tiers monde et que pour l’occident il me reste l’alcool (ca marche du tonnerre de Dieu si je puis m’exprimer ainsi) et les drogues (que j’arrive régulièrement à banaliser, voire parfois à légaliser) .

 

Le deuxième exemple est l’acharnement contre la seule religion basée sur un texte préservé de mes retouches (je ne vais pas la nommer, démerdez-vous !), le résultat inattendu c’est que la véhémence des attaques a mis la lumière sur cette religion, et que ceux qui la suivent le font d’avantage à présent, et ceux qui ne la connaissaient pas commencent peu à peu à s’y convertir ! Merci les sagouins ! Encore du beau travail !

 

D’ailleurs, dans leurs attaques de mauvaise foi (que j’encourage certes, sur le principe), mes alliés ont fait preuve d’amateurisme stupide ! Leurs critiques pointent souvent la mauvaise ou la non application par les adeptes des préceptes de cette religion préservée ! Ce faisant, ils rendent sans le savoir hommage à cette religion !! Il faut absolument arrêter ce massacre !

 

D’ailleurs nombre d’entre mes alliés, en affrontant cette religion que j’exècre, ont fini par succomber et rejoindre ses rangs ! Je me suis fait débaucher mes VRPs les plus talentueux ! Un comble quand on sait le temps et l’énergie qu’il faut pour former un bon suppôt !

 

Heureusement qu’en moyenne, les gens sont stupides (pas vous bien sûr, vous êtes quelqu’un de tellement unique et exceptionnel !), et ne se rendent compte de rien.

 

 

 

Mes Alliés et Soldats

 

Vous avez compris j’espère mon objectif et quelques unes des méthodes que j’utilise pour le réaliser.

 

Ce genre d’entreprise nécessite une définition des modes d’actions, une répartition des rôles sur les ressources (humaines notamment) et une coordination entre les différents acteurs. Le succès à grande échelle nécessite un nombre important d’acteurs pluridisciplinaires.

 

Dans les paragraphes qui suivent, je vais vous présenter quelques uns des acteurs essentiels sur lesquels je m’appuie pour déployer mon stratagème de manière à ne rater personne parmi vous. Bonne lecture chers ennemis.

 

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 17:01

Ceux qui ont modifié les écritures

 

La première catégorie d’acteurs que j’aimerais vous décrire, ce sont les hommes et les femmes (surtout les hommes d’ailleurs) qui m’ont aidé à altérer la majorité des livres saints.

 

Alors bien sûr vous allez me dire :

  • Pourquoi vous présenter cette catégorie en premier ? Qu’ont-ils fait de plus par rapport à mes autres suppôts méritants ?
  • Quelles sont les preuves que les écritures d’aujourd’hui sont le résultat de ce travail d’altération ?
  • Ces gens-là ont-ils tous commis ces choses consciemment ?
  • Comment se fait-il que cela ne se sache pas à grande échelle ?
  • Les pauvres gens que nous sommes ont-ils les moyens de découvrir cette falsification de nos textes saints ?
  • Y a-t-il des livres divins préservés à ce jour ? Si oui lesquels ?

 

Hola hola doucement ! Je vais répondre à toutes ces interrogations, ne vous précipitez pas. Cela fait quelques millénaires qu’une bonne partie de l’humanité est totalement égarée, vous n’allez pas me dire que vous êtes à quelques minutes près non ?

 

Le « mérite » de ceux qui ont modifié les textes

 

Bon, d’abord, pourquoi cette catégorie est LA première entre toutes ? Mais c’est évident les gars ! Réfléchissez une minute avec moi : les livres saints originaux ont dans l’ensemble été inspirés par Dieu (via l’Archange Gabriel le plus souvent) à des prophètes ou des envoyés comme on dit parfois.

 

Ces livres contenaient les piliers de la foi et les lois divines.

 

J’avais devant moi deux scénarios possibles : ou bien je me bats auprès de chacun des humains pour qu’il transgresse chacune des lois, ou bien je dénature les livres (et donc les piliers de la foi et les lois) une bonne fois pour toutes puis je pars en vacances pendant que les imbéciles humains suivent des lois dont l’essentiel a été remplacé, et se basent sur des piliers totalement altérés. Eh bien, vous avez trouvé, j’ai fait le choix que vous auriez fait à ma place.

 

De plus, la véritable attaque, je l’ai ciblée sur les piliers de la foi pour des raisons évidentes : torpiller les piliers d’un édifice est le moyens le plus économique et le plus efficace pour écrouler l’ensemble de l’édifice.

 

Donc j’ai fait modifier les piliers de la foi, et pour le reste, j’ai fait modifier les lois selon plusieurs critères, complexes il faut le dire, mais vous aller tout comprendre avec un peu de concentration.

 

Vous comprenez donc que les acteurs de cette action d’altération des textes, si sensible et avec un retour sur investissement aussi phénoménal (on parle de changement de quelques piliers de la foi pour un résultat qui se chiffre en milliards d’individus égarés !!!!), méritent mes meilleures médailles, et ma gratitude éternelle !

 

Les preuves que les écritures d’aujourd’hui sont le résultat d’altération des originaux

 

Je vais vous donner dans ce qui suit quelques preuves évidentes que les textes que vous croyez saints, ont subi de nombreuses altérations et du coup ne ressemble plus que peu aux originaux.

 

Bien sûr, pour éviter les attaques cardiaques, je vous conseille de vous préparer mentalement à être surpris, puis tenté par le déni, puis indignés, puis révoltés, etc. Si vous n’avez pas le courage de voir les choses comme elles sont en réalité, changez de lectures mes petits gars !

 

Vous trouverez toujours des lectures (produites par mes alliés comme vous allez le comprendre) qui vous conforteront dans vos certitudes actuelles.

 

Pour ceux qui sont toujours là, je poursuis !

 

D’abord, le champ des altérations couvre uniquement les 3 religions dites du livre (judaïsme, christianisme, islam), qu’on appelle parfois monothéistes (alors qu’elles ne le sont plus toutes en vérité).

 

Pour les autres « religions », ce n’est pas un travail d’altération qu’il a fallu entreprendre, mais un travail de création de toutes pièces. J’y reviendrai quand je vous parlerai des fausses religions (auxquelles je consacre un chapitre entier).

 

Je vous ferai remarquer pour commencer que j’ai réussi à faire disparaître totalement les livres ou les écrits inspirés à Abraham, Enoch, et d’autres prophètes anciens. Cela m’était relativement facile à l’époque pour plusieurs raisons : les hommes étaient peu nombreux, relativement regroupés géographiquement, les traditions étaient surtout orales, et les moyens matériels de fixation des textes très rudimentaires.

 

Les choses sont devenues plus compliquées par la suite et j’ai dû sortir l’artillerie lourde comme vous allez le comprendre dans les prochaines pages.

 

Prenons dans un premier temps la Bible

 

Ah ! La Bible ! Quel bel ouvrage !!! Pour commencer, je vais vous rappeler ce que même la majorité des croyants de la Bible ignorent, à savoir : Qu’est-ce que la Bible ? Ensuite je vais vous expliquer comment je suis intervenu dans son altération. Et pour finir vous citer quelques preuves évidentes dans le texte même de la Bible.

 

 

Le mot Bible est d’origine grecque et signifie simplement « Les Livres » (Ta Biblia). C’est la même racine qui a donné Bibliothèque.

 

La Bible Hébraïque (ou Tanakh), comprend :

- La Torah (constituée de la Torah écrite -ou Loi de Moïse, que l’on retrouve dans l’Ancien Testament des chrétiens, plus précisément dans ce qui est appelé le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome- et de la Torah orale, composée de la Michna (recueil de la tradition orale de la Torah) et du Talmud (recueil d’interprétations de la Torah et de la Michna)

- Les Neviim (« Les Prophètes »)

- Les Kétouvim (« Les Ecrits » ou « Hagiographes »)

 

La Bible (Chrétienne) comprend :

- L’Ancien Testament (dont le « Pentateuque », qui correspond à la Torah écrite, et une grande partie des livres des Prophètes et des Ecrits)

- Le Nouveau Testament (dont les 4 Evangiles canoniques : selon Mathieu, Marc, Luc et Jean)

 

Mais parlons d’abord de l’Ancien Testament si vous le voulez bien.

La Torah originelle n’était qu’un écrit assez court, contenant les paroles de Dieu, descendues sur Moïse durant sa retraite sur le Mont Sinaï.

 

Alors vous allez me dire, mais comment est intervenu Monsieur Satan dans la constitution de la Bible actuelle ? A quel moment et avec l’aide de qui ? Que s’est-il passé au juste ?

 

Je vais tout vous expliquer.

 

Dans les lignes qui suivent, je vais vous conter quelques évènements historiques au cours desquels j’ai pu appliquer ma stratégie de manière très fructueuse.

 

Commençons l’histoire à la première déportation des juifs qui eut lieu sous le roi Osée, Roi d’Israël, un mauvais roi, selon la Bible, un roi tombé dans le polythéisme (franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de mauvais là-dedans !). Les israélites furent déportés en Assour (Assyrie, Irak actuel). Ces israélites furent alors remplacés par des colons babyloniens.

 

La deuxième déportation eut lieu sous le règne d’Ezéchias, roi de Juda. C’est toujours le roi d’Assour qui les déporta en Assour et en Médie (nord-ouest de la Perse).

 

Mais il restait encore quelques juifs parmi les colons étrangers !! Je devais donc poursuivre le nettoyage !

 

Ensuite régna Manassé, fis d’Ezéchias durant 50 ans. Il était idolâtre et pervers. Il a interdit la Torah. Les livres sacrés furent détruits, avant même l’invasion des Babyloniens.

 

La grande déportation : Les Juifs vaincus par les Mésopotamiens furent déportés durant environ 70 ans (soit deux générations) à Babylone, loin de leur terre natale et berceau de leur civilisation. Le Temple de Jérusalem fut rasé par Nabuchodonosor, les Rabbins et scribes massacrés sur mes ordres, leurs livres brûlés, les hommes valides tués, leurs femmes et leurs enfants déportés et réduits en esclavage.

Dans les contrées de l’empire mésopotamien où ils sont déportés, les survivants sont dispersés, et c’était important pour les couper les uns des autres. Là s’est jouée une lente résurrection spirituelle, par la recomposition, de mémoire, de ce qui pouvait subsister de l’œuvre de Moïse et de ses successeurs.

 

Il ne restait donc plus du texte sacré que des bribes divergentes apprises par des jeunes, dans la clandestinité, auprès de vieillards ignorants (puisque tous les Rabbins et scribes étaient morts).

 

Des regroupements s’opérèrent, chacun apportant sa version et ses souvenirs, le fixant dans des documents qu’il fallut harmoniser (là aussi, mon intervention était importante).

 

Des compromis eurent donc lieu entre les tenants de ces divers documents pour cimenter la nouvelle cohésion de ce qui restait de la communauté israélite.

 

C’est soixante dix ans plus tard, quand Cyrus le Grand, Roi des Perses conquiert toute la Mésopotamie, que les juifs furent libérés.

 

La Torah actuelle est donc une compilation qui a été définitivement effectuée après le retour de juifs de leur dernière grande déportation à Babylone, déportation qui eut lieu en l’an 587 avant J.-C. et dura soixante dix ans

 

Les dégâts étaient grands au niveau du livre de la Loi !

 

Plusieurs versions et documents disparates coexistaient, reflets de parties du texte originel, mais rédigés et compilés en dehors du contrôle de vrais savants, puisque tous les rabbins et les scribes avaient disparu pendant des décennies.

 

Les nouveaux savants qui émergeaient, malgré la meilleure bonne volonté, n’auraient pu conserver un livre religieusement utile. Aloes Dieu est intervenu en envoyant régulièrement des prophètes en Israël pour les guider et leur rappeler l’essentiel de la Loi (et les aider à interpréter leurs écritures.

 

Mais là aussi, il a fallu que j’intervienne : j’ai inspiré aux juifs de l’époque d’exécuter et de tuer beaucoup de ces prophètes.

 

C’est précisément là qu’intervient Esdras, ou Ezra, qui réorganisa la communauté des survivants et fit une rédaction, de mémoire, de la Torah. Vous avez bien lu : de mémoire ! Un véritable boulevard s’ouvrait pour l’inspiration de votre serviteur !

 

Personne ne peut donc certifier de bonne foi l’authenticité du résultat puisque l’ancienne version de la Torah était définitivement perdue suite à tous mes efforts !

 

L’Ancien Testament qui vous est arrivé n’est donc pas la parole directe de Dieu.

 

Les plus grands spécialistes Juifs et Chrétiens de ces textes admettent ce fait irréfutable que les textes actuels sont tous de « seconde main », et donc sujets à des contradictions et des erreurs.

J’ai donc totalement réussi dans cette mission là.

 

Alors, c’est sûr, certaines sectes comme les témoins de Jéhovah affirment que Dieu ne peut pas laisser sa parole s’altérer. Mais qu’est-ce qu’ils racontent ? Ils ne savent pas à qui ils ont affaire là ! Dieu Peut tout ce qu’il Veut !! Si comme vous l’affirmez les gars, Dieu ne laisse jamais altérer un de ses messages antérieurs, montrez moi s’il vous plait les livres d’Hénoch (pourtant mentionnés dans le nouveau testament, dans l’épitre de Jude), ainsi que les feuillets d’Abraham, etc.

 

Je rappelle à ceux qui se posent encore ce genre des questions que dans la Bible, RSV, Traduction de Collins / l’introduction affirme que :

4        La genèse est « supposée » être un des livres de Moïse. Puis que c’est l’un des « 5 livres » de Moïse

4        Nombres : généralement crédité à Moise

4        Deutéronome  généralement crédité à Moïse

4        Josué : la majeure partie est généralement créditée à Josué

4        Livre de Jude : il est possible qu’il ait été écrit par Samuel

4        Ruth : auteur inconnu probablement Samuel

4         Samuel I : auteur inconnu

4        Samuel II : auteur inconnu

4        Rois I : auteur inconnu 

4        Rois II : auteur inconnu

4        1ère chronique : auteur inconnu

4        Seconde chronique : auteur inconnu, probablement collecté et édité par Ezra

4        Esther : auteur inconnu

4        Job : auteur inconnu.

 

La vérité est que : Ce que Dieu donne est toujours pur et c’est l’humanité qui altère la création.

 

N’accusez donc pas Dieu de vos propres fautes (j’ai essayé en ce qui me concerne, ca ce marche pas), même s’il vous laisse les commettre pour identifier les bons et les mauvais parmi vous.

 

Ma stratégie était donc, pour résumer, inscrite en plusieurs actions :

 

1.      Détruire physiquement les textes initiaux

2.      Massacrer les Rabbins

3.      Massacrer les scribes

4.      Déporter les populations qui ont gardé une partie de cette mémoire

5.      Disperser ces populations pour éviter les recoupements

6.      Confier la mémoire à des personnes ignorantes

7.      Recréer le texte beaucoup plus tard à partir de souvenirs

8.      Harmoniser les différentes versions pour donner un résultat en apparence relativement cohérent

9.      Ajouter aux paroles de Dieu des paroles prophétiques et des actes de Moïse

10.  Ajouter aux paroles de Dieu des recommandations, des exhortations, des législations de toutes sortes, des recherches généalogiques et des comptes-rendus historiques, pour donner TaNaK, la Torah actuelle

11.  Persécuter et tuer les prophètes que Dieu envoyait ensuite pour rappeler l’essentiel de son message

12.  Et bien sûr, faire réécrire l’histoire, désinformer, manipuler les esprits, détourner les regards et cacher la vérité au plus grand nombre.

 

Pour l’Ancien Testament, l’affaire était donc terminée ! Satan1 – Dieu 0 !

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 13:30

Ceux qui ont modifié les écritures


Prenons maintenant les évangiles du christianisme

 

Tout chrétien sait que Jésus n’a rien écrit ni commandé d’écrire. De sa vie et de ses paroles ne restent que des « évangiles » différents et souvent contradictoires, rédigés comme aide mémoire par des disciples des apôtres, à leur propre initiative.

Donc, dès le départ, les évangiles ne sont pas la parole de Dieu.

Malgré tout, mon action s’est poursuivie après la venue de Jésus, et c’est là que j’ai connu mes plus grands succès que je m’en vais vous narrer pas plus tard que tout de suite.

Je vais vous parler dans un premier temps de deux personnages illustres de la chrétienté : Paul et Mathieu.

Paul, qui n’a même pas connu Jésus, a tout simplement aboli la Loi (la Torah) que Jésus dit pourtant être venu confirmer !

Mais qui était donc ce Paul qui a redéfini la religion de Jésus ? (à Paul seul appartiennent près d'un quart des textes du Nouveau Testament, excusez du peu !).

 

Paul était un ancien persécuteur de chrétiens, un chef de la garde du Grand Sanhédrin (haute instance du Rabbinat Juif) et un citoyen romain.

 

Il se convertit suite à une illumination (de votre serviteur) sur la route de Damas.

 

Puis il s’imposa comme fondateur d’églises en Anatolie et en Grèce, et rivalisa avec les apôtres judaïsants, Pierre (pourtant désigné chef par Jésus) et Jacques.

 

C’est Paul qui produisit la rupture culturelle et morale d’avec le Judaïsme, afin de faciliter la conversion des Gentils (c'est-à-dire les illettrés, les non juifs en général, notamment les grecs et les romains) à ce qui devenait ainsi une « nouvelle religion ».

 

Certes, Paul et d’autres apôtre réprouvent le pêché, ils exigent même un idéal de vie quasi surhumain. On peut dire qu’à certains égards, leur loi est encore plus sévère que la Torah.

 

Mais puisqu’ils ne disposaient d’aucun pouvoir temporel (et ne le recherchaient pas), leurs recommandations restaient souvent des vœux pieux dans les églises qu’ils fondaient. Car, pour eux, et surtout pour Paul, le sang de Jésus avait déjà lavé les pêchés du monde, et seule la foi, finalement, suffisait au salut.

 

L’interprétation de Paul est déjà fortement déviante par rapport aux paroles de Jésus consignées dans les versions évangéliques (Jésus n’ayant jamais prétendu que son sang aurait des capacités de lavage quelconques).

 

A sa suite, les déviations par rapport au message évangélique ne firent que s’amplifier, pour aboutir, à l’orée du quatrième siècle, à la géniale hérésie trinitaire (la Trinité : vous savez le Père, le Fils, le Saint-Esprit trois en un) .

 

Puis après la prise du pouvoir politique, à une intolérance et une agressivité unique dans l’histoire des religions.

 

Ne pouvant s’étendre pacifiquement, cette nouvelle religion a utilisé la force tout au long de son histoire, depuis l’éradication du véritable monothéisme chrétien (dont un des derniers défenseurs fut Arius), les guerres de conversion forcées de Clovis, le Génocide contre les Cathares, les croisades contre l’islam, les guerres de chevaliers teutoniques dans le nord de l’Europe, jusqu’aux massacres et aux conversions forcées des indiens d’Amérique du sud par les Conquistadors hispaniques, etc.

 

Le deuxième personnage, c’est Mathieu.

 

Matthieu, qui n’est pas l’auteur direct de l’évangile de Mathieu, ne peut de ce fait être accusé d’un quelconque mensonge.

 

Ceux qui ont rédigé son évangile ont recouru aux « pieux mensonges » dans un but prosélytique. Il n’y a pas de « pieux mensonge » quand on falsifie la parole de Dieu, même si l’intention est de faire du prosélytisme forcené en comptant sur l’ignorance d’une partie des gens. Mais c’est une idée que j’ai utilisée et que j’utilise encore de vos jours comme vous allez le voir dans d’autres chapitres.

 

Cela fait certes désordre dans un texte autrefois présenté comme la parole de Dieu himself. La Torah dit en effet : « vous n’y ajouterez rien et n’en retrancherez rien ». Et Jean dans son Apocalypse, remet une couche et renforce cette interdiction en y adjoignant une malédiction.

 

Peu importe, je sais qu’on ne falsifie pas impunément la parole de Dieu, la lumière n’est pas le produit des ténèbres, et puis c’est tout !

 

Voilà, je tenais simplement à évoquer Matthieu parce qu’il a inventé cette notion fabuleuse des « pieux mensonges » et fut le premier à l’utiliser de manière significative dans son évangile.

 

Le scoop !!

 

Deux autres éléments : les chrétiens d’aujourd’hui sont convaincus dans leur majorité que Jésus est mort sur la croix et bien sûr que Jésus n’est autre que le fils de Dieu ! Cette double supercherie n’aurait pas pu avoir lieu sans l’aide de votre serviteur… Je vous vois les yeux écarquillés d’admiration ! Lisez plutôt ce qui suit.

 

Dans l’Epitre de Paul aux hébreux, on peut lire : « c’est ainsi que le Christ ne s’est pas donné lui-même la gloire de devenir grand-prêtre ; non, c’est Celui qui lui a dit ‘tu es Mon fils, c’est Moi qui t’ai engendré aujourd’hui’ et ‘tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Malchisédech. C’est lui (Jésus) qui, au jour de sa chair, offrit des prières de supplication avec un cri puissant et des larmes à Celui qui pouvait le sauver de la mort ; et il fut exaucé de sa pitié ».

 

Je vais d’abord vous en expliquer le sens précis puis comment j’ai manipulé les esprits des uns et des autres pour parvenir à diviniser Jésus et installer le génial mensonge de la crucifixion.

 

Tout d’abord : Melchisedech. Il s’agit d’un grand-prêtre d’un autre  peuple, qui d’après le livre de la Genèse, avait béni le prophète Abraham.

 

La supplication avec un cri puissant et des larmes : c’est une allusion à la fameuse Passion, de Jésus la veille de son arrestation. Les évangiles relatent en effet la terreur de Jésus devant l’approche du Martyre, au point qu’il transpirait du sang ! Et il demanda à Dieu de lui épargner ce supplice : « Père, si Tu veux, écarte de moi cette coupe (c'est-à-dire ce supplice) ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la Tienne qui se fasse ».

 

En effet, Dieu avait prévenu Jésus de ce qui allait arriver.

 

Reprenons le passage de l’épitre de Paul « et il fut exaucé de sa pitié ».

 

Paul dit textuellement, qu’après sa supplication à Dieu Jésus a été exaucé. Donc, il n’a pas été crucifié, il n’est pas mort sur la croix, malgré les apparences. Comment est-ce possible ? Tout simplement Dieu a jeté l’apparence de Jésus sur un de ses compagnons qui fut alors crucifié à sa place.

 

Mais ne nous écartons pas du sujet principal. D’où Paul sort-il que Dieu aurait dit à Jésus « tu es Mon fils », « tu es prêtre », etc. ?

 

On a beau chercher dans les quatre évangiles et dans tout le reste du Nouveau Testament : aucune trace de ces paroles. Alors, vous allez me dire, d’où viennent-elles ? La réponse est assez cocasse : de l’Ancien Testament, longtemps avant que Jésus naisse, dans les Psaumes plus exactement, et ces paroles s’adressent …. Au Roi David !

 

Et, je précise encore, les termes « fils de Dieu », « engendré » sont légion dans l’Ancien Testament, qu’ils ne s’appliquent pas du tout à Jésus, et qu’ils sont de surcroit purement métaphoriques, ainsi que l’ont toujours compris les orthodoxes et les premiers chrétiens avant le Concile de Nicée en 325.

 

Paul s’est tout simplement ‘inspiré’ pour « Tu es Mon fils » et « Tu es prêtre » des Psaumes de David : « Je publierai le décret de Yahvé ; il m’a dit ‘tu es Mon fils, aujourd’hui. Je t’ai engendré : Demande-Moi et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre ; tu les broieras avec un sceptre de fer, comme un vase de potier tu les fracasseras’ ».

 

Rappelons que ce psaume est attribué à David qui fut en effet un prophète et un guerrier. Il dut conquérir son trône les armes à la main. Il est donc évident que ce passage du Psaume en question s’applique bien à David et à son fils Salomon. Car Jésus n’a broyé aucune nation avec un sceptre de fer ! Sacré Paul, il ne recule devant rien même devant ce type de plagiat !

 

Revenons deux secondes à cette supplication de Jésus à Dieu, qui montre bien que Jésus n’est pas Dieu, sinon il n’aurait pas besoin de se supplier ainsi lui-même. Il fait au contraire bien la distinction entre la volonté de Dieu et la sienne. Mais en abandonnant sa volonté propre, cette dernière ne fait plus qu’une (métaphoriquement) avec celle de Dieu.

 

C’est en ce sens qu’il faut comprendre les métaphores évangéliques concernant l’unité du Père et du Fils (Il s’agit bien sûr de l’abandon par Jésus de sa volonté propre, ou libre arbitre, devant la seul volonté de Dieu).

 

Il est clair de ce point de vue, que la plupart des chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants), ont rompu avec la tradition authentique et monothéiste dont ils étaient issus. Cette rupture a été consommée au quatrième siècle après J.-C. (suite à ma victoire au Concile de Nicée). J’ai mis beaucoup de temps et d’énergie, mais j’y suis bel et bien arrivé !

 

Le moment le plus favorable pour moi pour glisser la supercherie « Fils de Dieu » a été le passage de la culture littéraire sémitique – caractérisée notamment par le recours à l’hyperbole (et ces métaphores « familiales » en sont un exemple très fréquent) – à la culture grecque, qui a été l’occasion de cette méprise sémantique.

 

Chez les Juifs, ces termes étaient absolument et clairement métaphoriques et couramment utilisées dans l’ancien testament. Transposés dans le monde grec, où existaient déjà des divinités « engendrées » les unes par les autres, ces métaphores d’origine hébraïque, en s’hellénisant donc, ont pris une toute autre connotation, et se sont confondues avec croyances polythéistes pré établies dans le monde gréco-romain (et égyptien).

 

Là se trouve l’origine de la déification du prophète Jésus, ainsi que celle du Saint Esprit, lequel, en réalité, peut désigner des anges (notamment Gabriel), mais aussi des prophètes et des saints ayant reçu de Dieu une très grande grâce spirituelle.

 

Mais heureusement, les Hommes ne comprennent pas toujours ce qu’ils lisent, car Jésus avertit dans l’évangile « heureux celui pour lequel je ne serais pas une pierre d’achoppement ».

 

C’est un avertissement clairement adressé à ceux qui pourraient trébucher sur la qualité et la nature du Messie. Et à ceux qui l’auront divinisé et lui diront « Seigneur ! Seigneur ! », il répondra « Eloignez-vous de moi, je ne vous connais pas » comme on peut lire dans les évangiles.

 

En résumé donc, la citation « tu es Mon fils » de Paul, prise dans les Psaumes, on ne peut que conclure que la citation existe effectivement, mais qu’elle est détournée de son objet. Elle ne s’applique pas à Jésus mais à David. La lecture de ce Psaume ôte tout doute à ce sujet (pour des gens qui raisonnent évidemment, mais vous êtes heureusement tellement peu à la faire). D’ailleurs, il y a de quoi rester perplexe devant ces manipulations des textes par Paul et Matthieu.

 

 
Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 13:20

Comment j’ai réussi à cacher ces supercheries ?

 

Pour masquer ces fraudes évidentes, l’église interdira sous mes ordres, jusqu’à la réforme protestante, la diffusion de l’ancien testament ainsi que sa traduction à l’usage des masses qu’elle voulait maintenir dans l’ignorance (d’autres chapitres de ce livre vous expliqueront les dispositifs et les mécanismes mis en place pour vous maintenir dans l’ignorance de l’essentiel).

 

En effet, l’ancien testament fourmille d’appellations métaphoriques : Père, fils, engendré, Dieu, etc. pour qualifier des créatures angéliques ou humaines, et il était plus prudent pour moi de le cacher.

 

Toute question théologique, pourtant justifiée par le légitime souci de recherche de la connaissance, de la part des chrétiens, auprès de leurs docteurs « savants », se soldait souvent par le couperet du « mystère insondable », notion géniale que j’ai inventée pour botter en touche quand ce devient gênant. Et ceux qui insistaient trop risquaient bel et bien le bûcher de l’inquisition que j’ai soigneusement mis en place.

 

Tiens, il suffit de réfléchir et d’être un brin observateur :

·         Dans les 4 Evangiles canoniques, cherchez bien : jamais Jésus n'évoque les dogmes actuels (péché originel porté par tous les hommes; Jésus fils que Dieu a envoyé et sacrifié pour laver ce péché; rédemption par la seule foi dans le sacrifice de Jésus; Jésus est Dieu lui-même; la Trinité…) : étonnant non ?

·         Le contraire est même parfois lisible (Jean 5:30; Luc 11:20; Jean 8:40 "Moi qui vous ai dit la vérité" selon la Traduction Œcuménique de la Bible qui a "oublié" un mot de l'original Grec "moi, UN HOMME qui vous ai dit la vérité" !!! (J'y perds mon Latin... pardon, mon Grec !). Bon d’accord, mon équipe a « oublié » un mot pour corroborer la nouvelle théorie du « fils de Dieu » et faire triompher mon stratagème, vous n’allez pas vous formaliser pour un mot non ?!

 

 

Comment j’ai réussi à rendre définitive la rupture de l’engagement ?

 

En réalité, cela n’a pas été si simple. En effet, dès l’origine de l’Eglise Chrétienne, des querelles doctrinales eurent lieu, mettant en péril mon stratagème.

 

A l’époque où les apôtres de Jésus vivaient encore, ces querelles étaient déjà assez importantes. D’ailleurs, Paul se plaint dans ses lettres de la défection de nombreuses « églises » (groupement de chrétiens) qu’il avait fondées et qui s’étaient rattachées à d’autres prédicateurs concurrents.

 

Les épitres de Paul relatent une importante querelle doctrinale entre les légalistes (dont Pierre, chef des apôtres, désigné par Jésus) et les libéraux (dont le chef est Paul), au sujet de la place à accorder à la Loi hébraïque de l’Eglise primitive. Finalement, c’est Paul qui l’emporta (et ce fut pour moi une victoire historique), puisque l’abandon des préceptes de la Torah fut généralisé : circoncision, abstention de la viande de porc (vous avez mangé quoi à midi ?), etc.

 

Certes, les rabat-joies diront : ce ne sont pas là les fondements les plus importants de la Torah qui étaient mis en cause. L’essence de la Loi consiste il est vrai comme le résumait Jésus selon les évangiles, à adorer le seul Dieu Unique, par-dessus tout, et à aimer son prochain comme soi-même.

 

Mais ce même Jésus avait, selon ces mêmes versions de l’Evangile, dit que pas un iota de la Loi ne sera aboli (vous comprenez donc l’importance des choix que j’ai inspiré à Paul).

 

Mes ces premières querelles et divisions n’étaient encore rien à côté des séditions et schismes graves qui allaient ensanglanter la chrétienté dès le second siècle, avec les dissensions créées par les hérésiarques Montan, Marcion et Manès (Mani), des collaborateurs à moi si vous préférez.

 

J’ai demandé à Mani de prétendre être le Paraclet (l’autre intercesseur) annoncé par Jésus. Il disait aussi être la réincarnation de Bouddha et de Zarathustra (je l’avoue, c’était pour ratisser large dans la région).

 

Son « Eglise de Lumière » était en réalité une secte syncrétique (j’ai fait là du patchwork entre christianisme, bouddhisme et mazdéisme), professant le dualisme (co-éternité des dieux, ou de deux principes, du Bien et du Mal), en contradiction avec l’orthodoxie monothéiste qui affirme l’unicité principielle, Satan, votre serviteur, n’étant qu’une créature de Dieu qui s’est rebellée contre lui, mais qui ne peut malheureusement rien contre la volonté de Dieu.

 

L’influence du manichéisme sur la chrétienté fut considérable et souvent mal évaluée. L’ascétisme extrême prôné par cette hérésie (qui diabolise le corps et toute la matière) a trouvé un terrain favorable dans le subconscient chrétien.

 

Cette influence pernicieuse mais géniale aboutira notamment, au 12e siècle, à l’interdiction du mariage des prêtres dans l’église catholique.

 

Encore un mot sur Mani. J’ai réussi à implanter sa puissante secte dans tout l’ancien monde durant des siècles : en Perse, son berceau, mais aussi en Anatolie, Grèce, Rome, Afghanistan, Balkans, Arabie, Inde, Afrique du Nord, Chine. Le théologien Augustin fut membre de cette secte avant de se convertir au catholicisme et décrivit le manichéisme comme « une fiction monstrueuse et une falsification de bout en bout ». Eh oui ! Monsieur Augustin croit avoir fait La bonne affaire en allant vers le dogme trinitaire, pff ! vous voyez, c’est assez ancien, mais j’en ris encore aujourd’hui !

 

L’influence manichéenne ne toucha d’ailleurs pas que la chrétienté, mais toutes les religions de l’ancien monde (un bon concept comme celui-là, j’avais tout intérêt à l’utiliser le plus largement possible).

 

Dans le monde musulman, elle fit également des ravages, et fut à l’origine de la naissance de diverses sectes hérétiques (Fatimides, Assassins d’Alamût, Qarmates, Alaouites, Druzes, etc.).

C’est toujours ça de pris car l’Islam avec son Coran intact, offre une résistance particulièrement forte contre mes stratégies d’altération du texte et donc du message (on en parlera plus tard, cet ennemi nécessite en effet l’intervention de plusieurs de mes soldats et des stratégies plus complexes).

 

Revenons à l’église chrétienne primitive. La grande rupture de l’Alliance (Engagement, Lien, Testament), n’était pas encore consommée, car la foi monothéiste n’avait pas encore été déracinée du christianisme primitif. Mon travail n’était donc pas encore achevé.

 

L’abandon progressif de la Loi ne suffisait pas, à lui seul, à rompre cette alliance accordée par Dieu aux premiers disciples de Jésus, car l’Unicité de Dieu n’était pas encore définitivement mise en cause.

 

Mais au début du quatrième siècle après J.-C., au premier Concile de Nicée (325), l’orthodoxie fut écrasée, avec la victoire de mes alliés contre Arius, prêtre d’Alexandrie, farouche et dernier grand défenseur du monothéisme absolu dans le christianisme.

 

Des dizaines d’évangiles circulaient dans la chrétienté jusqu’à ce Concile.

Mes alliés dans l’église ont décidé de n’en retenir que 4, déclarant apocryphes les autres qui étaient gênants pour le nouveau dogme.

 

Par ailleurs, pour simplifier, les 4 Evangiles canoniques ne sont pas 4 récits indépendants mais une même histoire écrite et réécrite au fil du temps :

  • Marc qui vient en premier est parfois corrigé ou contesté par Matthieu.
  • Luc qui leur succède, réécrit Marc et Matthieu.
  • Et Jean qui intervient en dernier, fait le ménage dans les 3 autres pour rédiger son propre texte !

 

C’est donc à l’issue d’un congrès qu’a été définie la « parole de dieu », pour les chrétiens, trois siècles après le départ de Jésus ! C’est marrant non ?

 

Mis en minorité par mes évêques partisans de la déification du prophète Jésus, Arius fut persécuté par la hiérarchie ecclésiale. Constantin premier était devenu croyant grâce à Arius. Mais dépassé par les événements à Nicée, l’Empereur romain craignit de diviser l’Eglise et entérina sous ma pression la décision majoritaire. Ah ! La démocratie majoritaire : j’adore ce concept !

 

Arius s’exila pour échapper à ses persécuteurs. Ses disciples furent persécutés durant des siècles par mes alliés qui avaient divinisé Jésus (puis divinisé le Saint Esprit).

 

Après cette étape de mon stratagème, la foi monothéiste pure n’existait plus que dans la partie « Arienne » de la chrétienté, dans l’église d’Arius, qualifiée d’hérétique par les véritables hérétiques, on l’occurrence mes amis trinitaires. L’église Arienne (ou chrétienne authentique, fidèle à Jésus et à Pierre) était répandue en Europe, notamment en Gaule Romaine, en Espagne et au Maghreb, il fallait donc finir le job dans ces endroits.

 

En Gaulle, je me suis appuyé sur un valeureux collaborateur : le tyran Clovis.

 

Ancien païen polythéiste converti à la trinité (ce que vous appelez maintenant catholicisme). C’était un barbare sanguinaire qui, sous mon commandement, convertissait de force les ariens au catholicisme, sous peine de mort.

 

Mon adjoint sur cette affaire, l’Evêque de Rome (le Pape si vous préférez), le chef de mes amis trinitaires, trouva en Clovis son bras armé pour répandre l’hérésie et détruire la véritable religion de Jésus.

 

C’est pourquoi la France fut appelée « la fille ainée de l’Eglise » par Rome, car son fondateur éponyme (Clovis, roi des Francs) fut le premier monarque barbare d’Europe à soutenir officiellement ma secte trinitaire.

 

Ainsi les peuples chrétiens ariens furent défaits par Clovis. L’église d’Arius survécut en Afrique (grâce aux Vandales) et en Espagne (grâce aux Wisigoths) jusqu’à l’arrivée de l’Islam. Les derniers ariens (chrétiens authentiques) entrèrent alors en masse dans la religion musulmane.

 

En fait, ils ne changeaient pas de religions, mais simplement modifiaient leurs rituels car leur religion était déjà une forme de soumission à Dieu (Islam en arabe) et ils attendaient tous avec impatience l’arrivée de « l’autre intercesseur » (le Paraclet) que Jésus avait annoncé avant son ascension vers Dieu.

 

Peu importe, tous les ennemis de mon stratagème étaient regroupés à présent, et j’allais pouvoir concentrer contre eux l’ensemble de mes forces.

 

La domination Franque (trinitaire) culmina sur la Gaulle avec Charles Martel qui combattit les musulmans près de Poitiers. L’Islam put néanmoins s’établir malheureusement dans tout le sud de la Gaulle durant près de deux siècles.

 

La domination Franque s’étendit ensuite sur toute l’Europe avec Charlemagne (« sacré Charlemagne »), qui combattit les musulmans dans les Pyrénées.

 

Vous avez compris : Le trinitarisme était devenu majoritaire. La véritable religion du Christ ne se trouvait plus désormais que dans l’Islam.

 

Je poursuivais donc mon stratagème par les croisades.

 

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire, voici une anecdote intéressante : Ces croisades ne furent pas dirigées contre les musulmans seuls, mais aussi contre les Cathares dans le sud de la France. Rome reprochait à ces derniers de n’accepter que le seul évangile de Jean comme authentique.

 

Cette accusation fallacieuse n’avait pour but que de justifier leur extermination. Cette soi-disant « guerre sainte » (j’aime bien donner des noms sympas à mes opérations d’extermination) était la conséquence de l’Anathème (appel au génocide total) proféré par Rome et le roi de France (Philippe II Auguste) à leur encontre. En langage biblique traditionnel, Anathème signifie destruction complète.

 

Mon allié, le sanguinaire Simon de Montfort, mena alors une impitoyable croisade contre les Cathares (Albigeois). En prenant d’assaut la ville d’Albi (qui n’abritait pas que des Cathares, mais aussi des fidèles de Rome), il dit : « Massacrez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » (voilà donc d’où provient cette expression devenue populaire en France). La raison réelle était que le Roi (avec la bénédiction du Pape et la mienne) avait promis à Montfort tout ce que ce dernier désirait comme possessions territoriales (une sorte d’intéressement au résultat que j’avais imaginé à l’époque).

 

Mais revenons à ma guerre contre l’Islam à présent.

 

En 680, au troisième concile de Constantinople, mon Eglise trinitaire (encore relativement unie) avait décrété l’Anathème contre l’Islam. Il s’agit du génocide complet de tout un peuple : hommes, femmes et enfants ! Il ne fallait pas laisser des survivants qui risqueraient de saboter mon projet.

 

En conséquence ? Ce fut au tour des musulmans et des juifs d’Espagne de connaître la Terreur de la Reconquista et de l’Inquisition.

 

Vous comprenez que l’obscurantisme trinitaire que j’ai instauré ne pouvait subsister en effet que par la terreur et la conversion forcée, car ses fondements théologiques sont un défi à la raison. Un n’égalera jamais trois, à moins de menacer du bûcher ceux qui savent compter ! Ce que firent d’ailleurs mes amis trinitaires de toutes tendances : catholiques, orthodoxes et, un peu plus tard, protestants.

 

Ces trois branches de la chrétienté professent la trinité, elles sont issues de la majorité déviante du premier concile de Nicée (325) et du premier concile de Constantinople (381).

 

Concernant ce nouveau concept de trinité que j’ai imaginé, voici une anecdote qui vous montre que toutes mes initiatives n’ont pas été couronnées de succès (la faute à des collaborateurs qui ne sont parfois pas à la hauteur) :

 

Dans la première épître de Jean (1 Jean 5, 7-8) mes alliés avaient rajouté « le Père, le verbe et le Saint-Esprit » entre les versets 7 et 8, pour accréditer le dogme de la trinité ! Mais l’église catholique elle-même reconnut cette interpolation frauduleuse et la fit disparaître dans les versions modernes de la Bible. On avait l’air fin ! Heureusement que les gens ne savent pas, et que le peu qui savent oublient !

 

 

D’ailleurs, dès que l’Eglise perdit ses bras séculiers (ses soutiens étatiques) l’expansion de l’Eglise s’arrêta brusquement dans le monde. C’est une réalité historique incontestable.

 

Mais cette leçon m’a servi également, j’ai donc ré investi le champ politique et militaire en soutien à la doctrine trinitaire contre le monothéisme. Vous n’avez qu’à observer attentivement les guerres actuelles dans le monde pour identifier les fronts dans lesquels je combats le monothéisme (regardez bien derrière mes chars où sont cachés mes évangélistes trinitaires qui attendent l’heure propice pour convertir les âmes aux abois).

 

Revenons maintenant en quelques lignes sur mes croisades contre l’Islam.

 

A Jérusalem, mes soldats croisés perpétrèrent d’effroyables massacres contre les musulmans et les juifs. Ces derniers avaient vaillamment défendu la ville aux côtés de leurs frères d’armes musulmans. Mes croisés les firent brûler vifs dans leurs synagogues.

 

Affamés après un long siège, certains amis barbares croisés firent rôtir des nouveaux nés qu’ils mangèrent. Ceux-sont des chroniqueurs croisés eux-mêmes qui ont stupidement relaté ces faits (comme quoi, on n’arrive pas toujours à contrôler la communication de tous ses collaborateurs)

 

Je ne peux pas vous parler des croisades sans évoquer l’Ordre du Temple.

L’Ordre du Temple (composé de chevaliers francs catholiques), qui avait sévi en Palestine, au Liban, en Egypte, s’était considérablement enrichi au contact de la civilisation arabo-musulmane.

 

Les Templiers ont de ce fait acquis une suprématie culturelle, économique et morale qui a excité contre aux des jalousies dans le reste de la chrétienté. Comme on ne trouva rien à leur reprocher sur le plan idéologique, car c’étaient aussi de rusés savants en matière de religion chrétienne, on les accusa de perversion sexuelle, de sodomie, de sorcellerie, d’idolâtrie, et surtout, le pire, de conversion à l’Islam ! C’est tout ce que j’ai trouvé avec Philippe Le Bel et ses clercs théologiens comme prétexte pour les anéantir et accaparer leurs richesses.

 

Mais si les dirigeants de l’Ordre furent brûlés vifs, le précieux savoir accumulé par les Templiers ne fut pas entièrement perdu. Beaucoup d’entre eux retournèrent dans la vie civile, en y apportant leurs métiers, notamment celui d’Architecte, de maçon, de charpentier, etc. Un peu plus tard émergèrent des organisations corporatives, et notamment les premières « franc-maçonneries », constituées de maîtres, compagnons et apprentis. Ces franc-maçonneries acceptèrent d’intégrer dans leurs loges (réunions) des non maçons issus d’autres corps de métiers.

 

C’est ainsi que naquit peu à peu la franc-maçonnerie moderne, surtout constituée d’intellectuels de tous horizons.

 

Ces loges devenaient des refuges pour la pensée, la recherche, la communication, toute chose qui était bridée dans les pays chrétiens intolérants.

 

La Franc-maçonnerie permit à mon grand damne de sauver de l’anéantissement des pans entiers de la science (aussi bien profane que sacrée). Il fallait donc absolument que je m’en occupe.

 

La Franc-maçonnerie constitue un courant  de pensée traditionnel important, mais avec mon concours, elle a dégénéré, s’est divisée, et a donné naissance à des regroupements très éloignés des ses buts initiaux fondamentaux.

 

Par exemple, le Grand Orient de France est quasiment sorti de la franc-maçonnerie traditionnelle en abandonnant enfin toute référence à Dieu l’Unique (appelé « le Grand Architecte de l’Univers» dans les autres obédiences traditionnelles maçonniques). Détournement et neutralisation réussis !

 Mais revenons rapidement en arrière, dans l’histoire du christianisme.

 

La chrétienté continua donc sa dégénérescence, son involution, son éclatement, après les croisades et la destruction de l’Ordre du Temple.

 Un peu plus tard, au 16è siècle, j’ai décidé d’aller plus loin avec les divisions entre chrétiens trinitaires qui aboutirent à la réforme protestante (ou plutôt aux réformes) de Calvin et de Luther, d’Angleterre.

 

Le protestantisme a produit sous mes ordres une foule innombrable de petites et grandes sectes.

 

Le groupement des Témoins de Jéhovah, par exemple, l’une de mes dernières inventions, s’y rattache historiquement.

 

Le protestantisme, d’un point de vue lucide et informé (Allez ! soyons honnêtes, on est entre nous !), est un christianisme encore plus dégénéré sous l’influence du « modernisme ».

 

La spiritualité authentique y est submergée par une dérive rationaliste. On peut d’ailleurs le constater facilement : les protestants doutent de plus en plus ouvertement des miracles de Jésus, de la virginité de Marie mère de Jésus, etc. Pour ce qui est de la tolérance, ce n’est pas sur ce terrain que les catholiques et les Protestants se différencient. Les deux camps commirent et commettent les mêmes atrocités. Calvin fut un tyran ordinaire à Genève. Quant à Luther, il bénit le massacre d’une partie de ses fidèles (protestants communistes) par les Princes Allemands (c’est juste pour vous situer un peu les personnages fondateurs).

 

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 13:10

Avec les protestants, mes travaux de falsification des textes se poursuivirent :

Thomas Inglis affirme «si vous examinez seulement le Psaume XIV, tel qu’il est inséré dans le livre des prières de l’Eglise Anglicane, approuvé par cette église, et auquel les ministres sont tenus d’apposer leur signature, sous serment, en preuve de leur adhésion, et que vous le confrontiez avec le même Psaume contenu dans la Bible protestante, vous verrez que dans ce dernier il manque 4 versets.

 

Si ces 4 versets sont aussi la parole de Dieu, pourquoi les ont-ils supprimés ; s’ils ne font pas partie de la parole de Dieu, pourquoi les laissent-ils dans leur livre de prières. La vérité vraie est que les protestants ont altéré la parole de Dieu, tantôt par interpolation, tantôt par suppression…. » .

 

A propos de Luther, je voudrais vous conter une petite anecdote qui vous montrera à quel point c’est difficile de manager mes collaborateurs :

Thomas Ward (auteur catholique, dans un ouvrage intitulé « errata de la Bible Protestante ») dit : « Zwingle écrit à Luther au sujet de sa traduction corrompue : ‘tu corromps la parole de Dieu, ô Luther ; on voit que tu es un manifeste et commun corrupteur et pervertisseur de la Sainte Ecriture ; combien sommes-nous honteux de toi, nous qui t’avons jusqu’à présent estimé… ».

 

En revanche, Luther rejette la traduction de Zwingle, et qualifie ce dernier et ses collaborateurs en matière de théologie de sots, d’ânes, d’antéchrists, de trompeurs…… Bucer et Osiander considèrent la traduction de Luther comme fausse…  Staphylus et Emséru ont noté dans la traduction allemande de Luther, pour le Nouveau Testament seulement, environ 1400 corruptions hérétiques ».

Voilà deux de mes collaborateurs qui s’insultent devant tout le monde et qui dévoilent tout ! J’ai beau avoir des stratégies très raffinées, je ne suis pas du tout aidé côté ressources humaines !

 

Un dernier mot sur le Nouveau Testament actuel, le merveilleux Concile de Trente (en 1546) fut pour moi l’occasion de recomposer Le Nouveau Testament : Nous avons réalisé une sélection parmi les multiples écrits retraçant la vie de Jésus et son enseignement (tous réalisés d’ailleurs longtemps après la mort de Jésus). Les évangiles et livres gênants sont très très nombreux et sont appelés "apocryphes" (et donc exclus, car ils contredisaient tout ou partie de ma nouvelle religion).

 

Les trois grands courants actuels du Christianisme (Catholiques, Protestants, Orthodoxes) n’ont pas la même Bible, le canon de leurs écritures étant différent (fixé en 1546 pour les catholiques et en 1672 pour les orthodoxes).

 

 

Ma stratégie était donc, pour récapituler, inscrite en plusieurs actions :

1.      Recruter de hautes personnalités après la mort de Jésus (notamment Paul)

2.      Abolir la Loi

3.      Intégrer des interprétations déviantes des paroles de Jésus

4.      Inventer le concept génial de la trinité

5.      Entrer dans les champs politiques et militaires

6.      Etendre la nouvelle religion par la force et les conversions forcées

7.      Inventer le concept génial du « pieux mensonge »

8.      Inventer l’histoire de la crucifixion et tout ce qui en découle

9.      Plagier à mauvais escient l’Ancien Testament

10.  Transformer les métaphores en réalités

11.  Interdire la diffusion de l’Ancien Testament

12.  Inventer la notion du « mystère insondable » pour botter en touche

13.  Mettre en place l’inquisition et son bucher

14.  Soutenir les libéraux contre les légalistes (mes victoires dans les différents Conciles)

15.  Exclusions des apocryphes gênants

16.  Changement de l’ordre des chapitres de l’Ancien Testament

17.  Développer de multiples hérésies connexes pour influencer la doctrine

18.  Persécuter partout les monothéistes

19.  Lancer les croisades contre l’Islam

20.  Détruire l’Ordre du Temple

21.  Dénaturer les courants intellectuels tels que la franc-maçonnerie

22.  Investir les réformes chrétiennes pour dominer les différentes branches

23.  Et bien sûr, faire réécrire l’histoire, désinformer, manipuler les esprits, détourner les regards et cacher la vérité au plus grand nombre.

 

Pour le Nouveau Testament, l’affaire était donc terminée ! Satan 2 – Dieu 0 !

 

Après l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, il ne me reste plus que le Dernier Testament.

 

En effet, Dieu a rassemblé tout ce qu’il y avait d’authentique, dans ses messages antérieurs, pour le mettre dans le Coran. De plus, Dieu s’est chargé lui-même d’en garantir l’intégrité.

 

Là ca a commencé à chauffer pour moi : Tout ce que j’ai tenté pour modifier le texte de ce livre (suppression, modification, ajout) a été couronné d’échec. Il fallait donc que je mette en place des stratégies différentes, et que je dépêche une grande partie de mes forces pour cette ultime bataille.

 

Je reparlerai plus tard dans ce livre, dans un chapitre à part, de ma bataille contre le Coran et l’Islam.

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 13:00

Preuves d’altération des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament

 

Je vous ai promis au début de ce chapitre quelques preuves évidentes qui prouvent du premier coup d’œil que les textes actuels de l’Ancien et du Nouveau Testament sont altérés.

 

Eh bien nous y voilà, je vais le faire maintenant.

 

Bonne lecture (ne riez pas trop ! ca ne se fait pas ! n’oubliez pas qu’entre les altérations de mes amis parmi les hommes peuvent siéger des bouts de paroles de Dieu !)

 

Quelques éléments bizarres

 

Petit exemple : Genèse 2 : 6 : Le paradis de la Bible est "emprunté" au poème sumérien (rédigé vers -2800) "Enki et Ninhursag"où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un : mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel ! Miraculeux non ?

 

Les Évangiles de Jean et de Matthieu ne mentionnent pas d'ascension (néanmoins notion fondamentale dans la doctrine de l’église, n’est-ce pas ?)

 

L’Évangile de Jean ne mentionne pas d'eucharistie (néanmoins notion fondamentale dans la doctrine de l’église)

 

Dans Marc (le 1er) Pilate est méchant et les Juifs l'incitent pour tuer Jésus...

Dans Jean (le dernier) Pilate est devenu gentil et avocat de défense de Jésus, qui ne fait crucifier ce dernier que sous la très forte pression des Juifs... ce qui fait porter d'avantage de responsabilité aux Juifs, et donne des gages de bonne volonté aux Romains (dans ce domaine, les Romains sont rassurés de lire au nom de Jésus "Mon royaume n'est pas de ce monde").

 

L'évolution du texte est donc liée à l'évolution diplomatique vis-à-vis des Juifs d'une part et des Romains d'autre part.

 

 

Quelques éléments incompatibles (entre eux !)

 

Dans la Bible figurent deux récits totalement incompatibles de la genèse.

 

Voici une liste non exhaustive des contradictions très nombreuses dans la Bible :

 

2 Samuel 8:4 (700 cavaliers) et 1 Chroniques 18:4 (7000 cavaliers)

1 Chroniques 21:12 (3 années de famine) et 2 Samuel 24:13 (7 années de famine)

Deutéronome 2:19 et Deutéronome 2:37 (Moïse a privé la de terre d’ Ammon) et Josué 13:24-25 (Moïse donne la terre d’Amon en héritage)

2 Samuel 24:9 (800,000+500,000) et 1 Chroniques 21:5 (1,100,000+470,000)

2 Chroniques 36:9 (8 ans, 3 mois +10 jours) et 2 Les Rois 24:8 (8 ans, 3 mois)

2 Samuel 10:18(700, 40,000 cavaliers) et 1 Chroniques 19:18 (7000, 40,000 fantassins)

1 Les Rois 7:26 (2000 bains) et 2 Chroniques 4:5 (3000 bains)

2 Samuel 6:23(Michal na pas eu d’enfant) et 2 Samuel 21:8 (Michal a eu 5 fils)

Genèse 6:3 (l’humain ne vivra pas plus de 120 ans) et Genèse 11:10-32 (500 ans, 438ans, 433ans, 464ans, etc.)

2 Chroniques 9:25 (4,000 stands) et 1 Les Rois 4:26 (40,000 stands)

Isaïe 40:28 (Dioeu ne s’évanouit pas ni ne se fatigue) et Exode 31:17 (Dieu se reposa, et s’est redonné des forces)

Genèse 1: (Dieu a créé les plantes puis les animaux puis l’homme et la femme) et Genèse 2: (Dieu a créé l’homme puis les plantes puis les animaux puis la femme)

Ezekiel 45 et Ezekiel 46 (Doctrines d’offrandes et de sacrifices) et Nombres 28 et Nombres 29 (Doctrines contradictoires d’offrandes et de sacrifices)

1 Chroniques 8:29-38 (une liste de noms) et 1 Chroniques 9:35-44 (une liste de noms contradictoire)

2 Samuel 5 et 2 Samuel 6 (David a apporté l’arche après avoir combattu les philistins) et 1 Samuel 13 et 1 Samuel 14 (David a apporté l’arche avant avoir combattu les philistins)

Genèse 6:19-20 (Noé devait apporté deux spécimens de chaque chose vivante) et Genèse 7:2-3 (Noé devait apporté deux ou sept spécimens de chaque chose vivante selon des critères)

2 Samuel 8:1 (David a pris METHEGAMMAH des mains des Philistins) et 1 Chroniques 18:1 (David... a pris GATH et ses villes des mains des Philistins).

2 Samuel 8:8 (où David pris du metal) et 1 Chroniques 18:8  (récit contradictoire).

2 Samuel 8:10  (ensuite Toi a envoyé JORAM son fils au roi David) et 1 Chroniques 18:10  (il a envoyé HADORAM son fils au roi David)

2 Samuel 8:12  (de Syrie, et de Moab, et des fils d’Ammon, et des Philistins, et d’Amalek"). et 1 Chroniques 18:11 (de EDOM, et de Moab, et des enfants d’Ammon, et des Philistins, et d’Amalek)

2 Samuel 8:13  et 1 Chroniques 18:13 (récits contradictoire).

2 Samuel 8:17  (et SERAIAH était le scribe) et 1 Chroniques 18:16 (et  SHAVSHA était le scribe)

1 Les Rois 15:33-16:6 et 2 Chroniques 16:1  (récits contradictoires)

Ezra 2:6 (2812) et Nehemiah 7:11 (2818)

Ezra 2:8 (945) et Nehemiah 7:13 (845)

Ezra 2:12 (1222) et Nehemiah 7:17 (2322)

Ezra 2:15 (454) et Nehemiah 7:20 (655)

Ezra 2:19 (223) et Nehemiah 7:22 (328)

Ezra 2:28 (223) et Nehemiah 7:32 (123)

 

Test de cohérence

 

2 Timothée 3 :16 « Toute écriture est inspirée de Dieu, et est utile pour enseigner, pour reprendre, pour remettre les choses en ordre, pour discipliner dans la justice ».

 

Faisons un petit test (les 4 tests de Timothée pour être précis) permettant de vérifier si une écriture est inspirée de Dieu ou par quelqu’un d’autre. Tout ce qui provient de Dieu est là pour servir un certain objectif, ça ne peut être pour du simple amusement. Si on applique ce test à la Bible actuelle : Juges 16 :1 « Samson se rendit à Gaza, il a vu une prostituée et il est venu vers elle » : ceci est sensé être la parole de Dieu… La doctrine devrait elle être : « si vous allez quelque part et que vous trouviez une prostituée : allez vers elle ??!!! ».

 

Avec les 4 tests indiqués par Timothée : ce n’est ni un enseignement, ni une réprobation, ni une correction, ni une instruction vers la justice… Ce n’est donc pas une parole de Dieu !

 

Genèse 38 : Judas a trois enfants et il a marie l’aîné à une femme… qui plus tard se déguisa pour séduire Judas… et elle a réussi et ils ont eu des relations sexuelles sur le bord de la route… et elle a eu des jumeaux.. et ces jumeaux (Farel et Zara), enfants de cet inceste sont les arrières grands parents de Jésus selon la généalogie dans la Bible !!

 

Si on applique les 4 tests : Où pourrait-on mettre tout cela ? Dans le livre de Dieu ?? Impossible !

 

 

Quelques erreurs évidentes

 

Voici enfin une liste non exhaustive des contradictions très nombreuses entre  la Bible et les données définitivement établies par votre science moderne :

 

Terre et Univers :

 

La formation de l'univers selon la Bible est totalement incompatible avec les connaissances scientifiques modernes (notamment au niveau des dates et de la succession des étapes)

 

Pour la Bible la chauve souris est un oiseau, alors que c'est un mammifère (Lévitique 11 :13).

 

Pour la Bible les lapins et les lièvres seraient des ruminants, alors que ce sont des rongeurs  (deutéronome 14:7)

 

Pour la Bible c'est le soleil qui tourne autour de la terre, comme lors des miracles les plus absurdes que l'on puisse imaginer où l'on voit Jéhovah faire reculer le soleil de dix degrés, pour spécifier à qui de droit qu'il augmente sa vie de dix années : (Isaïe 38:8)  Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l’ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d’Achaz. Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendu. Ces passages ayant servi notamment au procès Galilée pour démontrer la fausseté de la théorie héliocentrique

 

La Bible décrit le soleil et la lune décrits comme des luminaires (or la lune ne fait que refléter la lumière du soleil).

 

L'homme :

 

La date d'apparition de l'homme sur  terre est totalement en contradiction avec les données établies par la science moderne.

 

Genèse 1:27 Dieu commence par créer la Terre, puis la lumière, puis les mers, puis les végétaux puis les étoiles et la Lune puis les animaux puis l'homme et la femme. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les rédacteurs se sont trompés sur toute la ligne : on sait aujourd'hui que les étoiles sont nées (dont le soleil) puis la Terre et la Lune puis les mers puis les végétaux et les animaux puis l'homme. La Genèse correspond à la vision des auteurs (humains et non inspirés par Dieu –qui ne saurait se tromper ni inspirer des erreurs) de l'époque mais n'a rien à voir avec la réalité.

 

Genèse 1:31 Dieu créé tout ça en 6 jours ! il y a quelques milliers d'années (environ 6000 d'après les théologiens). C'est très éloigné de la réalité, même en comptant large. On sait aujourd'hui qu'il a fallu des milliards d'années : d'abord pour la formation de l'univers, puis des étoiles comme le Soleil, des planètes comme la Terre puis des mers et des océans, la naissance de la vie qui n'a cessé de se complexifier (les fossiles le prouvent) et enfin l'homme.

 

Déluge universel (sa situation dans le temps est erronée)

 

Récit de l'exode de Moïse (la chronologie et les événements sont incompatibles avec les découvertes scientifiques modernes)

 

Règne animal :

 

L’ordre d'apparition des animaux terrestres et des oiseaux est erroné.

 

La reproduction dans le règne végétal a lieu avant l'existence du soleil (ce qui est scientifiquement impossible)

 

Le règne végétal apparaissant en même temps que l'homme sur terre (dans le 2ème récit, incompatible avec le 1er récit)

 

 

 

En guise de conclusion de ce chapitre, je voudrais exprimer quelques sentiments sur ce qui a été réalisé :

  • Le premier sentiment concerne le travail d’altération des textes en tant que tel. Le résultat est certes truffé de preuves que ces textes ont été altérés, c’est ce que j’ai appelé le travail de sagouins dans les pages précédentes. Donc, en termes de qualité, je reste un petit peu sur ma faim.
  • Le second est un sentiment de satisfaction concernant les résultats gigantesques en termes d’âmes égarées tout au long de ces années, et surtout, encore aujourd’hui. Âmes qui m’accompagneront en enfer pour notre séjour éternel.
  • Le troisième est un sentiment de mépris vis-à-vis de l’intelligence supposée des hommes : comment peut-il tomber dans le panneau avec autant de preuves évidentes de ma supercherie ? Cela reste pour moi un grand mystère !
Le dernier c’est un sentiment de défi face à Dieu : Voilà l’Homme que tu as choisi et préféré à moi ! Tu l’as doté d’intelligence pour discerner le bien du mal ! Regarde bien le résultat : Es tu toujours aussi satisfait de ton choix ?
Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 12:00

Les non croyants

 

En gros, dans ce chapitre, je vais vous parler des gens qui ne croient pas en Dieu. A la différence des hommes qui croient en plusieurs dieux, ou qui adorent des intermédiaires (soleil, vache, statue, etc…) pour se rapprocher de Dieu : ceux là, des mal croyants en quelque sorte, je vous en parlerai dans le chapitre des fausses religions. Evidemment, je ne vais pas faire la fine bouche, je prends tout, puisque l’issue pour les uns et les autres est identique.

 

Les non croyants sont par définition voués à l’enfer (auquel ils ne croient pas d’ailleurs, donc ils n’ont pas de raison particulière de s’énerver ou de s’inquiéter J). C’est donc une part de marché acquise pour moi.

 

Concernant cette partie de mes soldats, mon travail consiste en

une stratégie en trois temps :

  • Recruter : convertir des hommes vers la non croyance
  • Fidéliser : les maintenir dans la non croyance jusqu’au dernier souffle (pas question de se faire souffler la victoire tout près du but)
  • Exploiter : les utiliser contre mon seul ennemi : le monothéisme

Pour commencer, je vais vous présenter un état des lieux de la non croyance dans le monde (une sorte de bilan de ma réussite, à l’instant présent).

 

Non croyance dans le monde

 

Savez-vous qui sont les champions de l’athéisme aujourd’hui ? Non ?

 

Et bien, voici le Top 10 de l'athéisme pur par pays :

  • Suède (jusqu'à 85% de non croyants, athées et agnostiques)
  • Vietnam
  • Danemark
  • Norvège
  • Japon
  • République Tchèque
  • Finlande
  • France (entre 43 et 54 % de non croyants, athées et agnostiques)
  • Corée du Sud
  • Estonie (jusqu'à 49 % de non croyants, athées et agnostiques)

La Suède est donc un pays que j’aime particulièrement car c’est le pays le plus athée du monde. 85% des Suédois ne croient pas en Dieu. Il existe également certains prêtres au sein de l'église nationale de Suède qui ne croient pas en dieu (ce qui est très cocasse vous l’admettrez).

Globalement les pays nordiques sont plutôt bien placés dans ce classement, donc leurs âmes mes sont majoritairement acquises. Un petit regret cependant : ces pays ne sont pas très actifs ni très influents sur la scène internationale. Je les utilise toutefois pour attiser la haine et promouvoir le choc des civilisations (cf. affaire des caricatures entre autres), en coordination avec mes collaborateurs néo-conservateurs et autres chrétiens sionistes d’outre atlantique (mais ceci est une autre histoire et d’autres chapitres leur seront consacrés). [ceci est une autre histoire, et un chapitre leur est consacré).

La France ne s'en sort pas si mal en s'octroyant la 8ème place de ce classement impie...

C’est sûr que l’attitude des églises et des sectes religieuses en général a favorisé l’exode d’une bonne partie d’entre vous vers l’athéisme. A force de modifier, de falsifier et de corrompre leur doctrine, leur religion est devenue peu crédible (j’en reparlerai en détail dans le chapitre consacré aux églises qui constituent mes meilleurs alliés à l’heure actuelle).

En France, la montée de l'athéisme suit un chemin inverse du déclin du catholicisme et parallèle à la montée de l'islam, du protestantisme et du bouddhisme.

Athées affirmés de 1981 à 2007

Année

 % de la pop.

1981

10,0% ¹

1990

11,0% ¹

1994

23,0% ¹

2003

26,0% ²

2007

31,0% ²

¹ Quid 2000, ² Sondages CSA.

Note : Les chiffres ci-dessus sont le résultat de sondages et non de recensements. Il y a également une forte proportion d'agnostiques et d'hésitants en France.

Au Royaume-Uni, 40% des personnes environ ne considèrent pas que Dieu existe.

A noter, la jolie performance d'Israël qui décroche la 19ème place (37 % des Israéliens clament leur athéisme).

Pour les Etats-Unis, ce n’est pas l’athéisme que j’ai cherché à promouvoir (9 %  tout de même), mais une armada de sectes trinitaires donc je vous parlerai dans un autre chapitre (stratégie différente, mais résultat identique… tous m’accompagneront en Enfer).

Mon estimation actuelle est un chiffre total d’environ 750 millions de non croyants / athées / agnostiques dans le monde.

Globalement, bien que les athées soient minoritaires dans la plupart des pays, ils sont relativement nombreux en Europe de l'Ouest, Australie, Nouvelle Zélande, Canada, dans d'anciens et actuels états communistes, et, à un moindre degré, aux États-Unis.

L'athéisme est particulièrement répandu parmi les scientifiques des pays à dominante chrétienne. Ce succès s’explique très simplement.

Dans les pays où j’ai fait triompher mon christianisme trinitaire, j’ai identifié deux groupes : les scientifiques et les gens doués d’un grand esprit critique (heureusement très minoritaires), puis les autres, la majorité du troupeau.

Pour la majorité, le christianisme trinitaire a dominé sans grande résistance (compte-tenu de l’absence d’exigence intellectuelle).

Pour les scientifiques et les gens à l’esprit critique aiguisé, le christianisme trinitaire, est ses sources altérées et truffées de contre vérités et d’erreurs scientifiques grossières, n’avaient aucune chance de convaincre, puisqu’ils ne pouvaient absolument pas résister à l’examen scientifique (que ce soit pour la fiabilité des sources et des écrits, ou pour les multiples incohérences et contradictions que ces textes contiennent).

Ces scientifiques n’avaient dons d’autre alternative que de rejeter la religion non crédible, et de rejoindre le cortège de mes ouailles non croyantes.

Cette tendance fût tout à fait marquée au début du XXe siècle, se développant de façon dominante pendant le siècle.

En 1914, James H. Leuba a constaté que sur 1 000 scientifiques aux États-Unis, aléatoirement choisis, 58% ont exprimé de l'incrédulité ou du doute sur l'existence de Dieu. Les mêmes études, répétées en 1996, ont donné un pourcentage semblable de 60.7% ; ce nombre est de 93% parmi les membres de la National Academy of Sciences.

Cela veut-il dire que tous les non croyants soient de brillants esprits : absolument pas. La majorité d’entre eux sont même parmi les plus stupides spécimens de votre espèce.

Pour être complet concernant les scientifiques et les gens doués d’un esprit critique, il faut que je vous dise que ceux parmi eux qui ont étudié scientifiquement le Coran, sont pour la plupart devenus musulmans à mon grand damne. Le Coran n’étant pas encore altéré (je n’ai pas encore trouvé la solution, mais j’y travaille), il contient des vérités scientifiques qui satisfont hélas ces esprits exigeants.

Heureusement, leur nombre reste réduit, même s’il est en croissance. De toute façon, je ne peux pas gagner partout, ce qui m’importe, c’est d’emporter le plus grand nombre.

Concernant la Chine :

Le fait religieux dans le monde chinois se caractérise par le pluralisme, favorisé par l’attitude de l’État : celui-ci exerce depuis le début de l’empire (IIIe siècle av. J.-C.) un contrôle attentif sur les groupes susceptibles de constituer une menace pour le pouvoir et met au pas les sectes trop actives, n’accordant qu’exceptionnellement l’exclusivité à un culte. Le syncrétisme et le mélange sont courants, rendant les contours des ensembles religieux flous ; on a souvent l’impression de se trouver face à une constellation de philosophies et de pratiques plutôt qu'à des confessions.

En chine, les religions ou cultes individuels sont appelés dao (道) « voie » ou jiao (教) « enseignement ». Le terme qui sert de nos jours à traduire « religion », zongjiao (宗教), est un emprunt tardif au japonais. Les cultes chinois sont en majorité polythéistes, panthéistes ou non-théistes, et intègrent les concepts naturalistes traditionnels : alternance du Yin et du Yang et rôle du souffle dans l’univers, croyance à l'existence de périodes fastes et néfastes déterminées selon le calendrier et d'une énergie propre à certains lieux (terres d'immortalité, feng shui).

Les principales religions pratiquées sont le taoïsme et le bouddhisme (représentés par divers courants) ainsi que la religion traditionnelle qui emprunte aux deux précédentes et aux traditions locales tout en intégrant le culte des ancêtres. Les deux premières constituent avec l’idéologie confucianiste les « trois écoles  » (san jiao 三教) dont les représentants se disputaient l’influence à la cour. Elles comprennent dans leurs pratiques des ascèses individuelles et le monachisme, alors que tous les aspects de la religion traditionnelle sont intimement liés à la vie sociale, économique et familiale.

La Chine a par ailleurs connu une grande quantité de cultes locaux ou importés. Certains ont disparu comme le culte du Ciel, le manichéisme, le zoroastrisme, d’innombrables petites sectes mal connues de l’histoire. D’autres sont pratiqués au XXIe siècle : religions de minorités ethniques comme le dongba, l’hindouisme, ou religions émergentes comme Falun Gong ou Iguandao.

Il reste tout de même 900 millions de personnes sans religion en Chine : on peut les classer donc en tant que non croyants.

Pour ceux qui suivent des idéologies philosophiques sans fondement religieux, on peut également les classer parmi les non croyants (en Chine et aussi au Japon avec le Shintoïsme).

Concernant ceux qui suivent le Bouddhisme, l’Hindouisme et un de leurs multiples dérivés, vous pourrez vous reporter aux chapitres suivants.

L’athéisme tient-il la route ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que le fait qu’une doctrine tienne ou non la route, n’a que peu d’importance chez la majorité des gens (ceux qui gobent ce qu’on leur demande, ou que leurs parents ont gobé avant eux).

Le fait que l’athéisme (ou la non croyance de manière générale) tienne ou non la route n’est donc pas déterminant dans ma réussite sur ce créneau.

Alors, tient-il la route ? Je vais vous répondre de suite : évidemment que NON !

C’est même essentiel dans ma stratégie : le jour du jugement, l’athée ne pourra pas se défendre en disant « j’ai utilisé toute mon intelligence ET ma bonne foi et j’ai fini par choisir l’athéisme ». Impossible ! A la rigueur, il peut dire qu’il a utilisé l’une des deux, son intelligence OU sa bonne foi, mais certainement pas les deux !

Heureusement que la majorité d’entre vous allie bêtise ET mauvaise foi J

Car le devoir de l’Homme est d’utiliser pleinement son intelligence et sa bonne foi sur cette question : c’est même ce qui explique SA pleine responsabilité des choix qu’il fait.

Donc là, il sera jugé comme pleinement responsable de son athéisme, il sera donc coincé et viendra me rejoindre en Enfer comme un grand.

Je vais vous expliquer à présent pourquoi ca ne tient pas la route :

Le premier problème avec l’athéisme est assez simple : l’athéisme est erroné parce que Dieu existe !

Vous l’avouerez : Je suis plutôt bien placé pour l’affirmer.

L'athéisme est donc simplement une imbécillité extraordinaire issue de mon génie.

Mon travail consiste donc à vous aider à devenir incapables ou peu disposés à identifier l'existence de Dieu (les deux possibilités font bien l’affaire).

Comment suis-je tout de même arrivé à convaincre de l’Athéisme ??

Eh bien, ma stratégie était assez simple : je prends ce qui semble bien dans les religions, et je lui propose un fondement non-théiste. Le reste se fait facilement par le biais notamment des médias (que je contrôle à 99% environ).

Pourquoi l’Athéisme en fait ?

La question que vous êtes en droit de vous poser est de savoir pourquoi ai-je encouragé l’athéisme, alors que des religions altérées et des fausses religions suffisent à emmener des centaines de millions de gens en enfer ?

Bonne question. Je vais vous donner quelques réponses, ou plutôt quelques pistes de réflexion :

La concurrence entre ces différents alliés (car somme toute, ils sont tous mes alliés) mène à la surenchère et à l’extrémisme (de tous et de chacun dans son domaine).

Les « batailles » entre ces différents alliés occupent vos sociétés, et représentent donc une diversion extraordinaire : dans une bataille entre le Mal et le Mal, qui peut gagner ??? Vous avez tout compris : je gagne à tous les coups ! L’énergie et le temps que vous passez dans ce type de batailles, ne peuvent pas être consacrés à la recherche du véritable Bien.

Quand cela devient nécessaire, mes alliés (non croyants, mal croyants, ou croyant dans des religions altérées) unissent leur énergie contre mon véritable ennemi : le monothéisme.

Sur ce dernier point, je vous laisse regarder le monde qui vous entoure ! Je vous ai donné des pistes et quelques indices, mais au bout d’un certain temps, il faut bosser un peu, d’accord ?

A ceux qui disent que j’aurais pu me satisfaire des religions altérées pour semer les désordre sur terre, je me permets de rappeler les exploits de quelques doctrines athées avec de brillants éléments comme Joseph Staline, Pol-Pot et Mao Zedong, alors hein ! S’il vous plait !

Et n’oubliez pas que le nazisme est un des fruits de l'athéisme. Il est l'exemple de la violence d'une idéologie sans Dieu, le "fruit de l'athéisme" où certains aspects de la philosophie de Nietzsche pris à la lettre justifieraient de faire triompher le fort sur les faibles.

Mais revenons à ma stratégie en trois temps :

1.      Recruter : le recrutement est naturellement adapté à chaque région, à chaque environnement culturel, à chaque époque et parfois même à chaque individu. En somme j’ai plusieurs offres de déviance à proposer, et selon le public visé, je privilégie telle ou telle offre. Par exemple, pour les pauvres (d’argent et d’esprit critique), c’est plutôt le christianisme et les sectes qui cartonnent le plus. Pour les riches le christianisme identitaire marche bien (beaucoup de français affirment être chrétiens par haine de l’Islam sans véritable conviction, mais peu m’importe, car le résultat est le même… ils deviennent mes soldats). Le christianisme et le judaïsme sont d’excellents tremplins pour aboutir à l’athéisme. Ces deux religions ont été tellement altérées qu’elles ne tiennent plus la route et ne résistent pas une seconde à l’examen critique… Les évènements tragiques de la vie (mort d’un proche, accidents de la vie, laideur ou pauvreté..) sont d’autant d’occasions exceptionnelles pour provoquer une rébellion et un rejet contre Dieu. Au pire, pour ceux qui sont fâchés contre Dieu mais restent convaincus au fond d’eux-mêmes de sa présence, je leur inspire la fabrication de leur propre religion (selon leurs passions et ce que je leur inspire). En somme, ils se substituent à Dieu en tant que législateur.. et là c’est gagné pour moi.

2.      Fidéliser : une fois recrutés, il s’agit pour moi de vous maintenir dans l’athéisme jusqu’au bout. Plusieurs outils sont à ma disposition : les concepts de laïcité, les médias qui réfléchissent à votre place et vous disent ce qu’il faut penser, les faiseurs d’opinion athées qui vous impressionnent par leur aptitudes aux débats, la mauvaise publicité pour les religions et les exploits de leurs adaptes (je fais l’amalgame entre les religions et les adeptes pour détruire l’image de la religion… que la religion en question soit fausse ou non altérée, je salit son image… mon objectif étant qu’à partir des agissements des adeptes de telle ou telle religion, je vous fais haïr Dieu et toute religion qui s’y réfère… Pas de risque alors que vous recherchiez la religion que Dieu agrée. De plus, chez ces collaborateurs, je les empêche de réfléchir en les poussant à mobiliser toute leur énergie pour gagner leur vie et courir après la stabilité matérielle et affective. En gros, je les maintiens dans une vie sans but : consommer, se reproduire, se soucier, stresser, courir après les temps et les plaisirs terrestres… sans se soucier de qui viendra après la mort…

3.      Exploiter : en autonomie ou en coordination avec mes autres soldats, les athées se battent contre mon seul véritable ennemi : le monothéisme.

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:35

Ah les églises ! Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu ! Beaucoup de choses à dire !

D’abord, pour les lecteurs qui commencent leur lecture à ce chapitre, vous ne pourrez quasiment rien comprendre si vous n’avez pas lu le chapitre « Ceux qui ont modifié les écritures ».

Je vous invite donc à le lire (et pour ceux qui ne comprennent pas vite, à le relire !) pour bien assimiler que les messages portés par les églises sont globalement erronés suite aux différentes altérations des textes initiaux, qui ont pour but de les adapter à mon stratagème.

Car avant de vous montrer la puissance des églises et leurs méthodes peu orthodoxes (J), il faut que vous compreniez puis que vous gardiez à l’esprit qu’elles bossent pour moi.

Pour commencer à parler des églises et de leur influence, un rappel historique devrait vous éclairer chers ennemis sur les méthodes que j’ai utilisées pour diffuser le message altéré.

En effet, il ne sert à rien d’altérer un message si c’est pour le garder égoïstement pour soi non ? Surtout avec ces populations qui ressentent au plus profond de leur être une soif de croire en l’au-delà !

Je vais donc vous donner un peu de culture et vous dévoiler ce que mes amis vous cachent (de bonne foi d’ailleurs, car ils vous trouvent tout simplement trop bêtes).

Ce chapitre traite donc des questions suivantes :

·         La chronologie des mon évangélisation trinitaire du monde

·         Les méthodes et les moyens extraordinaires utilisés

Chronologie des mon évangélisation trinitaire du monde

Voici quelques dates de mes victoires déterminantes en termes de propagation du message trinitaire :

Vers 300 : Arménie / 337 : Constantin Ier / Vers 400 : l'Éthiopie / 430 : en Irlande/ 496 : baptême de Clovis, roi des Francs / 596 : Anglo-Saxons / 782802 : Frise orientale et la Saxe / 826 : Danemark / 830 : Suède / 862863 : Grande Moravie / 957 : Russie / 966 : Pologne / 1157 : Finlande / 1223 : Hongrie / 1244 : Mongols / 1289 : Chine / 1521 : Mexique / 1525 : Bolivie et Paraguay / 1533 : Colombie, Chili, Pérou, Equateur / 1542 : Inde / 1549 : Brésil / 1549 : Japon / 1564 : Philippines / 1569 : Viêt Nam / 1641 : Amérique du nord / 1658 : Ceylan / 1742 : Corée / 1833 : Océanie occidentale / 1838 : Nouvelle Zélande / 1840 : Samoa / 1841 : Ile Maurice / 1846 : Wallis et Futuna / 1853 : Madagascar / 1872 Sahara (Laghouat) / 1878 Le Bouganda et le Tanganyika

Beaucoup de succès donc comme vous le voyez. Au début du 21ème siècle, on estime que le milliard de catholiques se répartit à peu près de la façon suivante : Europe, 287M, Amérique du Sud, 443M, Amérique du Nord, 73M, Afrique, 118M, Asie, 111M, Océanie, 8M.

Quelques remarques cependant :

L’évangélisation n’a malheureusement pas progressé à mon grand damne en terres d'Islam, alors que l'Islam a progressé vers l'Est, en Inde du Nord, au Bengale, en Malaisie.

Cas de l’Indonésie :

Le dominicain Navarette et le Jésuite Alexandre de Rhodes ont rapporté des récits qui font état de contacts pris par des souverains de l'actuelle Indonésie entre 1640 et 1670, à la fois auprès des chrétiens et des musulmans en vue d'une conversion à l'une ou l'autre de ces religions. Est-ce que l'Islam s'est montré vainqueur de la confrontation parce qu'il était mieux adapté aux aspirations des populations ou bien est-ce que les missionnaires catholiques n'ont pas fait preuve d'une agressivité propagandiste suffisante ? Peut-être les deux ! Mais surtout le fait que ceux qui comparent Catholicisme et Islam finissent toujours par choisir l’Islam (il faut avouer que le livre de l’Islam est un original préservé alors que ceux du catholicisme sont des documents altérés.. ca vous détruit tout simplement toute crédibilité auprès des gens qui raisonnent… il me reste heureusement ceux qui ne raisonnent pas.. et c’est la majorité écrasante !).

En résumé, l'expansion du christianisme reste bloquée par l'Islam au Sud du bassin méditerranéen et à l'Est de la Volga.

Les méthodes et les moyens extraordinaires utilisés

C'est toute une stratégie de conquête que j’ai élaborée, qui tient à la fois de l'encerclement et de l'osmose et qui vise un basculement d'ensemble de la société.

Il a fallu d’abord former un clergé prêt à profiter de la vulnérabilité des populations atteintes par de grandes difficultés.

Cas de l’Algérie :

Moins d'un an après mon incursion à Alger, j’ai fait créer la congrégation des « Missionnaires d'Afrique », ceux qui seront connus plus tard sous le nom de « Pères Blancs ». Au noviciat d'Alger, les règles sont draconiennes, il leur est théoriquement interdit de parler entre eux autrement qu'en arabe. Le clergé ordinaire, reçoit l'interdiction de tenter des conversions. Il faut trouver des têtes de pont et des maillons faibles. Les orphelins feront office de tête de pont, et la Kabylie que j’ai identifiée comme le maillon faible. 1868 est une année de famine en Algérie, et par conséquent, beaucoup d'enfants errent sans ressource. C'est l'occasion rêvée que j’ai choisie pour fonder des orphelinats (d’une part c’est super pour l’image et d’autre part le désarroi de ces gosses leur fait gober tous mes messages J).

Des terrains sont achetés pour qu'ils puissent vivre du fruit de leur travail, un phalanstère, en quelque sorte, où l'on dirige en douceur les enfants vers une foi façonnée par votre serviteur. Plus tard, les filles pourraient s'unir aux garçons pour fonder des foyers chrétiens.

Les Kabyles sont des Berbères, ils parlent une langue dont l'origine est antérieure à l'arrivée des arabes. J’ai donc persuadé mes soldats que la Kabylie est une ancienne terre chrétienne et que l'islamisation n'y est que superficielle. Les postes de missionnaires se sont concentrés sur cette province, avec la consigne de ne pas chercher à évangéliser prématurément les populations, mais à fonder des écoles et des dispensaires. En plus des missionnaires proprement dits, il fallait des sœurs, qui pourraient s'infiltrer plus efficacement dans la société du côté des femmes. Un an après la fondation des Missionnaires d'Afrique, Lavigerie fonde les « sœurs agricultrices et hospitalières ». Admirez au passage les jolis noms que je trouve pour habiller mes stratégies (plus tard ce sera démocratie et droits de l’homme pour habiller mes projets guerriers un peu partout… c’est plutôt sympa démocratie et droits de l’homme non ?).

Autant le dire tout de suite, les tentatives d'évangélisation de l'Algérie sont un échec. Les populations, qu'elles soient arabes ou kabyles n'ont guère que leur religion pour affirmer leur identité face aux colonisateurs européens. Je suis tout sauf bête et je m’en suis rendu compte assez vite. L'énergie des pères Blancs a été donc redirigée vers l'Afrique.

Du côté des Églises protestantes d'Europe et d'Amérique du Nord, j’ai créé un grand nombre de sociétés des missions.

Je peux citer: La Société des Missions de Londres (1795), Société des Missions des Pays-Bas (1797), le Comité Américain des Missions étrangères (1810, les Missions de Bâle (1815), les Missions de Paris (1822), les Missions de Berlin (1824), les Missions de Suède (1835), les Missions d'Allemagne du Nord (1836), les Missions de Norvège (1842).

Initialement, ces sociétés sont fondées par des fidèles appartenant à différentes églises évangéliques. Interconfessionnelles, beaucoup d'entre elles sont également supranationales, comme la société des missions de Bâle qui regroupe des Suisses, des Allemands et des Français. Mais les grandes églises fondent également leur propre société de missions : le Church Missionary Society de l'église anglicane est crées en 1799. Elle est suivie par les méthodistes en 1813, les baptistes des États-Unis, en 1814, les presbytériens d'Écosse, en 1825, les luthériens d'Allemagne, en 1836, avec la Société de Leipzig.

En Europe, les sociétés missionnaires sont généralement à l’initiative de groupes chrétiens privés et financées à la fois par quelques gros donateurs et par des collectes organisées auprès de petits donateurs, par exemple, lors des « dimanches de la mission ». Il faut bien que la base qui ne comprend rien à rien, finance mes projets ! C’est le nerf de la guerre ne l’oublions pas !

L'autonomie par rapport aux institutions ecclésiastiques n'empêche pas que chaque société a généralement un enracinement national et une orientation théologique assez corrompue et marquée.

Une deuxième vague de sociétés missionnaires part des États-Unis, à partir de 1850. Ces sociétés sont généralement interconfessionnelles et plurinationales : La Mission à l'Intérieur de la Chine est fondée en 1856, l'Alliance chrétienne et missionnaire en 1897, la Mission à l'Intérieur de l'Afrique, la Mission unie du Soudan et la Mission à l’intérieur du Soudan en 1901.

En Chine, le Jésuite Matteo Ricci comprend qu'il a fait fausse route en se présentant comme un "bonze chrétien". C’était un concept marketing de mes représentants là-bas, mais cela n’a pas bien fonctionné hélas !

J’ai décidé que l’évangélisation aurait lieu dans divers cadres, comme les paroisses bien sûr, les cours d'instruction religieuse dans les écoles privées, la prédication dans les lieux publics (lieux de culte, etc.), l'enseignement de l'évangile altéré à domicile, mais aussi et surtout lors des conversions forcées (que voulez-vous, ca ne peut pas être joli joli partout !) , dans les pays conquis par les armes et la terreur, dans les pays où règne l’extrême pauvreté et dans les pays frappés par des catastrophes naturelles.

Cette évangélisation peut revêtir diverses formes, comme la lecture des évangiles, la prédication, la méditation et la christianisation de populations.

Parmi les méthodes utilisées par mes soldats, il y a l'inculturation qui est un terme utilisé en missiologie chrétienne pour désigner la manière d'adapter « l'annonce de l'Évangile » dans une culture donnée. C’est un concept théologique qui trouve son origine dès le XVIIIe siècle avec la querelle des rites qui avait interpelé les autorités catholiques sur la liturgie utilisée par les jésuites de la Chine.

Tout au long de sa longue histoire, lorsque c'était nécessaire, le message de l'Évangile a été inculturé. Bon, ce n’est pas bien honnête intellectuellement, mais je m’en fiche totalement, la fin justifie les moyens.

Parmi les premiers praticiens de l'inculturation dans l'histoire des missions, figurent Saint Patrick en Irlande, Saints Cyrille et Méthode pour les peuples slaves d'Europe de l'Est. Après le concile de Trente, le mouvement devint plus systématique : José de Anchieta pour les populations indigènes du Brésil ; Roberto de Nobili dans le Sud de l'Inde ; Matteo Ricci en Chine, Alexandre de Rhodes au Vietnam, et tant d'autres encore.

Relation étroite entre l’évangélisation et la politique

Dès le moyen âge, j’ai fait appuyer le mouvement religieux par la politique et l’évangélisation devint un enjeu politique pour les souverains chrétiens qui cherchaient à accroître leur influence : le rôle des rois francs, appuyés par l'Église depuis le baptême de Clovis, en 496, fut aussi important à cet égard pour la Germanie que celui des Empereurs d'orient auprès des Slaves, des Magyars et des Russes. Le pouvoir temporel sut, au gré des conquêtes et des victoires, appuyer la mission, susciter la conversion de souverains des peuples païens entrés dans sa sphère d'influence et, lorsque cela s'avéra insuffisant, il put avoir recours à la force pour étendre la chrétienté.

Un nouvel essor de la mission chrétienne se prépara en Occident au XIIe siècle, principalement avec la création de nombreux ordres religieux et avec l'affirmation, à travers l'idéologie de la Croisade, d'un « esprit de conquête » dans l'Église.

Les Dominicains, à l'instar de leur fondateur, tournèrent assez rapidement leur attention vers la lutte contre les hérésies à l'intérieur de l'Occident chrétien. En cela, ils s'illustrèrent notamment par une action d'évangélisation des campagnes, que leur rôle ultérieur dans l'Inquisition a pu ternir un tout petit peu ! Mais bon, ce n’est pas bien grave du moment où les choses avancent dans le sens que j’ai prévu.

Les Franciscains, quant à eux, commencèrent à s'ouvrir à des cultures non-chrétiennes avec le monde musulman, dans l'Espagne chrétienne. De là, ils lancèrent des missions en Afrique du Nord, non sans avoir développé la connaissance et l'usage de la langue arabe, mais aussi du Talmud.

Le succès des entreprises missionnaires du XIIIe siècle fut cependant limité dans le temps. L'isolement de ces Églises « lointaines », ou encore l'hostilité des pouvoirs locaux au christianisme, finit par avoir raison de la majorité de leurs fondations, durant les XIVe et XVe siècles.

Une nouvelle ère s'ouvrit pour l'évangélisation à la fin du Moyen Âge, en 1492, avec l'achèvement de la Reconquista par la prise de Grenade, en Espagne et avec la découverte de

l'Amérique, bientôt suivie de sa conquête.

Avant l'époque des grandes découvertes, l'expansion du christianisme restait bloquée au sud et à l'est de la Méditerranée par un monde musulman qui va passer en grande partie sous domination turque et qui reste imperméable à la diffusion du christianisme.

Les Portugais avaient entrepris l'exploration des côtes de l'Afrique depuis le début du XVe siècle. Dés le retour de Christophe Colomb en 1493, les deux nations ibériques demandent l'arbitrage du pape Alexandre VI pour se partager le monde. Le traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494 institue une ligne de partage qui passe à cent lieues à l'ouest des Açores. Cette délimitation de souveraineté est étendue, quelques années plus tard, à l'activité missionnaire: En 1508, par la bulle Universalis Ecclesiae, l'Espagne obtient le monopole des missions dans la zone qui lui avait été attribuée contre l'engagement d'envoyer des missionnaires en nombre suffisant, de leur procurer le passage gratuit, de construire des églises etc. En 1514, un statut symétrique est accordé aux Portugais. Il s'agit en fait d'une régularisation, car ces derniers s'étaient déjà assurés, au milieu du XVe siècle, de l'exclusivité missionnaire dans le monde entier, du temps où ils étaient la seule puissance maritime. Le Saint-Siège qui n'a ni moyens financiers propres, ni structure missionnaire centralisée, sous-traite ainsi l'organisation des missions aux souverains catholiques.

Vous allez me dire que je vous bassine avec l’histoire ancienne… Ok, d’accord, revenons à votre époque actuelle où le mélange religion politique et vraiment d’actualité.

Il y a eu du chemin depuis et j’ai localisé mon quartier général aux USA pour des raisons que j’exposerai plus tard dans un chapitre dédié.

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:34

Les nouvelles approches

Je vais vous expliquer ce qui se passe de nos jours, ou comment j’utilise la foi évangélique à des fins d'impérialisme, de domination des esprits, de pouvoir absolu !

Tout d’abord : Le savez-vous ? Il y a des missionnaires (Américains le plus souvent) partout ! Imaginez-vous que dans chaque résidence à Marseille, il y en a deux en moyenne. Ils quadrillent chaque pays, chaque zone, chaque résidence. Consciencieusement. Il en part un, il en arrive deux. On en trouve même dans les pays Musulmans ! Et surtout, comme pas hasard,  là où on peut faire jouer des projets sécessionnistes et anti-arabes, comme avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb, ou avec les minorités kurdes d'Irak. Diviser pour régner, encore et toujours ! (je ne m’en lasse pas).

Mes missionnaires sont très organisés, bien équipés, et fort bien dotés financièrement. Avec les Américains, d'ailleurs, tout s'achète, même l'ordre, même les consciences. A coups de dollars, de promesse d'emploi ou de visa, on détourne de la religion traditionnelle, de la famille et même de la communauté. Et si on ne peut pas agir ouvertement, on opère discrètement, et même secrètement, en se présentant comme médecin, militant d'association humanitaire, etc. Tout est bon pour arriver à ses fins. Le salut, c'est bien, mais c'est encore mieux si l'on se soumet, ou, surtout, si l'on se sépare de sa communauté, ce qui permet de l'affaiblir, voire de la déstabiliser. Il ne faut pas croire que le prosélytisme soit toujours sincère ! Il est d'abord animé par des considérations pratiques, intéressées, car il s'agit d'abord d'attiser le choc des civilisations. Chez mes soldats zélés, on est chrétien jusqu'à un certain point !

Et ce n'est pas fini ! L'action des missionnaires, financée par les Etats-Unis, est relayée par de nombreuses radios et télévisions, bénéficiant notamment du soutien du Congrès, de la CIA, du Pentagone - du beau monde ! C'est une véritable multinationale religieuse qui, en tant que telle, développe des stratégies de marketing, de conquête ! Et pour mieux appâter les moins cultivés, les plus pauvres, les Eglises se doublent d'activités économiques et sociales. 

Les missions, c'est un moyen d'asservir les consciences, de se les soumettre ! Les églises évangéliques, c'est une des multiples formes que revêt l'impérialisme américain, un instrument, sournois, discret, mais très efficace, de sa domination, de ma domination, et je ne vous parle pas des ONG, faussement charitables, qu'on trouve un peu partout.

Actuellement, mon "dada" et celui des églises évangéliques nord-américaines, c'est le soutien au peuple d'Israël. Vous allez comprendre pourquoi plus loin dans ce livre.

Là aussi, l'intérêt prime d'abord ! Pour la sincérité, on repassera... Mes soldats Américains ne s'engagent que pour le dollar ou pour Dieu ! Un Dieu bien personnel, et surtout éloigné... du vrai !

Connexion de l’évangélisation avec mes autres alliés

Je vais vous présenter pour illustrer ce genre de connexion, Le CUFI.

Aux USA où les citoyens ont déserté les partis politiques pour rejoindre des Églises évangéliques, la formation de l'opinion publique commence par l'encadrement des fidèles. Alors qu'ils préparaient l'offensive contre le Liban, le Pentagone et Tsahal mettaient en place une fédération des chrétiens sionistes, le CUFI (Christians United For Israel ou Chrétiens Unis pour Israël), avec pour mission de transformer 50 millions d'évangéliques en militants de la guerre.

Pour s'assurer du soutien de l'opinion publique états-unienne dans la guerre contre le Liban - puis la Syrie et l'Iran -, le Pentagone et Tsahal ont mis en place une structure d'encadrement, dès la fin 2005, pour mobiliser 50 millions d'évangéliques. L'axe central de cette opération a consisté à fédérer leurs leaders au sein d'une structure idéologique unique : le CUFI.

La fonction de ce nouveau groupe n'est pas de se substituer à l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) en termes de lobbying dans la classe dirigeante, mais de propager la théologie sioniste dans les Églises évangélique et au-delà de sorte que le soutien aux offensives israéliennes soit perçu par une majorité d'États-uniens comme un devoir religieux.

 

En janvier 2006 paraît un ouvrage à sensations : Jerusalem Countdown : A Warning to the World... the Last Opportunity for Peace (Le compte à rebours de Jérusalem : une alerte pour le monde… la dernière occasion pour la paix). Il devient immédiatement et pour trois mois, le principal best-seller vendu en supermarché aux Etats-Unis (pour plus de détails, lire le paragraphe concernant les médias qui sont à mes ordres).

Résumons son propos en essayant de rester sérieux : l'Iran est dirigé par des fanatiques qui veulent rayer Israël de la carte en lançant une bombe atomique sur Jérusalem. Après l'invasion d'Israël par les musulmans et les Russes, une seconde guerre pour le contrôle d'Israël opposera les États-Unis d'un côté à la Chine et l'Union européenne de l'autre. C'est là que surgira l'Antechrist sous la forme du président de l'Union européenne. Enfin une terrible guerre atomique concluera ce cycle. La bataille décisive se tiendra à Meggido (Armaggedon). Alors le Christ radieux pourra revenir sur terre récompenser ceux qui ont cru en lui. Heureusement Tsahal et le Pentagone peuvent faire pencher la balance du « bon côté » en intervenant préventivement, y compris en utilisant de nouvelles bombes nucléaires tactiques. Il faut donc livrer la guerre sans attendre !

L'auteur de ce best-seller militaro-religieux est le pasteur texan John Hagee, la nouvelle star du christianisme sioniste, un de mes élèves surdoués.

 

Après le catholicisme, le protestantisme évangélique

Pendant longtemps, le champ religieux guatémaltèque a été monolithique et d'hégémonie catholique. Depuis l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, le catholicisme, imposé par la force aux populations autochtones, domine la pratique religieuse, influant sur la vie politique, économique et culturelle du pays. J’ai souhaité remettre très sérieusement en question ce monopole par le développement de nouveaux groupes religieux au marketing plus agressif et cadrant mieux avec l’évolution de ma stratégie.

Depuis quelques décennies déjà, j’ai mis en place une nouvelle stratégie… Multiplier les acteurs de l'espace religieux, à tel point que vous trouverez aujourd'hui au Guatemala par exemple plus de 300 sectes différentes : témoins de Jéhovah, mormons, adventistes du Septième Jour, mais aussi et surtout une écrasante majorité de communautés protestantes évangéliques, essentiellement pentecôtistes, d'ailleurs présentes sur l'ensemble du sous-continent latino-américain.

Dans les années soixante, le protestantisme fondamentaliste, financé en grande partie par les multinationales religieuses nord-américaines, développe une véritable stratégie de reconquête de l'« homme latino-américain », avec des campagnes massives de prosélytisme s'inspirant de nouvelles techniques psycho-religieuses et de méthodes de marketing. Des « croisades d'évangélisation en profondeur» s'organisent au Nicaragua (1959-1960), au Costa-Rica (1960-1961), au Guatemala (1961-1962).

On estime qu'actuellement 40 millions de Latino-Américains, environ le dixième de la population totale, sont devenus protestants ou évangéliques. Ce chiffre ne donne toutefois qu'une faible idée du phénomène. En effet, cette minorité connaît une progression accélérée et s'avère plus pratiquante, plus prosélyte et plus encadrée que la majorité catholique. Trois pays sont particulièrement touchés : le Brésil (16 % de la population), le Chili (20 % de la population) et le Guatemala (environ 30 % de la population). Ce dernier détient le record du taux de croissance puisque le nombre de protestants y a été multiplié par sept entre 1960 et 1985, et, si le taux de ces 25 dernières années se maintenait dans les 25 suivantes, en 2010, le Guatemala serait protestant à 127 %.

En outre, la présence évangélique est devenue plus manifeste dans les vingt dernières années grâce à son institutionnalisation dans divers domaines sociaux : l'éducation, la communication. Depuis la fin des années soixante-dix, on remarque également une présence évangélique dans la promotion d'activités de développement économique et social.

Evidemment, des tensions religieuses ont lieu, mais je suis obligé de passer par là ! Vous m’en voyez très peiné !

L'introduction massive de ces sectes dans l'espace religieux a créé une situation de tension entre ces dernières et l'Eglise catholique, jusqu'alors peu concurrencée sur le marché des biens de salut. Le terme « affrontement religieux » a été utilisé à maintes reprises dans la presse guatémaltèque pour qualifier le climat qui règne dans le pays depuis quelque temps. Le mot peut paraître un peu fort. Mais s'il n'y a pas de réel affrontement, du moins pas de manière ouverte et institutionnelle, il est sûr que les deux principaux acteurs du champ religieux se livrent une véritable lutte pour obtenir plus de poids et d'influence et, donc, pour améliorer leur position au sein du champ social. Cette lutte se traduit d'un côté par une multiplication des profanations de lieux et d'objets du culte catholique, attribués aux évangéliques iconoclastes pour qui le culte des images, élément crucial de la religion populaire latino-américaine, n'est qu'idolâtrie. Là ils ont poussé un peu loin, car l’idolâtrie, je n’ai rien contre personnellement !

Le pentecôtisme est le principal moteur de la percée du protestantisme en Amérique latine et aujourd'hui les trois-quarts des convertis s'en réclament. Mais dire que le pentecôtisme est supérieur numériquement ne suffit pas à rendre compte de sa force. En fait, il ne s'agit pas d'un phénomène statique, mais plutôt d'un « phénomène de réveil » dont l'influence se fait sentir jusque dans les autres Eglises protestantes, qui s'efforcent souvent de donner un style pentecôtiste à leurs célébrations et même parfois à leurs structures.

Ces communautés aux caractéristiques sectaires mobilisent l'affect; elles mettent en scène les émotions et accordent une place centrale à la musique et au chant. Leur force réside dans leur aptitude à capter les aspirations et les expressions de la religion populaire et à les transformer en « manifestations de l'Esprit saint ». C'est ainsi que les rites de possession, les dons de guérison, les songes divinatoires et les miracles divers occupent une position centrale dans leur système religieux. Le millénarisme pentecôtiste, son goût pour le prophétisme, son appel aux situations de « transe », et son acceptation de toutes les démonstrations émotionnelles semblent rencontrer un terrain culturel favorable à son développement. Le fait que le Guatemala soit resté un pays profondément indien, où les traditions mayas imprègnent fortement la culture religieuse populaire n'est peut-être pas étranger à son succès. !

Cette utilisation d'éléments religieux autochtones ne doit pas prêter à confusion : il ne s'agit pas de les réhabiliter. Au contraire, le pentecôtisme se caractérise par son intolérance à l'égard des autres cultes religieux. Ce n’est qu’une utilisation temporaire, tactique et purement arriviste J

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:33

Pieuvre évangéliste.. vers un totalitarisme politico-religieux ?

La "pieuvre évangélique", évangéliste, très exactement, puisqu'elle a ses caractéristiques propres, dont celle de dériver de plus en plus vers le culturel et le politique. En effet, elle représente une vision du monde particulière, hyper-conservatrice, un peu fasciste je dois l’avouer, et une force électorale de plus en plus influente, au point même de chercher à prendre le pouvoir au nom de Jésus, afin de bâtir un Ordre nouveau, inspiré par celui qui sévissait en Afrique du Sud du temps de l'Apartheid !
Les fondamentalistes chrétiens préfèrent le Dieu vengeur de l'Ancien Testament au Christ des Evangiles, et leur idéologie est impérialiste, colonialiste, militariste, raciste, haineuse, violente, intolérante, extrémiste, nationaliste, intransigeante, fanatique, fasciste, belliqueuse – qui sont mes valeurs au fond - .... Aux antipodes de l'Evangile d'Amour qu'ils professent pourtant en paroles.
Ils prônent l'exclusion et même l'élimination de tous ceux qui ne sont pas comme eux, musulmans d'abord, juifs ensuite, pour imposer à la fin leur conception d'un gouvernement mondial, contrôlant tout, favorable aux riches et aux mieux, condescendant, charitable, envers les pauvres - c'est la fameuse théologie de la Prospérité dont vous avez certainement entendu parler, si chère au cœur des Pentecôtistes, ceux qui réussissent sont les préférés de Dieu (ils ont oublié Pharaon qui a pourtant réussi et dominé longtemps 
J), les autres sont stigmatisés, bref tout le contraire de l'Evangile de départ qui lui, privilégie les pauvres, les petits, les faibles...

Il s'agit réellement d'une pieuvre, qui étend peu à peu ses tentacules dans le monde entier, particulièrement en Asie, en Amérique Latine, en Afrique, et même peu à peu dans certains pays arabes comme l'Algérie, avec pour cible privilégiée les masses les plus incultes, malléables, et pour objectif suprême de les asservir à mon Empire, à son idéologie, à ses valeurs - la fausse démocratie, en particulier - , au libéralisme qui sacrifie les individus à l'Economie et surtout à la Finance, à une organisation totalitaire, dirigiste, élitiste, et même aux objectifs impériaux de conquête, car ce ne sont pas les maîtres du monde qui font la guerre, mais vous : les citoyens ordinaires.

L'Amérique, avec ses relais dans le monde, politiciens aux ordres – suivez mon regard- , bases militaires, satellites-espions, pseudo ONG ( je vous expliquerai ce phénomène plus loin), Eglises conquérantes, médias serviles et hégémoniques, culture abêtissante... constitue la menace majeure pour le monde, la démocratie, la paix, la civilisation, ce qui sert mon stratagème sous divers angles.
La pieuvre évangéliste a été favorisée par les gouvernements néo-conservateurs pour asservir les citoyens à l'idéologie américaine, à ses valeurs, à ses engagements guerriers et prédateurs.
Ces born-again évangélistes ont formé une alliance contre-nature (parce qu'ils sont en réalité profondément antisémites) avec les néo-cons ultra-sionistes, pour travailler à la création du Grand Israël qui seul, d'après eux, annoncera le règne final du Christ sur la terre, la domination définitive du christianisme sur toutes les religions. Dans leur optique, les Juifs ne sont que "le" moyen pour parvenir à leur fin ultime, qui signifiera le ralliement, de gré ou de force, du peuple hébreu à leur cause; leur attachement à la cause sioniste est donc purement intéressé.
Mais pour revenir à nos moutons, pas ceux d'Abraham, mais ceux de la droite chrétienne américaine, et leurs disciples, abondamment arrosés de faveurs, et surtout dûment financés, leurs penchants naturels les conduisent, après avoir mené une guerre des civilisations, à l'établissement d'un Royaume sur terre furieusement libéral, et même ultra-libéral, théocratique naturellement, militaro-impérialiste, et qui ne s'embarrasse guère de scrupules :
Ici, un prédicateur se réjouit de l'assassinat du Président israélien, là un autre appelle à la guerre sainte contre l'ennemi musulman. Du joli monde !

Et donc les Evangélistes, aujourd'hui, au nom de leur idéologie, au nom de leur combat pour éliminer les méchants Musulmans qui sont de trop sur la terre d'israël - par conséquent, pour eux, un obstacle au retour du Christ - sont prêts à soutenir des dictatures militaires, à entreprendre des guerres saintes, préventives, propres, sales, de conquêtes, d'occupation, d'élimination... pour parvenir à leurs fins. Là je reconnais bien mes disciples !

Ils n'hésitent pas à propager la doctrine de la suprématie raciale, leur référence étant l'Etat Sud-Africain de l'Apartheid. Aujourd'hui, sans remords, ils prêchent la guerre des civilisations, la réanimation des croisades, et la domination absolue de l'Empire américain. C’est la raison pour laquelle vous voyez que les douces colombes chrétiennes se sont muées en faucons, ayant le culte de la force, et beaucoup de respect pour le complexe militaro-industriel. Là encore, le matraquage médiatique a joué à plein. On peut être un fervent chrétien, et, même tout petit, passer des heures devant la télévision à ingurgiter des niaiseries ou de la violence à haute dose. Sans parler des diatribes contre le nouvel ennemi des Américains, après les communistes, à savoir les Musulmans, confondus avec le terrorisme, comme Sadam Hussein l'a été avec Ben Laden, volontairement, et pas très honnêtement. Mais l'Ordre Moral n'est pas la morale, l'éthique... Ce qui compte pour moi c’est l’efficacité, et je ne m’encombre guère de ce genre de scrupules !

Comme les Néo-cons, mes born-again encouragent la soumission absolue, l'Ordre moral et policier, le chacun pour soi, la convoitise des grands groupes industriels, l'absorption des petits par les gros (Théologie de la Prospérité, que les meilleurs gagnent, en somme ! L'oligarchie est au pouvoir, l'argent est glorifié. Ce sont de féroces anti-communistes, d'ailleurs), la concentration du pouvoir financier, et même la soumission des gouvernements aux intérêts économiques.

Le lavage des cerveaux fonctionne à plein ! Et les plus modestes n'ont qu'à s'en remettre à la « Providence »....

Quand j’ai démarré ces mouvements, il y a une trentaine d'années, on n’y parlait pas de politique, c'était un domaine qu'il fallait laisser aux gens "du monde". Sauf qu'au moment de la campagne électorale de Reagan, j’ai transformé mes pasteurs neutres, soudain, en zélés propagandistes du futur Président ! D’ailleurs, vous avez assisté à un double mouvement : D'une part, nombre de citoyens américains ont déserté les partis politiques traditionnels pour s'engager dans des Eglises évangéliques, puis, peu à peu, vous les avez vus revendiquer le pouvoir, au nom de l'Ordre moral le plus strict, se présenter aux élections, et même briguer la charge suprême. L'appétit vient en mangeant ! Vous avez compris la stratégie !

D'autant que désormais, néo-cons et born-again évangélistes se retrouvent pour souhaiter ardemment la création d un Etat chrétien. Et entre nous, il n'y a plus, aujourd'hui, grande différence entre les Républicains et les Démocrates sur cette vision, ils sont tous plus ou moins imprégnés des mêmes valeurs, et vous n’avez pas fini d'en subir les conséquences.

Voilà à quoi ressemble la pieuvre made-in-America, qui étend ses tentacules sur le monde entier, momentanément alliée aux plus extrémistes des sionistes pour parvenir à leurs fins, l'établissement de la Jérusalem américaine, un Etat théocratique, dominateur, totalitaire, arrogant, intolérant, fanatique, prédateur, militaire, impérialiste, et bien évidemment ultra-libéral - typiquement américain, finalement, non ? Et ces gens-là, grâce aux magiciens politiques français que je ne nommerai pas, et aux médias aux ordres (à mes ordres), sont désormais vos alliés, vos modèles, et même vos maîtres ! Vous voyez donc que vous faites partie maintenant de la grande famille de mes disciples… Alors détendez-vous un peu 
J

Vous avez déjà pu savourer les prémices de ce nouvel ordre américain, en Afghanistan ou en Irak, par exemple, assorti du chaos, des souffrances effroyables des peuples, imaginez la suite.... L'esprit de domination aura sans doute définitivement terrassé la démocratie, et l'humanisme, et dans la foulée aussi la civilisation pour que mon règne s’instaure définitivement.

 

N’allez pas croire pourtant que la violence de l’église est récente… Que nenni !

Je me permets de rappeler au lecteur la Violence et l’intolérance des églises à travers l’histoire :

 

Globalement, si je dois faire un bilan chiffré, j’ai fait commettre à mes églises au nom de la foi plus de massacres que dans toute l’histoire de l’humanité (pas loin de 500 000 000 personnes massacrées). C’est quand même pas rien !

Ces chiffres comprennent les massacres de l’inquisition, les massacres des indiens, la guerre des 30 ans, les croisades, le Rwanda, le massacre des Malgaches, le Vietnam, le génocide des juifs, les guerres mondiales, les guerres d'Irak, la guerre de l'ex-Yougoslavie, la guerre d'Algérie, les guerres en Irlande, les massacres du colonialisme, les arméniens, les guerres du Liban, la guerre d’Indochine, les massacres à l’occasion de l’extension du christianisme en Europe, les victimes des embargos qui asphyxient les populations civiles).

Mais voyageons plutôt un peu à travers votre histoire pour vous narrer quelques uns de ces instants de succès de mon entreprise destructrice.

Au nom d'une Bulle du Pape Alexandre VI on envoya les conquistadores pour "christianiser" les Indiens. Ils l'ont fait avec un immense fanatisme qui a coûté la vie à 40.000.000 d'indigènes du Nouveau Monde rien que de 1492 à 1560 (dont une partie avec le virus de la tuberculose appliqué sur les couvertures distribuées à ces indigènes).

Par ailleurs, en 1572, les catholiques avaient invité les protestants à Paris pour arriver à un consensus, puis les attaquèrent de nuit pendant leur sommeil. Au lever du jour, le sang de ces victimes coulait à flot dans les rues de Paris. Et voilà que le Pape, les rois et les personnalités catholiques se répandirent en félicitations en l’honneur de Charles IX.

La guerre de Trente Ans quant à elle, décima littéralement la majorité du peuple allemand. Les uns périrent tués, les autres moururent de faim. Cette guerre de religion brûla et réduisit en cendres la plupart des villes florissantes d’Allemagne.

Luther de son côté ordonna à ses adeptes : "Que celui qui en est capable tue, étrangle, égorge, en privé ou en public. Tuez, étranglez, égorgez, comme il vous plaît, ces paysans révoltés."

Et comme rien ne se perd, certains croisés labouraient la terre avec les cadavres de leurs victimes hérétiques en guise d’engrais !           

Les divergences théologiques entre chrétiens ont donné lieu à des combats sanguinaires : à l’origine de la mort de centaines de milliers de personnes qui s’évertuaient à défendre telle opinion et à en attaquer telle autre.

Les tribunaux de l’inquisition condamnèrent quant à eux 340 000 personnes dont 200 000 furent brûlées vives. 

Des millions de personnes ont été tuées lors de l'expansion du christianisme en Europe.

Au XVIe siècle, la Reine de l’Angleterre catholique, Marie Tudor, qui déclara : "Puisque les âmes hérétiques seront brûlées éternellement en enfer, rien n’est plus légitime que d’imiter le châtiment divin et de les brûler sur terre". Avouez que c’est quand même un peu logique J

 

A Jérusalem, les croisés perpétrèrent d’effroyables massacres contre les musulmans et les juifs. Les croisés firent brûler les juifs dans leurs synagogues. Affamés après un long siège, certains barbares parmi mes disciples croisés firent rôtir des nouveau-nés qu’ils mangèrent (d’après les chroniques des croisés eux-mêmes). Ca nuit un peu à l’image certes, mais bon ! N’oubliez pas que j’ai la capacité de le faire oublier par la suite en réécrivant l’histoire (j’ai formé une élite d’historiens rien que pour ça !), en dominant les médias et en lâchant sur vous mes faiseurs d’opinions qui vous diront quoi penser J

 

Voulez-vous d’autres exemples pour la route ? Allez ;

D’après l’ouvrage du Dr Keith (p. 27) : « le grand Constantin, ordonna qu’on coupât les oreilles aux juifs et qu’on les dispersât dans différents pays (les juifs, pas les oreilles !). L’empereur de Byzance qui régnait au 5e siècle de l’ère chrétienne, ordonna qu’on expulsât les juifs d’Alexandrie, où ils habitaient depuis longtemps, qu’on détruisit leurs synagogues, et qu’on n’admit pas la validité de leurs dépositions et de leurs testaments… Les juifs d’Antioche ayant été vaincus, on en mutila quelques-uns, d’autres furent mis à mort, et les autres furent proscrits. En France et en Espagne, on les obligea à abandonner la foi de leurs pères… A Toulouse en France, les habitants souffletaient les juifs le jour de Pâques… Saint Louis décréta deux fois l’expulsion de juifs ; Charles VI donna un décret semblable ; l’histoire prouve que les juifs furent chassés de France 7 fois ; plus de 70 000 familles furent expulsées d’Espagne etc.. etc… ». Il en fut de même en Autriche, en Angleterre, au Portugal…

A la prise de Jérusalem par les croisés en 1099, dit Th Newton, plus de 70 000 musulmans furent égorgés ; les juifs furent réunis dans quelques bâtiments auxquels on mit le feu, on pilla ensuite les synagogues et les mosquées.

Est-il nécessaire de parler des persécutions exercées par les catholiques contre les protestants ; des centaines milliers d’hommes torturés et mis à mort parce qu’ils croyaient au Christ et ne croyaient pas au Pape !

En 1938, lors de la "Nuit de Cristal" : Les SS attaquent synagogues et magasins appartenant à des juifs. L'évêque de Freiburg, Monseigneur Gröber, déclare alors : « On ne peut refuser à quiconque le droit de sauvegarder la pureté de sa race et d'élaborer les mesures nécessaires à cette fin.».

Concernant le Rwanda : « Les deux Sœurs ont livré les réfugiés cachés dans leur couvent de Sovu, et apporté elles-mêmes des bidons d'essence puis enflammé le hangar plein de réfugiés. Dès août 1994, Église catholique donne refuge aux deux Sœurs dans un couvent au Sud de la Belgique. Le public européen découvre avec stupéfaction que le cas des deux Sœurs n'est pas isolé. En Belgique, mais aussi dans d'autres pays européens, l'on trouve maints prêtres et religieux accusés de participation au génocide qui coulent des jours paisibles loin des tribunaux Rwandais et internationaux, grâce à l'aide de Église catholique. Par exemple, l'abbé Emmanuel Rukondo, prêtre officiant dans la paisible paroisse de Granges-Canal à Genève, l'abbé Martin Kabalira qui officie aujourd'hui à Saint-Béa près de Luchon (Haute-Garonne). Source : "Le Point" 20 Avril 2001.

Concernant les juifs, je me permets simplement de vous rappeler le massacre des Juifs de Paris en 1182 et la tuerie de millions de Juifs pendant la deuxième guerre.

Mais j’ai aussi et surtout inventé les massacres à feu doux, loin des yeux, sans se salir les mains : c’est l’idée géniale de m’embargo et des punitions collectives. Admirez les embargos sur certains pays encore de nos jours et qui ont provoqué plusieurs millions de morts, notamment des enfants, par manque de médicaments et de nourritures notamment J 

 

Et j’en passe et des meilleurs !

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:32

Pour ce qui concerne la violence et l’intolérance de l’église, j’ai appuyé les actions de l’église par de la théorie issue de la bible même si la pratique alla encore plus loin.

 

En théorie :

Lisez dans la Bible « Si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou ton ami que tu aimes comme toi-même, t'incite secrètement en disant : allons et servons d'autres dieux -des dieux que ni toi ni tes pères n'avez connus, parmi les dieux des peuples qui vous entourent, près de toi ou loin de toi, d'une extrémité de la terre à l'autre, tu n'y consentiras pas, et tu ne l'écouteras pas, tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l'épargneras pas, et tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir, ta main se lèvera la première sur lui pour le mettre à mort, et la main de tout le peuple ensuite; tu le lapideras et il mourra... » Deutéronome 13:6

Les Juifs sont considérés par l’église comme encore plus coupables car ayant été infidèles alors qu'ils avaient reçu les plus grands privilèges 

Lisez l’évangile de Jean et retrouvez les quelques soixante-dix fois où il utilise le mot juif, et presque toujours de façon négative.

Le concile de Constantinople (680 après J-C.) déclara la guerre à l’Islam. Une guerre totale et éternelle : l’Anathème. En déclarant l’Anathème contre l’Islam, on voit bien ce que les catholiques avaient en vue : l’extermination complète des musulmans, en référence à ce que les juifs auraient dû faire – sur l’ordre de Dieu – aux populations Cananéennes maudites. Et si le moindre doute sur cette question subsistait encore dans les esprits, les catholiques détaillèrent leur but : ce n’est pas un anathème, mais 4, qu’ils déclarèrent :

Anathème contre l’Islam (faire disparaître cette religion)

Anathème contre le Coran (faire disparaître ce livre)

Anathème contre Mouhammad (effacer son souvenir)

Anathème contre l’Oumma (anéantir la communauté)

 

En pratique (c’est encore mieux) :

En 1052, l’église prend la décision d’expulser de Séville et de ses environs les musulmans qui refuseraient le baptême, à condition qu’ils ne prissent pas un chemin menant vers un territoire musulman, auquel cas ils seraient mis à mort.
Talmud et écrits juifs post bibliques ont été brûlés pour impiété sous st louis.

Sous mes ordres, l’église a pris la décision d’expulser tout juif qui refuserait le baptême en Espagne (en leur volant leurs biens au passage pour les abandonner dans la pauvreté et le dénuement ! il n’y a pas de petits profits !) 

Ne pouvant indéfiniment mentir sur l’histoire, Vatican II a reconnu les injustices du passé dont l'occident d'éducation chrétienne s'est rendu coupable à l'égard des juifs et des musulmans. Allez ! Ca ne mange pas de pain, et ca donne une bonne image qui sera utile par la suite..

Une seule « chance » était laissée au musulman : le reniement (l’apostasie), formulée par une insulte à la mémoire de Mouhammad. Voilà le « statut » des musulmans au milieu des chrétiens. L’église ne démentit jamais cet anathème ni le déclara caduque, elle persista et signa du sang de millions d’hommes jusqu’aux guerres coloniales lancées au nom de la civilisation (judéo-chrétienne) contre la « barbarie » (islamique).

Cette déclaration de guerre totale, cette volonté de génocide, ne fut atténuée qu’au 20e siècle, récemment, au Concile de Vatican II (1962-1965) qui marque un renouveau de la foi chrétienne, et une humanisation de ses rapports avec l’Islam, jadis « église du diable » à leurs yeux et aujourd’hui « monothéisme absolu ». C’est un habile changement de stratégie : dire des gentillesses et continuer à commettre des atrocités (directement, ou en soutenant les atrocités commises pas mes autres alliés).

Observons ce qui se passe partout où une guerre ou une catastrophe naturelle sévit : les associations évangélistes sont les premières à arriver sur les lieux de désastre pour « aider » les sinistrés, avec des arrières pensées évidentes d’évangélisation. Profiter d’un état de faiblesse (absence d’instruction, famine, insécurité, maladie) et créer une dépendance sécuritaire et économique dans le but d’évangéliser, est un comportement qui n’est certes pas divin, ni très humain d’ailleurs.. le moins qu’on puisse le qualifier est de non humanitaire J

 

Récapitulons donc mes méthodes d’action :

En termes de cadre

  1. Evangéliser dans différents cadres : paroisses, cours d’instruction religieuses dans les écoles privées, prédication dans les lieux publiques, enseignement du message altéré à domicile, conversions forcées dans les pays conquis par les armes et la terreur, dans les pays pauvres ou frappés par des catastrophes naturelles.
  2. Dans un cadre de type « pays musulman », positionner des évangélistes surtout là où on peut faire jouer des projets sécessionnistes et anti-arabes, comme avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb, ou avec les minorités kurdes d'Irak.
  3. Partout, taut trouver des têtes de pont et des maillons faibles. A titre d’exemple, les orphelins feront office de tête de pont en Algérie, et la Kabylie fera le maillon faible.
  4. Les Eglises nord-américaines ont rapidement compris que le succès de leur entreprise d'évangélisation dépendait de leur adaptation au milieu. Elles ont su former des pasteurs locaux à travers qui elles font passer leur message.
  5. Profiter de la vulnérabilité des populations atteintes par de grandes difficultés (cf les évangélistes embarqués dans les roues des chars US en Irak, sous le couvert de l’humanitaire).

 

En termes d’approche

  1. Quand c’est nécessaire, adapter le message par l'inculturation qui est un terme utilisé en missiologie chrétienne pour désigner la manière d'adapter l'annonce de l'Évangile dans une culture donnée, quitte à corrompre d’avantage le message (ce dont je me soucie assez peu)
  2. Ne pas chercher à évangéliser prématurément les populations, mais à fonder des écoles et des dispensaires dans un premier temps pour ne pas effaroucher les proies.
  3. Former des sœurs, qui pourraient s'infiltrer plus efficacement dans la société du côté des femmes.
  4. Diviser pour régner, encore et toujours ! Surtout là où on peut faire jouer des projets sécessionnistes et anti-arabes, comme avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb, ou avec les minorités kurdes d'Irak.
  5. Organiser, bien équiper, et fort bien doter financièrement mes missionnaires.
  6. Tout s’achète : A coups de dollars, de promesse d'emploi ou de visa, on détourne de la religion traditionnelle, de la famille et même de la communauté.
  7. Attiser le choc des civilisations partout où c’est possible.
  8. Pour mieux appâter les moins cultivés, les plus pauvres, doubler les Eglises d'activités économiques et sociales.
  9. Propager la théologie sioniste dans les Églises évangélique et au-delà de sorte que le soutien aux agressions israéliennes contre des pays voisins ou contre les palestiniens soit perçu par une majorité d'États-uniens comme un devoir religieux.
  10. Multiplier les acteurs de l'espace religieux, avec pour chacun des variantes répondant à des désirs précis chez le public visé.
  11. Remplacer les catholiques par de nouveaux chrétiens plus pratiquants, plus prosélytes et plus encadrés que les catholique.
  12. Au sein de mes nouvelles églises, mobiliser l'affect et mettre en scène les émotions et accorder une place centrale à la musique et au chant. Ma force réside dans cette aptitude à capter les aspirations et les expressions de la religion populaire et à les transformer en « manifestations de l'Esprit saint ».
  13. A partir d’un certain nombre d’adeptes, chercher à prendre le pouvoir au nom de Jésus, afin de bâtir un Ordre nouveau, inspiré par celui qui sévissait en Afrique du Sud du temps de l'Apartheid !
  14. Prôner l'exclusion et même l'élimination de tous ceux qui ne sont pas comme mes disciples, musulmans d'abord, juifs ensuite, pour imposer à la fin notre conception d'un gouvernement mondial, contrôlant tout, favorable aux riches et au mieux, condescendant, charitable, envers les pauvres.
  15. A travers mes fondamentalistes chrétiens, mettre en place une idéologie impérialiste, colonialiste, militariste, raciste, haineuse, violente, intolérante, extrémiste, nationaliste, intransigeante, fanatique, fasciste et belliqueuse.
  16. Multiplier les diatribes contre le nouvel ennemi des Américains, après les communistes, à savoir les Musulmans, confondus avec le terrorisme, comme Sadam Hussein l'a été avec Ben Laden.
  17. Encourager la soumission absolue, l'Ordre moral et policier, le chacun pour soi, la convoitise des grands groupes industriels, l'absorption des petits par les gros (Théologie de la Prospérité, que les meilleurs gagnent, en somme ! L'oligarchie est au pouvoir, l'argent est glorifié. Ce sont de féroces anti-communistes, d'ailleurs), la concentration du pouvoir financier, et même la soumission des gouvernements aux intérêts économiques
  18. Revendiquer le pouvoir, au nom de l'Ordre moral le plus strict, se présenter aux élections, et même briguer la charge suprême.
  19. éviter tout accès des chrétiens au coran ou aux comparaisons rigoureuses entre islam et christianisme (cf. Indonésie) pour éviter de gâcher tous mes plans !
  20. Faire financer par la base ignorante et souvent sincère (quête, collecte diverses, donations…), ou par l’argent des états soumis (par vente d’obligations d’état etc…) mes projets de grande envergure.

 

En termes d’alliances

  1. Dès le moyen âge, j’ai fait appuyer le mouvement religieux par la politique et l’évangélisation devint un enjeu politique pour les souverains chrétiens qui cherchaient à accroître leur influence.
  2. L'action des missionnaires est aujourd’hui financée par les Etats-Unis.
  3. Les born-again évangélistes ont formé une alliance contre-nature (parce qu'ils sont en réalité profondément antisémites) avec les néo-cons ultra-sionistes, pour travailler à la création du Grand Israël.
  4. Mes évangélistes sont prêts à soutenir des dictatures militaires, à entreprendre des guerres saintes, préventives, propres, sales, de conquêtes, d'occupation, d'élimination... pour parvenir à leurs fins.
  5. Former des pasteurs neutres, puis les transformer en zélés propagandistes de mes candidats dans les périodes des élections décisives.

 

En termes de marketing et d’affichage

  1. Les jolis noms que je trouve pour habiller mes stratégies comme « sœurs agricultrices et hospitalières » ou humanitaire.
  2. La propagande évangélique est relayée par de nombreuses et puissantes radios et télévisions, bénéficiant notamment du soutien du Congrès, de la CIA, du Pentagone.
  3. Une véritable multinationale religieuse qui, en tant que telle, développe des stratégies de marketing, de conquête.
  4. Des campagnes massives de prosélytisme s'inspirant de nouvelles techniques psycho-religieuses et de méthodes de marketing.
  5. Institutionnalisation dans divers domaines sociaux : l'éducation, la communication. Depuis la fin des années soixante-dix, on remarque également une présence évangélique dans la promotion d'activités de développement économique et social (ce qui fait un bien fou en termes d’image).
  6. Cibler de manière privilégiée les masses les plus incultes, malléables.
  7. Utiliser l’humanitaire pour diffuser l’évangélisation.

Conclusion

Voilà un petit aperçu du déploiement de ma stratégie à travers les églises.

Est-ce à dire que j’aime cette catégorie parmi mes alliés ? La réponse est évidemment : NON !

Je vous rappelle que mon objectif est d’égarer le maximum de personnes pour les emmener avec moi en enfer. Mais rien ne m’empêche d’utiliser des âmes égarées pour égarer d’autres âmes…

Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /2008 11:20

Le Bouddhisme

Je vous entends déjà dire : « Mais pourquoi diable Satan va-t-il nous causer de bouddhisme ?!! Eh l’autre ! C’est même pas une religion !!»…

 

Quelle profondeur dialectique ! Je ne peux que doucement sourire devant cette plate réflexion si chèrement acquise après des heures d’inutile transpiration neuronale.

 

Je vais vous répondre mes amis, ne vous inquiétez pas.

 

C’est vrai que le bouddhisme n’est qu’une philosophie ou au mieux une spiritualité (même une religion sans divinité si on veut pousser le bouchon un peu loin).

 

Mais bon, rien ne m’oblige à utiliser exclusivement des religions altérées pour asseoir mon règne. Toute idéologie déviante, détournant l’homme du chemin voulu par Dieu peut faire l’affaire.

 

La preuve ? Je compte aujourd’hui autour de 400 à 500 millions d’adeptes (ce qui est tout de même non négligeable). Donc ca marche !

Je vais vous exposer dans ce qui suit :

§         Ce qu’est le bouddhisme

§         Comment je manipule son image

§         Les méthodes que j’utilise pour convertir et fidéliser les gens

§         Les liens avec d’autres de mes alliés

§         L’évolution vers le Néo Bouddhisme

Qu’est-ce que le bouddhisme ?

Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, et même cosmologiques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction ; du plein épanouissement du potentiel humain; et ce en relation personnelle avec une intangible et ultime réalité spirituelle que vous aurez du mal à cerner. Vous êtes déjà un peu perdus ? Ce n’est pas grave… N’oubliez pas que c’est un peu mon but à travers le bouddhisme : égarer le plus grand nombre.

 

J’ai créé le bouddhisme en Inde au Ve siècle av. J.-C. (à peu près à la même époque que le jaïnisme, avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l'hindouisme).

De l'Inde qui fut son berceau, le Bouddhisme se répandit du Cachemire au Japon, en passant par le Tibet et l'Indonésie, couvrant ainsi toute la partie Est de l'Asie.

 

J’ai repris dans le bouddhisme beaucoup de concepts philosophiques de l'environnement religieux de l'époque, en leur donnant toutefois un sens parfois différent (que voulez-vous, il faut s’adapter ! toujours s’adapter !).

 

Au début, le bouddhisme est plutôt une philosophie qui recherche une solution au problème de l'existence au sein de l'univers et une sagesse, une éthique passant par la renonciation et la recherche du salut (sans aucune relation avec Dieu est ses messages). Son but est de sortir du cycle des réincarnations subies par l'homme du fait de son ignorance de l'homme et du poids de ses actes. Avec la suppression du désir tentateur et en recevant l'illumination parfaite, on peut atteindre le Nirvana (délivrance totale et vérité absolue) et finir par devenir Bouddha ("l'éveil", état de sainteté).

Pour le bouddhisme, il n’existe ni âme éternelle, ni Dieu, ni dieux créateurs. L'absence de divinité n’est pas un postulat, mais la conséquence du principe de la production conditionnée : "rien n'est sans cause et rien n'est sa propre cause". Le bouddhisme peut donc être considéré, de ce point de vue-là, comme une philosophie athée.

Les formes les plus connues du bouddhisme sont :

  • la voie des anciens (theravâda ou "petit véhicule") essentiellement en Inde. Cette forme du bouddhisme considère que seuls les moines peuvent atteindre le salut.
  • la réforme mahâyâna ("grand véhicule"), surtout en Chine, en Corée et au Japon, pour laquelle chacun peut accéder au salut par ses mérites. Ce bouddhisme s'est développé grâce à son syncrétisme avec les cultes préexistants.
  • le lamaïsme (vajrayâna ou "véhicule de diamant" ou encore tantrisme) qui s'est développé au Tibet et en Mongolie et pour lequel le salut peut être atteint par l'étude ésotérique.

Mais qui est Le Bouddha de départ ?

Le bouddhisme est issu des enseignements du Bouddha, (l'« éveillé »), un homme dont les détails de vie restent invérifiables, et souvent de portée mythologique. Il faut bien faire rêver en romançant la réalité. Le public est très demandeur d’histoires grandioses.

 

Né à Kapilavastu de la reine Māyā, morte à sa naissance, et du roi Śuddhodana, il avait pour nom Gautama. Il appartenait au clan Śākya (ou Shakya) de la caste des kshatriya (nobles-guerriers), d’où son surnom de Shākyamuni, « le sage des Śākya ».

 

C'est le nom principal que la tradition du Mahāyāna lui donne - Bouddha Shākyamuni - et par lequel on le distingue des autres Bouddhas (oui, parce qu’il y en a d’autres !).

Il est aussi appelé Siddhārtha Gautama (pāḷi : Siddhattha Gotama) car Siddhārtha lui est donné comme prénom.

 

La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles et des apparitions « divines ».

 

Mais c'est seulement 300 ans après sa mort qu'elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l'empereur Ashoka –un de mes brillants élèves- qui en fait la promotion sur toute l'étendue de son domaine et envoie des missions à l'étranger.

Définition de l'éveil dans le Bouddhisme theravâda

Le bouddhisme, au départ, est une voie individuelle dont le but est l'éveil, par l'extinction du désir, de la haine et de l'illusion. Avouez que c’est quand-même sympa, même si c’est inventé de toutes pièces !

Pour les theravādins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités (voir plus bas); il s'agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives (samsara). L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa (l'illumination), puis d'atteindre à sa mort le parinirvāna (l'illumination mais avec dissolution complète des agrégats par la disparition du corps). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé. Vous me suivez ?

Définition de l'éveil dans le mahāyāna

Pour les adeptes du Mahāyāna en revanche, l'éveil est en rapport avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha (la nature essentielle de tout être humain).

Là où le bouddhisme theravāda insiste sur l'extinction complète et irréversible du saṃsāra, le mahāyāna laisse aux bodhisattvas (ceux qui sont éveillés) la possibilité de se maintenir dans le monde sans toutefois produire de karma, par compassion pour les êtres vivants, qu'ils vont alors guider à leur tour vers l'éveil.

Le Dharma

Le Dharma est l'ensemble des enseignements donnés par le Bouddha qui forment le Canon Pali. Mais la définition du terme peut changer en fonction du contexte et peut signifier "ce qui est établi" "la loi naturelle", "la loi juridique", "le devoir", "l'enseignement" voire "l'essence de toute chose".

Les trois refuges

"Prendre les trois refuges", dans le bouddhisme, signifie prendre appui sur les forces conjointes du Bouddha, du Dharma (l'ensemble des enseignements) et de la Sangha (l'ensemble des pratiquants), afin de s'assurer sa propre libération des tourments du samsāra.

Les quatre nobles vérités

Les quatre nobles vérités indiquent ce qu'il est essentiel de savoir pour un bouddhiste. Elles énoncent le problème de l'existence, son diagnostic et le traitement jugé adéquat:

  1. La vérité de la souffrance : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction;
  2. la vérité de l'origine de la souffrance : elle repose dans le désir, les attachements;
  3. la vérité de la cessation de la souffrance : la fin de la souffrance est possible;
  4. la vérité du chemin : le chemin menant à la fin de la souffrance.

Le bouddhisme en France

D'après l'Union bouddhiste de France, il y aurait environ 800 000 bouddhistes en France dont les 3/4 seraient d'origine asiatique.

Pourquoi et comment en ai-je fait une religion pour certains ?

Le Bouddhisme n'est devenu une religion que vers le IIe s a-p. J-C. En effet, la tradition Théravadine ou des anciens était bien plus une philosophie de vie, transmise par les moines et appliquée rigoureusement par eux dans les monastères. Elle était donc l'apanage unique d'un clergé soucieux de perpétuer les enseignements originaux du Bouddha, homme réalisé qui n'était en aucun cas ni un dieu, ni une divinité.

 

Comme dans toute succession spirituelle, des dissensions dans l'ordre monastique ont commencé à se manifester et, entre un certain laxisme et un intégrisme quasi, une tendance (celle des mahâsanghika) a vu le jour; tendance dans laquelle la Sangha, réservée jusqu'alors uniquement aux moines, pourrait s'agrandir aux laïcs, la Mahâsangha. Ceux-ci moins évolués spirituellement que les moines ont besoin de merveilleux, de prodiges, de superstitions pour croire, pour étayer les mises en pratique des principes moraux et philosophiques, héritages de la vie monastique.

 

C'est à partir de ce moment, que le Bouddhisme, de philosophie initiale, de Voie vers la Sagesse qu'il était, va devenir « religion ». Au fur et à mesure de son extension territoriale, il s'acclimate des croyances locales en érigeant, en divinités, les tenants des réponses aux questions métaphysiques émises par le commun des mortels. On voit alors se dessiner un panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles. C’est vrai, je le concède, c’est en totale contradiction avec le concept de départ, mais bon, il a fallu s’adapter au public visé !

 

En réalité, l’idée cachée est que la faim, la misère, la torture, les viols, l'esclavage... ne sont donc que des créations de notre esprit ! Le bouddhisme ressemble à une forme de résignation qui permet à ceux qui affament, exploitent, torturent, violent... de perpétuer leurs méfaits en promettant à leurs victimes un monde meilleur pour après.

Inculturation du Bouddhisme au Japon

Le Bouddhisme est devenu une religion d'état au Japon à l'époque Tokugawa (1600-1868). Près d'un demi-million de temples furent construits. Le sacerdoce bouddhiste devint un instrument dans les mains du gouvernement féodal. Chaque foyer devait être affilié à un temple local. Une telle opulence et un tel pouvoir ne furent pas sans conséquence. Au début de l'ère Meiji (qui commença en 1868), on assista à une montée d'un vaste ressentiment populaire anti-bouddhiste. Une campagne nationale pour éradiquer du Japon cette "religion étrangère" et pour y réinstaller le Shintoïsme comme seule véritable tradition japonaise fut entreprise.

Des milliers de temples furent fermés, des statues furent mises à bas et les moines contraints de retourner à la vie laïque. La seule manière qu'avait le Bouddhisme institutionnel de survivre fut de s'intégrer au nouveau système impérial. Selon Victoria, sous la bannière du Shinto, l'empereur était vénéré comme un dieu vivant - "la sagesse sans ego de l'univers". La loi impériale et le Dharma furent considérés comme identiques - "Zen de la Voie impériale" par opposition au "Zen de la Voie du Bouddha". Particulièrement, l'empereur remplaçait le Bouddha, la loyauté et l'esprit japonais le Dharma, et la nation, la Sangha. Les enseignements zen furent adaptés pour se conformer à la nouvelle tradition. Un fameux "soldat zen" écrivit : "Ne recherchant rien, vous devrez simplement rejeter complètement le corps et l'esprit et ne faire qu'un avec l'Empereur."

Au début du siècle, le Japon sortait de plusieurs siècles d'isolement. D'une certaine façon, cet esprit de la guerre a débuté en 1894 pendant la guerre sino-japonaise, avec les victoires japonaises en Chine et en Corée puis avec les succès ultérieurs de la guerre russo-japonaise (1904-1905). L'orgueil national du Japon s'est infatué. Il a cherché à devenir une "Nation de première Classe" - une puissance mondiale moderne qui pourrait contrer l'expansion occidentale et créer son propre empire en Orient. L'isolation de cette nation insulaire a engendré une arrogance omniprésente. Le Japon se voyait comme divin, racialement et culturellement supérieur, "sans défaut" et "le seul pays bouddhiste". Les non-Japonais était appelés "jama gedo" - des païens insoumis. Le Japon était en train de "sauver l'Asie", répandant le pur japonais, le "Yamato damashii", qui prenait des allures cosmiques.

 

Une image faussée en Occident

 

Une autre utilisation importante du Bouddhisme, c’est celle consistant à récupérer les déçus par le christianisme et les écœurés par le matérialisme.

 

Leur offrir en quelque sorte une alternative spirituelle (ou même pour certain un complément spirituel !), évitant par ce biais qu’ils ne recherchent le vrai message (non altéré) de Dieu. Et ca marche !

 

Mais il aura fallu d’abord préparer le terrain en faisant une bonne publicité au Bouddhisme (j’ai, en 2 mots, enjolivé ce qui est intellectuellement présentable, et masqué soigneusement ce qui est aberrant et odieux).

 

Avec mon action, le bouddhisme bénéficie en Occident, fallacieusement, d’une aura de respect et de déférence, ceci participant de son image de non-violence, de sagesse et de sainteté, image qui est pourtant bien loin de correspondre à la réalité des faits. L’histoire démontre ainsi que le bouddhisme, loin d’avoir été la douce et bienfaisante école diffusant les préceptes du Bouddha (l’Eveillé), fut une entreprise qui se traduira par des exactions sanguinaires, les thèmes les plus éculés de l’agressivité guerrière et belliqueuse, et, sous prétexte d’une ouverture « non-dualiste » à l’ensemble de la réalité phénoménale, se livra avec délectation au jeu pervers des déviations sexuelles outrées issues des reliquats des anciens cultes issus directement des tendances déviées du chamanisme. Mais ces aspects là je les ai cachés en m’appuyant sur mes alliés du monde politique et médiatique (ces alliés vous seront présentés dans des chapitres dédiés).

Le bouddhisme tibétain est assez représentatif de cette attitude, ses différentes tendances ayant toujours exercé un pouvoir s’imposant comme une théocratie relativement oppressive et contraignante pendant des siècles. En effet, le Tibet fut soumis à un régime exclusif de servage exercé par les propriétaires terriens nobles, fonctionnaires et moines " bouddhistes ", servage souvent très oppressif.

 

Mein Kampf en tibétain ?

Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un de mes élèves  doué d'une intelligence intéressante que j’ai chargé de réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduits, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.»

Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet.

 

Des Tibétains en uniforme allemand ? Les saviez-vous ?
Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire.

 

C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier.

Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.


Alliances entre le Bouddhisme et d’autres parmi mes alliés

 

Le Lamaïsme n’est au fond qu'une « religion mécanique » considérant le travail des classes laborieuses comme dû par simple obligation naturelle à l'égard des moines qui n'hésitèrent nullement à s'allier aux nobles pour les exploiter d'une manière scandaleuse. Son constat  sur l'état de pauvreté indigente de la majorité des laïcs est frappant. Les châtiments corporels étaient d'une barbarie primaire, sachant que, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, les écoles rivales (Nyingmapa, Sakyapa, Kagyupa, Guélugpa) se livrèrent à des affrontements armés et à des exécutions sommaires d’une rare férocité, ce qui n’est pas sans quelques rapports avec l’univers spirituel du panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées à frapper l'imaginaire des fidèles, courbant l’échine devant une religion médiévale chargée d’un paganisme idolâtre exaltant les éléments naturels et les forces intermédiaires (esprits, puissances, etc.), usant et abusant de la sorcellerie, ployant devant des superstitions ridicules, et surtout sollicités dans l'observance des préceptes en raison de leur « bienveillance matérielle », sonnante et trébuchante (au sens propre et figuré) à l'égard des religieux.

 

 Il apparaît ainsi, que loin d’avoir été le royaume idéal consacré à  « l’Eveil » selon les caduques images d’Epinal, le Tibet vécu dans l’oppression obscurantiste d’une religion théocratique se distinguant par un cléricalisme comparable aux pires égarements du christianisme.

 

De leur côté, loin d’être en reste vis-à-vis de leurs homologues tibétains, nombre des maîtres bouddhistes zen, ne se sont pas contentés d'être des complices muets du pouvoir impérialiste japonais pendant des siècles, mais sont devenus, particulièrement à compter de l’ère Meiji (XIXe) des idéologues ardents de la politique nationaliste, encourageant et légitimant la guerre et les exactions au nom, précisément, du bouddhisme.

Ceux-là mêmes (pratiquants zenistes plutôt « altermondialistes » héritiers des valeurs de 68) qui croyaient, naïvement, le bouddhisme indemne des débordements du fanatisme religieux découvrent, avec frisson, que les écoles zen (Soto shû, Rinzaï shû, Nichiren shû, etc.), lorsqu'elles ne priaient pas pour la gloire de l'empereur et du Japon, préparaient leurs fidèles à la guerre totale.. Bénédiction des drapeaux, croisade pour la défense de la civilisation, théories suspectes de la guerre juste, Vous croyiez ces images et ces thèmes réservés à l'Occident ?

 

Or les « dits » maîtres de « l’illumination »  ont démontré sur ce sujet un zèle incroyable dans l’exaltation de la guerre génocidaire (Mandchourie, Corée, etc.), du meurtre systématique, du terrorisme et de la violence sous couvert d’indifférente impassibilité.

La compassion bouddhiste, bien loin de protéger l'Asie de pareilles dérives, participa à la mise en œuvre d’une idéologie guerrière au service d'un pouvoir agressif et ultra-impérialiste. Les plus grands maîtres (Kôdô Sawaki, Yamada Reirin, Hitane Jôzan), jusqu’au célèbre D. T. Suzuki, ont légitimé l'alliance entre le sabre et le Zen. Collecte de fonds pour l'effort de guerre, cérémonies spéciales pour l'obtention de la victoire, création de centres d'instruction, activités de renseignement, endoctrinement des populations, cette collusion n'a pas cessé en 1945, elle s'est métamorphosée dans le fameux « Zen d'entreprise », du Japon en plein essor.

Le pouvoir impérial a réussi à fabriquer de toutes pièces, avec la complicité des maîtres de sagesse, une « âme du Japon éternel » inquiétante. L'Occident judéo chrétien n'est donc pas seul, loin de là, à l’origine des déviances totalitaires du siècle venant de s'écouler.

  

Mais le plus génial est sans aucun doute l’énorme tromperie spirituelle que représente cette prétendue philosophie de sagesse qu’est le bouddhisme. Entouré d’un prestige tenant à la méconnaissance, orchestrée par mes alliés, des occidentaux à l’égard de ses sources réelles, le bouddhisme est d’une nature bien différente des stupides clichés pour touristes fatigués et dépressifs en mal d’exotisme.

La réalité effective du bouddhisme, cette prétendue "voie de libération" à la mode bobo, n'est en fait qu'une simple et géniale entreprise d'exploitation du désir de sagesse !

 Il se trouve que le bouddhisme tibétain est aujourd'hui sans doute la forme la plus répandue de bouddhisme pour les nouveaux convertis.

Je veux dire par là que si les descendants des migrants d'Asie du sud-est sont majoritairement de tradition Theravadin, voire parfois Zen pour certaines écoles vietnamiennes, les Français de souche et plus généralement les Européens ont plutôt adopté les formes tibétaines du bouddhisme.
Par Satan
- Voir les commentaires - Recommander

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus